Jñāna Yoga – Effort et abandon

Le jñāna yoga consiste en l’investigation du Soi, traditionellement appelé vicarya en Sanskrit. C’est à la fois u processus et un but.

Aujourd’hui, en occident, nous avons accès très souvent à un néo -advaïta, qui occulte bien souvent toute notion d’engagement, de perséverance, et dont le slogan pourrait se résumer à « il n’y a rien à faire ».

Dans le jñāna yoga ,tel qu’enseigné par Nisargadatta Maharaj,  les notions d’effort , d’engagement ont toutes leurs places, tout comme l’ abandon  le plus total ou une profonde dévotion. Cela peut sembler contradictoire  pour un mental qui ne fonctionne  que dans le  mode duel du vrai ou faux, oui ou non.

La sélection d’extrait , ci dessous propose de passer en revue un certains nombres de conseils pratiques que donne Nisargadatta au chercheurs qui viennent le voir.

Les extraits suivants ont été sélectionnés à partir du recueil ‘I am that’ est ensuite traduit en français.

Ils abordent l’aspect d’engagement et de profond désir et de sa maturation .

  • « Allez toujours plus profondément dans la perception de ‘Je suis’ est vous trouverez.

Comment vous y prenez-vous pour trouver ce que vous avez perdu ou oublié ? Vous le gardez présent à l’esprit jusqu’à ce vous le retrouviez.

La perception d’être, de ‘Je suis’ est la première à apparaître. Demandez-vous quand est-elle apparue ou bien observez là tranquillement.

Quand vous pouvez vous stabiliser dans ‘Je suis’, sans vous en écartez, vous accédez à un état qui ne peut être verbalisé, mais juste expérimenté. »

  • « Je vois ce que vous aussi vous pourriez voir, ici et maintenant. Mais par une direction inadéquate de votre attention, vous ne portez pas attention à vous-même. Votre attention est toujours portée sur les choses, les personnes, les concepts, jamais sur vous. Mettez vous en lumière, devenez conscient que vous êtes. Voyez comment vous fonctionnez, regardez les motivations et les résultats de vos actions. Etudiez la prison que vous avez construite tout autour de vous par inadvertance. »
  • « Nous le découvrons en étant sérieux dans la recherche, l’enquête, le questionnement tous les jours, chaque heures, en donnant toute sa vie à cette découverte. »
  • «  Observez votre propre univers et ses multiples contradictions. A chaque niveau, vous construisez et démolissez. Vous voulez la paix, l’amour, la joie et travaillez dur à créer la souffrance, la haine, la guerre. Vous voulez la longévité et vous mangez sans mesure, vous souhaitez l’amitié et vous exploitez. Voyez comme votre monde intérieur est fait de ces contradictions, votre attention soutenue les désagrégera. »
  • « Comment vous y prenez-vous pour trouver quelque chose? En fixant vos pensées et votre cœur dessus. Un véritable intérêt et un constant rappel doivent être là. Ce rappeler, ce qui doit être trouvé est le secret du succès. Vous y accédez par un réel engagement. »
  • « Ce qui est important plus que tout, est d’être libre de contradictions. Le but et le chemin ne doivent pas être de natures différentes. La vie quotidienne et la lumière ne doivent pas se quereller. Le comportement ne doit pas trahir l’objectif.

Appelez cela de l’honnêteté, de l’intégrité, de l’unité ; vous ne pouvez pas faire marche arrière, ni lâcher le moindre terrain conquit. La ténacité et l’honnêteté dans la quête vous mèneront au but. »

 

  • « Commencez par la première étape. Toutes les bénédictions viennent de l’intérieur. Tournez vous vers l’intérieur. Vers le ‘Je suis’, que vous connaissez. Soyez avec tout le temps dont vous disposez, jusqu’à ce que vous y retourniez spontanément ! Il n’y a pas de chemin plus facile et simple. »
  • « Nous sommes familiers avec le monde extérieur de l’action et des sensations, mais beaucoup moins avec le monde intérieur des pensées et des ressentis. La première étape de la méditation est de devenir conscient et familier avec notre vie intérieure. L’étape ultime est de rejoindre la source de la conscience et de la vie.

Par ailleurs, la méditation affectera profondément votre caractère et votre comportement.

Nous sommes esclaves de ce que nous ne connaissons pas, nous sommes maître de ce que nous connaissons. Quelque soit le comportement maladif en nous, si nous le découvrons et en comprenons ses tenants et aboutissants, nous le dépasserons par une connaissance fine. L’inconscient se dissout quand il est amené à la conscience. La dissolution de l’inconscient libère son énergie ; le mental se sent mieux et s’apaise. »

  • « Ce n’est pas temps une question de niveaux que de guna. La méditation est une activité sattvique et mène à l’élimination des tendances tamasiques et rajasiques. L’énergie sattvique est libre de l’indolence et de l’agitation. »
  • Question : « Si je ne peux pas accroître Sattva, suis-je condamné à composer avec Tamas et Rajas uniquement ? Comment faire ?

Maharaj : « En observant leur influence en vous et sur vous. Soyez attentif à leurs actions dans vos pensées, vos paroles, vos faits et gestes, alors peu à peu leur pouvoir sur vous diminuera, et la pure lumière de Sattva apparaîtra. »

  • « Refusez toutes les pensées à l’exception d’une : la pensée ‘Je suis’. Le mental se rebellera au début mais avec patience et persévérance, il se rendra et s’apaisera. »
  • « La vraie joie ne peut être trouvée dans les choses qui changent et passent. Plaisirs et douleurs alternent inexorablement. La vraie joie provient du Soi et ne peut être trouvée que dans le Soi. Trouvez votre véritable identité (sarūpa) et tout le reste suivra alors. »
  • « Chaque plaisir physique ou mental nécessite un instrument. Qu’ils soient physiques ou mentaux, ces instruments sont matériels, ils s’useront et deviendront hors d’usage. Le plaisir qu’ils procurent sera nécessairement limité en durée et en intensité. La souffrance est l’arrière plan de tous vos plaisirs. Vous les désirez parce que vous souffrez. D’autre part  la recherche de plaisir est cause de souffrance. C’est un cercle vicieux. »
  • Question : « Je peux voir le mécanisme de ma confusion, mais je ne vois pas le chemin pour en sortir. »

Nisargadatta : « Un examen minutieux du mécanisme montre le chemin. Votre confusion n’a pour seule place que votre mental, et celui-ci ne s’est toujours pas rebellé contre cette confusion et ne s’est jamais occupé d’elle. Il ne se rebelle que contre la souffrance. »

  • « Soyez vigilant ! Questionnez, enquêtez, apprenez tout ce que vous pouvez au sujet de la confusion ; comment elle opère, qu’elle influence elle a sur vous et sur les autres. En devenant clair au sujet de la confusion, vous deviendrez libre de toute confusion. »
  • « En éliminant les intervalles d’inattention pendant le temps de veille, vous éliminerez graduellement aussi le long intervalle d’absence que vous appelez sommeil. Vous deviendrez conscient que vous dormez. »
  • Nisargadatta : « Vous pouvez obtenir du questionnement toute la paix que vous souhaitez. »

Question : « Je questionne. »

Nisargadatta : « Vous devez questionner avec un cœur unifié et vivre une vie intègre. »

Question : «Comment ? »

Nisargadatta : « Détachez vous de tout ce qui garde votre mental agité. Renoncez à tout ce qui perturbe sa paix. Si vous souhaitez la paix, méritez la. »

Question : « Tout le monde est digne de la paix ! »

Nisargadatta : « En sont digne ceux qui ne la perturbe pas. »

Question : «  dans quelle mesure est-ce que je perturbe la paix ? »

Nisargadatta : «  En étant l’esclave de vos peurs et de vos désirs. »

Question : « Même quand elles ou ils sont justifiés. »

Nisargadatta : « Des réactions émotionnelles, nées de l’ignorance et de l’inattention, ne sont jamais justifiées. Recherchez un mental clair et un cœur pur. Tout ce que vous avez à faire c’est de rester tranquillement présent, investiguant dans la nature véritable de votre être. Ceci est le seul chemin vers la paix. Toutes ces souffrances sont des fabrications de l’être humain et c’est à l’être humain d’y mettre fin.

Dieu aide l’être humain en le confrontant aux résultats de ses actions, dans l’attente qu’un équilibre soit restauré. Le Karma est la loi qui travaille pour la vertu ; C’est la main guérisseuse de Dieu. »

 

  • Utilisez votre intelligence. Rappelez-vous de ce qui est dit. Observez.

Vous n’êtes pas différent des autres. La plupart de leurs expériences sont valables pour vous aussi. Affûtez votre pensée, entrez dans les structures de vos désirs et leurs ramifications. Ils sont la part la plus importante de votre structure émotionnelle et mentale et affectent puissamment vos actions.

Souvenez vous, vous ne pouvez pas abandonnez ce dont vous n’avez pas conscience. Pour aller au delà de vous-même, vous devez connaître ce vous-même. »

  • « Purifiez vous par une vie bien ordonnée et ayant du sens. Observez vos pensées, vos sensations, vos mots et actions. Cela clarifiera votre vision. »
  • Question : «  Bon ! Vous me dites que je suis la réalité suprême. Je vous crois. Et ensuite, que dois-je faire ? »

Nisargadatta : « Je vous l’ai déjà dit. Reconnaissez ce que vous n’êtes pas. Le corps, les pensées, les concepts, le temps, l’espace, être  et ne pas être, ceci ou cela – rien de concret ou d’abstrait que vous puissiez pointer est vous. Une pauvre formulation de plus n’y fera rien – vous pourriez répéter une formule indéfiniment sans aucun résultat. Vous devez vous observer constamment, particulièrement votre mental,  à chaque instant, sans rien laisser passer. Cette observation est primordiale pour la séparation du soi et du non-soi. »

  • Question : « Qu’en est-il de l’observation de l’observateur ? » Nisargadatta : « Assembler des mots ne vous mènera pas loin. Allez plus profondément et découvrez ce que vous n’êtes pas. Rien d’autre n’importe. »
  • «  C’est la Présence qui rend la conscience possible, il y a la Présence dans tous les états de conscience. Aussi, la conscience d’être conscient est déjà un mouvement dans la Présence. Porter intérêt  au flot de votre conscience, vous mènera à la Présence. Il ne s’agit pas d’un nouvel état. Elle est alors reconnue la base, l’origine de l’existence, qui est la vie elle-même et aussi amour et joie. »

 

  • « La réalisation n’est rien d’autre que l’opposée de l’ignorance. Avoir pris le monde pour réel, et notre propre Soi pour imaginaire, est la cause de la souffrance. Reconnaître que le Soi est la seule réalité et tout le reste comme passager et temporel est source de liberté, de paix et de joie. C’est si simple. Au lieu de voir les choses telles que vous les imaginez, voyez les telles qu’elles sont. Quand vous pouvez voir toute chose telle qu’elle est, vous  vous pouvez vous voir aussi tel que vous êtes. C’est comme nettoyer un miroir. Le même miroir qui vous montre le monde dans a réalité, vous montrera votre propre véritable visage. La pensée ‘ je suis’ est le chiffon à lustrer. Utilisez le. »
  • «  Un abandon total à votre but vous amène à vivre une vie ordonnée et saine, dédiée à la recherche de la vérité et au service. La réalisation rend les actions vertueuses faciles et spontanées, en enlevant pour de bon les obstacles que sont les désirs, les peurs et les concepts erronés. »
  • «  L’unique objet d’une vie simple et saine est de libérer l’être humain de l’emprise du chaos et de la suffocation de la souffrance. »
  • « En réalité, seul l’Absolu est. Le reste est un assemblage de noms et de formes. Aussi, tant que vous considérerez que seul ce qui a un nom et une forme existe, le Suprême sera non existant pour vous. »
  • «  Tout se déroulera comme vous le souhaitez, à condition que vous le vouliez vraiment ! »
  • « Dans la prison qu’est votre monde, un homme apparaît. Il vous dit que le monde de douloureuses contradictions, que vous avez créé, n’est pas plus continu que permanent et est basé sur une croyance erronée. Il vous supplie alors dans sortir, par le même chemin emprunté pour y entrer. »
  • « Pourquoi ne pas se tourner de l’expérience vers celui qui expérimente et réalisez l’importance de la seule vraie constatation que vous puissiez faire : « Je suis »?
  • «  Gardez juste présent à l’esprit la sensation ‘Je suis’, jusqu’à ce que votre esprit et votre sensation ne fasse qu’un. Par des tentatives répétées vous basculerez dans un juste équilibre d’attention et vous serez fermement établi de tout votre être dans la perception ‘ Je suis’. »
  • Question : «  Alors qu’est-ce qui est nécessaire ? »

Nisargadatta : « Ne vous fiez pas à votre mental et allez au delà. »

Question : « Qu’est-ce que je trouverais au delà du mental ? »

Nisargadatta : « L’expérience directe d’être, de connaître d’aimer. »

Question : « Comment va-t-on au delà du mental ? »

Nisargadatta : « Il y a plusieurs points de départ possible pour cela, tous mènent au même objectif. Vous pourriez commencer par le travail désintéressé, abandonnant le fruit de l’action ; vous pourriez ensuite abandonnez les pensées et pour finir abandonner tous désirs. Ici, l’abandon (tyaga) est le facteur opérationnel.

Ou encore, vous pourriez ne plus vous inquiéter de quoi que ce soit que vous vouliez, ou pensez, ou faîtes, et juste rester posé dans la perception ‘Je suis’, uniquement sur ‘Je suis’ qui remplace toute pensée.

Toutes sortes d’expériences peuvent alors se présenter à vous – restez fermement ancré dans la conviction que tout ce qui est perçu est passager, et seul demeure le ‘Je suis’. »

  • Question : « L’enseignant intérieur n’est pas facilement atteignable. »

Nisargadatta : «  Parce qu’il est en vous et avec vous, la difficulté ne peut être sérieuse. Plongez votre regard vers l’intérieur et vous le trouverez. »

Question : « Quand je regarde en moi, je trouve des sensations et des perceptions, des pensées et ressentis, des peurs et des désires, des mémoires et des attentes. Je suis plongé dans ce nuage et je ne vois rien d’autre. »

Nisargadatta : « Cela qui voit tout ceci, et son absence, est l’enseignant intérieur. Lui seul est, tout le reste apparaît simplement être. Il est votre propre Soi (swarupa). Il est votre espoir et votre assurance de liberté ; trouvez le et agrippez vous à lui vous  serez sain et sauf. »

  • «  Voir le faux comme faux est la méditation. Il doit en être ainsi tout le temps. »
  • « S’investir quotidiennement dans une pratique de discrimination, est méditation. »
  • « Je peux vous parler de mon cas. J’étais un homme simple, mais j’ai cru mon Guru. Ce qu’il m’a dit de faire, je l’ai fait. Il m’a dit de me concentrer sur ‘ Je suis’ – Je l’ai fait. Il m’a dit que je me trouvais au delà de tout le percevable et le conceptualisable. – Je l’ai cru. Je lui ai donné mon cœur et mon esprit, mon entière attention et tout mon temps disponible (Je devais travailler pour subvenir aux besoins de ma famille). Le résultat de cette foi et de cette profonde implication, fut la réalisation du Soi (swarupa) en trois années. »
  • «Etablissez-vous dans la présence de ‘Je suis’. Ceci est le commencement et la fin de toute votre quête. »
  • « La méditation vous aidera à trouver vos liens, à les dénouer, les abandonner et lâcher vos ancrages. »
  • «Pour résoudre un problème vous devez remonter à sa source. C’est uniquement par la dissolution du problème dans le diluant universel de l’investigation et du détachement, que les solutions correctes peuvent être trouvées. »
  • « Pourquoi ne prenez-vous pas la peine d’enquêter sur la véritable réalité du de la personne et du monde ? »
  • Nisargadatta : « Parce que vous êtes, il y a un monde. »

Question : « Pour moi de telles déclarations sont sans significations. »

Nisargadatta : «  Cette absence de sens disparaîtra au fil de l’investigation. »

 

  • « Pour connaître qui vous êtes, vous devez tout d’abords investiguer et connaître ce que vous n’êtes pas. Et pour connaître ce que vous n’êtes pas, vous devez vous observez consciencieusement, rejetant systématiquement tout ce qui ne concerne pas directement le simple fait ’ Je suis’.

Les idées, telles que Je suis né à un endroit donné, à une heure particulière, de mes parents, et maintenant  je suis comme ceci et comme cela, habitant ici, vivant avec, père ou mère de, employé par, etc., ne sont pas des caractéristiques de ‘Je suis’.

Notre habitude est de dire et nous identifier à ‘Je suis ceci’. Séparez systématiquement et avec assiduité le ‘Je suis’ de ‘ceci’ ou ‘cela’.

Toutes nos habitudes vont à l’encontre de cela et le combat peut sembler long et difficile parfois, mais une compréhension claire aide grandement.  Le plus vite vous saisirez qu’au niveau du mental vous ne pouvez l’évoquer qu’en terme négatif uniquement, le plus vite vous arriverez à la fin de votre recherche et réaliserez votre être illimité. »

  • « Quand des faits se produisent ensemble de façon répétée, nous avons tendance à voir un lien de causalité entre eux. Cela crée une habitude mentale, mais une habitude n’est pas une nécessité. »
  • « Les idées fausses au sujet de ‘Je suis’ mènent à l’esclavage, la connaissance juste mène à la liberté et la joie. »
  • Nisargadatta : « C’est ferme, stable, inchangeant, sans commencement ni fin, toujours neuf, toujours frais. »

Question : « Comment l’atteindre ? »

Nisargadatta : « Une attitude sans désirs et sans peurs vous y conduira. »

  • « La sensation ‘ Je suis’ est vôtre. Vous ne pouvez pas vous en défaire, mais vous pouvez l’associer à toutes sortes de choses, comme par exemple en disant : ‘Je suis jeune, je suis riche, etc., ..’. Mais de telles identifications sont de toute évidence fausses et cause d’esclavage. »
  • « Le Suprême est le plus aisé à atteindre parce qu’il est votre essence. Il suffit d’arrêter de penser et de désirer quoique ce soit, en dehors du Suprême. »
  • « En oubliant qui vous êtes et en vous prenant pour une créature mortelle, vous vous créez tant de problèmes que cela vous oblige à vous réveiller, comme d’un mauvais rêve. L’investigation, elle aussi, vous réveille. »
  • « La vérité et simple et disponible pour tous. Pourquoi compliquez-vous ? La vérité est aimante et aimable. Elle inclut tout, accepte tout, purifie tout.

C’est ce qui n’est pas la vérité qui est difficile et source de problème, qui sans cesse demande, attend, veut. Etant faux, c’est sans consistance, toujours en quête de confirmations et de réassurances. »

  • Question : « Qu’est-ce qui est permanent ? »

Nisargadatta : « Regardez en vous. Plongez y profondément et trouvez ce qui, en vous, est réel. »

Question : « Comment me chercher ? »

Nisargadatta : « Quoi qu’il arrive, cela vous arrive. Quoi que vous fassiez, celui qui agit est en vous. Trouvez le témoin de tout ce qui vous fait vous considérer comme une personne. »

Question : « Que puis-je être d’autre ? »

Nisargadatta : «Trouvez le. Même si je vous dis que vous êtes le témoin, l’observateur silencieux, cela ne voudra rien dire pour vous,  à moins que vous trouviez le chemin de votre être véritable.

Question : «Alors, comment trouver le chemin de son être. »

Nisargadatta : « Lâchez tout questionnement, excepté un : ‘qui suis-je ?’ En dépit de tout, le seul fait dont vous soyez assuré est d’être. ‘Je suis’ est une certitude. ‘Je suis ceci’ ne l’est pas. Démenez vous pour découvrir ce que vous êtes réellement. »

 

  • « ‘Je suis’, en soi est Dieu. La quête, elle-même, est Dieu. Dans la Quête vous découvrez que vous n’êtes ni le corps, ni le mental, et que l’amour du soi en vous est pour le soi en tous. Le deux est un. La conscience en vous et la conscience en moi, en apparence deux, en réalité une, recherche l’unité et l’amour. »
  • Question : « Comment m’y prendre pour trouver cet amour ? »

Nisargadatta : «Qu’est ce que vous aimez maintenant ? Le ‘je suis’. Donnez lui tout votre cœur et votre mental, Ne vous détournez pas de lui. »

  • « Tout désir prend sa source en soi. Le tout est de choisir le juste désir. »
  • « Toutes ses questions émergent par le fait de votre croyance d’être une personne. Allez au delà du personnel et voyez. »
  • « Je vous demande juste d’arrêter d’imaginer que vous êtes né, que vous avez des parents, que vous êtes un corps, que vous mourrez et ainsi de suite. Essayez seulement, commencez – Ce n’est pas aussi dur que vous le pensez. »
  • « Tout ce que vous faîtes à l’encontre de votre suprême connaissance est une offense. »
  • « Rappelez-vous votre sainteté, oubliez l’idée d’être pécheur. »
  • « Quand vous commencez à remettre en question votre rêve, c’est que le réveille n’est pas loin. »
  • «  Une foi stable est plus forte que la destiné. La destiné est la résultante de causes, pour la plupart accidentelles, et est ainsi d’autant plus mouvante. »
  • Question : « En Europe, il n’y a pas de tradition de pratique du mantra, exception faite de certains ordres contemplatifs. Quel peut en être l’utilité pour un jeune occidental d’aujourd’hui ? »

Nisargadatta : « Aucun, à moins d’y être fortement attiré. Pour lui, la marche à suivre sera d’adhérer au fait qu’il est le support de toute connaissance, l’immuable et infinie présence à toutes les perceptions sensorielles et mentales.

Si il garde cela présent tout le temps, de façon vivante et alerte, il est assuré de se libérer des frontières de la non – présence et d’accéder à la vie dans toute sa pureté, de lumière et d’amour.

Le concept ‘ je suis uniquement le témoin’ purifiera le corps et le mental et ouvrira l’œil de la sagesse. Alors, il sera au delà de l’illusion et son cœur sera libre de tout désir. A la façon dont la glace retourne à l’eau et l’eau à la vapeur, et que la vapeur se dissout dans l’air et disparaît dans l’espace, ainsi le corps se dissout dans la présence (chidakash),  puis dans l’Absolu (paramakash), qui est au delà de tout existence ou non existence. »

  • « Vous devriez considérer avec plus d’attention votre propre monde, l’examiner avec un regard critique, et soudainement, un jour vous vous retrouverez dans le mien. »
  • « Voyez votre monde tel qu’il est et non pas tel que vous imaginez qu’il est. La discrimination vous mènera au détachement ; le détachement amènera une action juste ; l’action juste construira le pont vers votre être véritable.

L’action est la preuve de la sincérité. Faites ce qui vous est conseillé avec diligence et foi. Ainsi tous les obstacles tomberont. »

  • « Investiguez votre monde, engagez votre mental à cette tâche examinez le avec un esprit critique, scrutez tout idée à son sujet ; cela fonctionnera. »
  • « L’univers de souffrance dans son entier est né du désir. Lâcher le désir du plaisir et vous ne connaîtrez plus la souffrance. »
  • « De par sa nature, le plaisir est limité et passager. De la souffrance est né le désir, de la souffrance il cherche la satisfaction, et cela se termine dans la souffrance de la frustration et du désespoir. La peine est le fondement du plaisir, toute recherche de plaisir est né de la souffrance et retourne à la souffrance.
  • « La discrimination et le discernement (viveka-vairagya) sont absolumentnécessaires. Tout doit être passé au crible et ce qui n’est pas essentiel doit être éliminé sans pitié.

Croyez-moi, il ne peut il y avoir trop d’élimination. Pour la simple raison qu’en réalité rien n’a de valeur. Soyez passionnément dépassionné – c’est tout. »

  • « Quand par la pratique de la discrimination et du détachement (viveka-vairagya) vous lâchez les perceptions sensoriels et les états mentaux, la pure présence émerge en tant qu’état naturel. »
  • Question : « Comment peut-on mener à sa fin cette sensation de séparation ? »

Nisargadatta : « En portant toute votre attention sur ‘Je suis’, sur la sensation d’être.’ Je suis ceci, je suis cela’ se dissout,’ je suis uniquement témoin’ reste et ensuite cela aussi se fond dans ‘ je suis tout’. Alors, le tout devient l’unique et l’Unique – vous-même, non séparé de moi.

Abandonnez l’idée d’un ‘je’ séparé et la question ‘qui expérimente ?’ ne surgira plus. »

  • « Plongez profondément en vous et vous le trouverez simplement et facilement. Suivez la direction de ’Je suis’.
  • « Pour découvrir le monde, vous oubliez le Soi – pour connaître le Soi, oubliez le monde.

Qu’est-ce que le monde après tout, une collection de mémoires. Accrochez vous à ce qui en vaut la peine, saisissez ‘ Je suis’, et lâcher tout le reste. La sadhana n’est rien d’autre.»

  • Question : « Je ne ressens pas que le monde soit le résultat d’une erreur. »

Nisargadatta : « Vous pourrez en parler après une totale investigation, pas avant. Bien évidemment, quand vous discernez le réel de l’irréel et que vous laissez aller tout ce qui n’est pas réel, ce qui reste est le réel. »

  • « Soyez totalement dans la conscience d’être, et vous entrerez consciemment en état de grâce. »
  • Question : «Il y avait deux voies possibles avant nous, la voie de l’effort (yoga marga), et la voie aisée (bhoga marga), les deux mènent au même but – la libération. »

Nisargadatta : «Pourquoi appelez-vous bhoga une voie ? Comment la facilité vous apporte-elle la perfection ? »

Question : « Le parfait renonçant (yogi) trouvera la réalité. Celui qui ne renonce à rien (bhogi) y accédera aussi. »

Nisargadatta : « Comment cela est-il possible ? Ces voies ne sont-elles pas contradictoires ? »

  • Question : « De la même manière la bonne nouvelle de l’illumination, tôt ou tard, amène une transformation. »
  • Nisargadatta : « Oui, d’abord la première écoute (shravana), ensuite le rappel (smarana), et la réflexion (manana) et ainsi de suite. Nous sommes en terrain connu. Celui qui entend la bonne nouvelle devient un yogi, tandis que les autres poursuivent dans leur bhoga. »
  • « Tel que vous vous considérez maintenant, la personnalité est un obstacle. L’identification au corps concerne l’enfant, la véritable croissance se fait enlibérant le passage de l’identification au corps.

Normalement, un être devrait dépasser les désirs liés au corps assez rapidement dans sa vie. Même le bhogi, qui ne refuse pas les plaisirs,  voit son désir disparaître pour ceux qu’il a expérimenté. Les habitudes, les désirs compulsifs, frustrent autant le yogi que le bhogi. »

  • Question : « Pourquoi ne portez-vous pas plus d’importance au fait de se défaire de la personne (vyakti) ? »

La personnalité est le fait premier de notre existence, elle occupe tout l’espace. »

Nisargadatta : « Tant que vous ne verrez pas clairement qu’il s’agit d’une profonde habitude, construite sur la mémoire, entretenue par le désir, vous vous prendrez pour une personne – existant, sentant, pensant, active, passive, satisfaite ou déçue. Posez vous la question : ’En est-t-il ainsi ?’,’Qui suis-je ?’. ‘ Qu’est-ce qui se trouve en deçà ou au delà de tout ceci ?’ Et rapidement, vous verrez votre erreur. Et, c’est dans la nature d’un comportement erroné, un fois  réellement vue, de cesser.»

  • Nombreux sont ceux qui prennent l’aube pour le zénith, une expérience passagère pour la pleine réalisation et détruise même le peu de résultat par un excès de fierté. L’humilité et le silence sont essentiels pour un sadahaka, même avancé. Seul un jnani arrivé à pleine maturité peut se permettre une totale spontanéité. »
  • « L’expérience pure ne lie pas ; par contre l’expérience saisie entre la peur et le désir est impure et crée du karma. »
  • « Soyez attentif, investiguez sans cesse. C’est tout. »
  • « Une étincelle de Vérité peut brûler une montagnes de mensonges. L’inverse est aussi vrai. Le soleil de la vérité reste caché derrière les nuages de l’identification au corps. »
  • Question : « Quelle est la réalité ? »

Nisargadatta : «  Ce qui est perçu dans la pure présence, inaffectée par  le désir et la peur ».

  • «  Le yogi est tel le fil d’une lame. Ainsi il peut couper profondément et avec facilité les multiples couches du faux, pour y accéder infailliblement.

Le bhogi se prosterne devant de nombreux autels ; le yogi ne vénère rien en dehors de son véritable Soi. »

 

  • « Pour le Yogi, il n’y a pas d’autre à aider.

La seule chose qui puisse aider, est de s’éveiller du rêve.

Le soi par sa nature, ne connaît que lui. »

  • Question : « Quel est la véritable cause de la souffrance ? »

Nisargadatta : « L’identification avec le limité. Les sensations en tant que telles, ne sont pas cause de souffrances. C’est le mental, rendu confus par de faux concepts, et dépendant de :’ je suis ceci, je suis cela’, dans la peur de la perte et l’avidité du profit, souffrant quand il est frustré. »

  • Question : «Un de mes amis vit d’horribles cauchemars nuit après nuit. Allez se coucher le terrorise. Qu’est-ce qui pourrait l’aider ? »

Nisargadatta : «  La compagnie de la Vérité (satsang) l’aiderait. »

 

  • « Cherchez en vous. Votre être est votre meilleur ami. »
  • «  Tant que nous nous maintenons dans l’erreur par ce que nous imaginons être, savoir, avoir, faire, nous sommes vraiment en mauvaise posture. Ce n’est que dans une totale négation de cette fausse identité qu’il y a une chance de découvrir notre être réel. »
  • «  Le faux soi doit être abandonné avant que le vrai soit découvert. »
  • «  Les perceptions basées sur les sensations et conditionnées par la mémoire suggèrent la présence d’un percevant, mais dont la nature n’est jamais soigneusement examinée.  Consacrez-y votre totale attention, avec amour, et ainsi vous découvrirez toute l’intensité et la profondeur de votre être au delà de tout ce que vous pouvez imaginer, prisonnier que vous êtes d’une piteuse image de vous-même.»
  • «Vous devez être sérieux, déterminé, véritablement intéressé. Vous devez être empli de bienveillance à votre égard. »
  • Question : « Quel est la place du sexe dans l’amour ? »

Nisargadatta : L’Amour est un état d’être. Le sexe est énergie. L’Amour est sage, le sexe est aveugle.

  • « Sans amour tout est diabolique. La vie elle-même, sans amour, est diabolique ».
  • « Vous êtes l’amour même, quand vous n’êtes pas sous l’emprise de la peur. »
  • « La mémoire est matérielle, destructible, périssable, passagère. Sur de si frêles fondations, nous construisons une sensation d’existence personnelle, incertaine, intermittente, tel un rêve. Cette incertaine persuasion –‘ Je suis comme ceci, comme cela’ recouvre l’état immuable de la présence pure et nous fait croire que nous sommes nés pour souffrir et mourir. »
  • « La progression est permanente. Tout contribue à une progression. Mais c’est une progression de l’ignorance. Les cercles tracés par l’ignorance peuvent s’élargir toujours plus, il s’agira toujours du même esclavage. C’est alors qu’un Guru apparaît pour nous enseigner et nous inviter à la pratique du Yoga, c’est alors qu’un glissement se produit, résultat de la dissolution de la nuit immémoriale de l’ignorance avant le levé du soleil de la sagesse. »

 

  • «Quand l’ignorance s’obstine et se renforce, le caractère se pervertit, l’effort et la souffrance sont alors inévitables. »
  • « La liberté de faire ce que je voudrais est un réel esclavage, alors qu’être libre de faire ce que quelqu’un veut, ce qui est juste, est la véritable liberté. »
  • « Vous assemblez vouloir dire que la vie de chaque individu est déterminé à sa naissance ? C’est une curieuse idée ! Si il en était ainsi, la puissance qui détermine cela, veillerait à ce que personne ne souffre. »
  • « Seul l’être humain peut déraciner la cause de la souffrance en lui. »
  • « Ne pas savoir, et ne pas savoir que l’on ne sait pas, est la cause d’une souffrance sans fin. »
  • « Pourquoi vous préoccupez vous de vouloir sauver le monde, alors que ce dont le monde a besoin, c’est d’être sauvé de vous ? Sortez du film, et voyez qu’en aucun cas il y a quelque chose à sauver. »
  • « De la même façon qu’une carence est soignée par l’apport du facteur manquant, de la même façon les maux de la vie sont soignés par une bonne dose de détachement ( viveka- vairaga). »
  • « Abandonnez tout sens de séparation, et il n’y aura plus de conflit ».
  • « Tout ce que vous avez à faire et de voir le rêve en tant que rêve. »

 

  • « Eduquez et ordonnez votre mental et vous verrez que vos pensez, vos mots et actions s’orienteront d’eux-mêmes vers votre recherche.»
  • « Le manque de détermination est due à un manque d’intelligence, de compréhension, qui là encore sont le résultat d’une non présence. Par un effort soutenu à plus de présence, vous rassemblez vos pensées et les renforcés. »
  • Question : « Je peux être totalement conscient de ce qui se passe, et pour autant incapable de le changer. »

Nisargadatta : » Vous êtes dans l’erreur. Ce qui se produit est une projection de votre mental. Un mental faible ne peut pas contrôler ses projections. Soyez attentif, tout autant à votre mental qu’à ses projections.

Vous ne pouvez pas contrôler ce que vous ne connaissez pas. D’une autre façon, la connaissance donne le pouvoir. »

  • «Allez à la source de la souffrance et du plaisir, du désir et de la peur. Observez, investiguez, essayer de comprendre. »
  • «Une fois que l’illusion de nous prendre pour le complexe corps mental est lâchée, la mort perd son aspect terrifiant et devient un élément de la vie. »
  • « Trouvez le permanent dans l’éphémère, le principe constant dans toutes les expériences. »
  • « Tout d’abord, purifiez votre regard. Apprenez à voir plutôt qu’à maquiller.

Pour cela vous devez désirez voir ardemment. Vous avez besoin de clarté et d’un désir profond pour la connaissance de soi. Vous avez besoin d’une pureté de cœur et d’esprit, qui viennent d’une mise en pratique sincère de du peu que vous avez déjà compris. IL n’y a pas de place pour le compromis en yoga. »

  • « Rien ne peut vous arrêter, si ce n’est le compromis, qui montre le manque de sincérité, sans laquelle rien ne peut aboutir. »
  • « Commencez par vous dissociez de votre mental. Rappelez vous sans cesse que vous n’êtes pas le mental et que ces problèmes ne sont pas les vôtres. »
  • « mettez toute votre énergie dans la réflexion, la détermination, l’ souhait de trouver le passage. Soyez présent à vous-même, observez votre mental, donnez lui une pleine attention.

Ne soyez pas dans l’attente d’un résultat rapide ; il pourrait n’ y en avoir aucun correspondant à votre attente. Sans que cela se fasse à votre connaissance, vote psychisme subira un changement, il y aura plus de clarté dans vos pensées, dans vos perceptions, de pureté dans vos intentions.

Vous n’avez pas besoin de pointer sur cela, vous serez témoin des changements de tout façon. Ce que vous êtes aujourd’hui est le fruit de l’inattention, ce que vous devenez est le fruit de l’attention. »

  • « Ne sous estimez pas l’attention. Cela sous entend l’intérêt et aussi l’amour. Pour connaître, pour découvrir, pour créer, vous devez donner votre cœur – ce qui signifie toute votre attention. Toute la grâce en jaillit alors. »
  • Question : « Vous nous conseillez de nous concentrer sur ‘ Je suis’. Est-ce en soi une forme d’attention? »

Nisargadatta : « Qu’est-ce d’autre ? Donner une attention unifiée à l’essentiel de votre vie – vous. De votre univers personnel, vous êtes le centre – sans connaître le centre, que pouvez vous connaître ?

  • Question : « Comment puis-je avoir accès à un tel miroir sans tâche ? »

Nisargadatta : « De toute évidence, en enlevant les tâches. Voyez les tâches et retirez  les. L’enseignement traditionnel reste toujours d’actualité. »

  • Nisargadatta : « La nature même du miroir parfait, fait que vous ne pouvezle voir. Quoi que vous arriviez à voir sera une impureté. Détournez vous de  lui, abandonnez le, voyez le comme non désiré. »

Question : « Tout ce qui peut être perçu est-il impureté ? »

Nisargadatta : « Tout est impureté. »

Question : « Le monde entier est une impureté ! »

Nisargadatta : « Oui. »

Question : «  C’est terrible ! Alors, l’univers n’est d’aucune valeur ! »

Nisargadatta : « Il est d’une très grande valeur. En le dépassant vous

réalisez votre véritable soi. »

Question : « Mais pourquoi est-il apparu? »

Nisargadatta : « Vous le saurez quand cela prendra fin. »

Question : « Y aura-t-il une fin ? »

Nisargadatta : » Oui, pour vous. »

Question : »Quand cela a commencé ? »

Nisargadatta : « Maintenant. »

Question : « Quand prend-t-il fin ? »

Nisargadatta : « Maintenant. »

Question : «  Ce ne n’est pas le cas. »

Nisargadatta : «  Vous ne le lâchez pas. »

Question : « Je veux le lâcher. »

Nisargadatta : « Non. Toute votre vie est reliée à lui. Votre passé, votre futur, vos désirs, vos peurs, tous ont leurs racines dans le monde. Sans le monde, où êtes vous ? Qui êtes vous ? »

Question : « Mais, c’est exactement ce que je suis venu chercher ? »

Nisargadatta : « Et je vous dis précisément ceci :’ prenez prise au delà de lui et tout deviendra claire et facile. »

  • « Est- ce que ce désintérêt (pour la connaissance de notre véritable nature), n’est pas une forme de folie ? Et la folie n’est-elle pas un mauvais usage du mental ? Le problème de l’humanité réside uniquement dans le mauvais usage du mental. Tous les trésors de la nature et de la conscience sont à la disposition de l’être qui utilise son mental correctement. »
  • « La peur et la cupidité entraînent une utilisation détournée du mental. L’utilisation juste du mental est au service de l’amour, de la vie, de la vérité, de la beauté. »
  • « Prenez soin de vous, veillez sur vous – mentalement et émotionnellement. Laissez de coté la volonté de changer et occupé vous de celui qui veut changer. »
  • « Tout ce que vous avez à faire est d’arrêter de chercher au-dehors, ce que vous ne pouvez trouver qu’en vous. Ajustez votre vision avant d’agir. Vous souffrez d’une erreur d’appréhension aigue.

Clarifiez votre esprit, purifié votre cœur, sanctifié votre vie – c’est le plus court chemin pour changer votre monde. »

  • « Les problèmes du monde créés par le désir et la peur et de faux concepts ne peuvent être résolu que par une pensée juste. Vous devez allez à la conquête de votre mental et pour cela vous devez allez au-delà de lui. »
  • « Pour aller au delà du mental, il faut que celui-ci soit déjà en ordre. Vous ne pouvez pas laisser un bazar derrière vous et vouloir aller plus loin. . Le bazar vous rattrapera et vous dira ‘ reprend tes détritus’. Cela ressemble à une loi universelle. Une loi juste en fait.
  • « Revenez à vous. ’Je suis’ est suffisant pour soigner votre mental et vous emmener au delà. Croyez-y. Le sens commun vous dira que si vous voulez réaliser un désir, vous devez vous fixer dessus.
  • Si vous voulez connaître votre véritable nature, vous devez vous n’avoir que cela de présent – à l’esprit. Jusqu’à ce que le secret de votre être se révèle. »
  • « Pour aider les autres, il faut se situer au delà du besoin d’aider. »
  • « Ce n’est pas la vénération d’un être (un Guru) qui est le point essentiel, mais la profondeur et l’authenticité de votre dévotion à cette mission.La parole de votre Guru intérieur ou extérieur : souvenez-vous en, chérissez, sous pesez, vivez-la, grandissez en elle, faites la vôtre. Mettez y tout et vous aurez tout. C’est ce que j’ai fait. Tout mon temps, je l’accordais à mon Guru et à ce qu’il m’avait dit. »
  • « C’est chose aisée, si vous êtes sincères. »
  • « Quand vous êtes concerné par la vérité, par la réalité, vous devez tout questionner, votre vie entière. En affirmant le besoin d’expériences physiques et intellectuelles, vous limitez votre quête à une recherche de confort. »
  • « Questionnez toute envie, ne tenez pas pour légitime les désirs. Vide de toutes possessions, physiques, intellectuelles, libre de toute considération personnelle, soyez ouvert à l’exploration. »
  • « Ayez votre Guru constamment dans le cœur et souvenez vous de ses instructions. C’est ainsi que l’on fait preuve d’un infini respect pour la vérité. »
  • «  Vous ne pouvez pas évoquer un début de la conscience. L’essence du commencement et du temps sont contenus dans la conscience. Pour parler correctement du début de quelques choses vous devez vous tenir en dehors. A partir du moment où vous vous tenez en dehors, vous voyez qu’il n’y a, et n’a jamais eu rien de tel. »
  • « L’illusion d’être un complexe psychocorporel est là, uniquement par manque d’investigation. L’absence d’investigation est le fil sur lequel les différents états d’être sont enfilés comme des perles. Toutes les perceptions, tous les noms et formes d’existence sont enracinés dans une absence d’enquête et d’investigation, ainsi que dans l’imaginaire et la crédulité. Il est juste de dire ‘Je suis’, mais dire ‘Je suis ceci, je suis cela’ est un signe de non investigation et de torpeur et de faiblesse du mental. »

 

  • «  Quand nous sommes absorbés dans d’autres chose que le Soi, nous l’oublions. »

 

  • « La sādhanā  ( la pratique) consiste à se remémorer constamment sa pure conscience d’être., et de pas se prendre pour quelque chose de particulier, ni pour une somme de particularités, ni même la totalité des particularité, qui donnent forme à un univers.
  • « La sādhanā , c’est discerner le permanent de l’impermanent, le réel de l’irréel. »
  • « Soyez tourné vers votre soi de toutes les manières possibles. Evitez seulementde laisser dans ce décor l’idée d’un corps. »
  • « L’attachement est emprisonnement, le détachement est liberté. »
  • « L’inertie et l’activité (tamas et rajas) travaillent de concert pour affaiblir la clarté et l’harmonie (sattva). Tamas et rajas doivent être conquis avant que Sattva puisse apparaître. »
  • « Vous y venez en mettant fin à l’indolence et en utilisant toute votre énergiepour ouvrir la voie à la clarté et la bienveillance. Ne soyez pas effrayé, ne résistez pas, n’ajournez pas. Il n’ y  a rien dont il faut avoir peur. Croyez y et essayez. Expérimentez avec honnêteté. »
  • « C’est cet état immuable, qui n’est ni affecté parla naissance ou la mort d’un corps ou d’un psychisme, que vous devez percevoir. »
  • «  Dans la vie rien ne peut être obtenu sans dépasser des obstacles. Les obstacles à la claire perception de l’être véritable sont à la fois le désir du plaisir et la peur de la souffrance. C’est cette dynamique  du plaisir et de la souffrance  qui se tient au travers de la voie. »
  • «  Laissez de coté vos désirs et vos peurs, posez toute votre attention sur ce qui est derrière l’expérience de désir et de peur.

Posez vous la question : Qui désire ? Laissez chaque désir  vous ramener à vous. »

  • «  Ce serez une grave erreur que de vous identifiez à quelque chose d’extérieure. »
  • «  Le désir de trouver le soi sera assurément couronné de succès, à condition que vous ne désiriez rien d’autre. Mais vous devez  être honnête avec vous-même et ne réellement rien vouloir d’autre.

Si dans le même temps  vous continuez de désirez un certain nombre de choses et restez engagé dans leur poursuite,  la réalisation de votre objectif principal s’en trouvera ajournée jusqu’à que vous deveniez plus sage et que vous cessiez d’être tiraillé par ces pulsions.

Intériorisez vous, sans changer de direction, sans vous laissez distraire. »

  • Question : « Mais mes désirs et mes peurs sont toujours là. »

Nisargadatta : « Où sont-ils hormis dans votre mémoire ? Réalisez qu’ils prennent racine dans les attentes nées de la mémoire. Ils cesseront alors de vous importunées. »

  • «  Quelque soit la tâche que vous avez entreprise – allez jusqu’au bout. N’en remettez pas une autre en route, à moins que l’appel vienne d’une situation concrète de souffrance et de détresse. Trouvez votre soi véritable en premier, une  bénédiction sans fin s’en suivra. Rien ne profite le plus au monde que l’abandon des profits. Un être qui ne pense plus en terme de gain et de perte est véritablement  non violent, parce qu’il est au delà de tous conflits. »
  • « Tout d’abord, ahimsa signifie ne pas nuire. Ce n’est pas de faire le bien qui vient en premier, mais cesser de blesser, ne pas ajouter de souffrance. Vouloir plaire aux autres n’est pas ahimsa. »
  • « La meilleure aide qui puisse être donné et celle qui est libre du besoin d’aider. Une aide constante, n’est pas une aide. N’envisagez pas d’aider quelqu’un à moins de pouvoir l’amener au delà de tout besoin d’aide. »
  • « Quand vous avez pris conscience que toute existence, dans la séparation et la limitation est source de souffrance et quand vous arrivez au point où à la fois vous souhaitez et êtes capable de vivre intégralement, en unité avec tout forme de vie, en tant que pur être, vous êtes alors au delà du besoin d’aider. »
  • « Vous pouvez simplement cesser d’être – tel que vous paraissez être maintenant. Il n’y a rien, de méchant dans ce que je dis. Réveillez quelqu’un d’un cauchemar est compassionnel. Vous arrivez ici parce que vous souffrez, et tout ce que je dis est : ’réveillez-vous, découvrez qui vous êtes, soyez votre être véritable.

La fin de la souffrance n’est pas le plaisir. Quand vous réalisez que vous êtes à la fois au delà de la peine et du plaisir, tout à la fois détaché et inébranlable, alors la recherche du bonheur cesse et la souffrance qui en résulte cesse aussi. »

  • Question : »Dans l’état ultime le bonheur n’a pas sa place ?

Nisargadatta : « Ni la souffrance. Seulement la liberté. Le bonheur dépend d’une chose ou d’une autre et peut ainsi être perdu ; La liberté vis à vis de toutes choses, ne dépend de rien et ne peut être perdu.

Etre libre de la souffrance est sans cause, aussi cela ne peut pas être annihilé. Réalisez cette liberté. »

 

  • « Qu’est-ce que la naissance et la mort, si ce n’est le commencement et la fin de l’enregistrement d’une suite d’événements dans la conscience ? De part le concept de séparation et de limitation, ils sont source de souffrance.  Un moment d’absence de douleur est appelé plaisir. C’est ainsi que nous construisons des châteaux imaginaires dans l’espoir d’un plaisir sans fin, que nous nommons bonheur. Ce n’est qu’incompréhension et égarement. Réveillez-vous, dépassez cela, vivez vraiment.»
  • « Considérez votre être en dehors de ce corps d naissance et de mort et tout vo problèmes seront résolus. Ceux-ci existent parce que vous considéré né pour mourir. Ne vous illusionnez pas et soyez libre. Vous n’êtes pas une personne. »
  • «  Voyez et souvenez vous, quoi que vous puissiez appréhender n’est pas vous, ni à vous.  Cela se tient dans le champ de la conscience, mais vous n’êtes pas ce champ et son contenu, même pas celui qui a connaissance de ce champ. Regardez simplement ce qui surgit et reconnaissez que vous êtes au delà. »
  • « Tout ce que vous avez besoin de faire et d’arrêtez de vous croire dans le champs de la conscience. A moins d’avoir déjà pris en considération sérieusement cela, m’écouter simplement une fois ne suffira pas. »
  • « De tous les êtres, celui qui a connaissance du Soi, le libéré vivant, est le plus digne de confiance. Mais croire n’est pas suffisant. Vous devez aussi désirer. Quel est l’intérêt d’être assurer que vous pouvez atteindre la libération, sans désir pour la liberté ? Le désir et l’assurance doivent aller de pair. Plus fort est le désir, plus l’aide arrive.

Le plus grand des gurus n’est d’aucun recours tant que le disciple n’est pas motivé. L’enthousiasme et la sincérité sont de première importance. L’assurance viendra avec l’expérience. Soyez complètement dévoué à votre objectif et la dévotion envers celui qui pourra vous y mener suivra.

Si votre désir et votre assurance sont forts, ils opéreront et vous mèneront à votre but, par ce que vous ne provoquerez pas d’ajournements par l’hésitation et les compromis.

Le plus grand des gurus est votre Soi. En vérité, c’est l’enseignant suprême. Lui seul peut vous conduire à votre but et lui seul se tiendra à la fin de la route. Confiez vous à lui  et vous n’aurez pas besoin d’un guru extérieur. Mais encore une fois, vous devez possédez un puissant désir de le trouver et ne rien faire qui puissent créer des obstacles et des ajournements. Ne pas n’ont plus perdre de temps et d énergie dans des regrets. Apprenez de vos erreurs et ne les répétez pas. »

  • « Il n’est pas nécessaire de tourner en rond dans un questionnement sans fin ; trouvez qui vous êtes réellement et tout se mettra à sa juste place. »
  • « Le corps existe dans le temps et l’espace, passager et limité,alors que ce qui l’habite est intemporel, non localisé, éternel et transcendant. S’identifier au temps et à l’espace est une profonde erreur et l’origine d’une souffrance sans fin. »
  • « Vous êtes le Dieu de votre monde et vous êtes à la fois stupide et cruel. Laissez Dieu être un concept de votre propre création. Trouvez votre véritable nature, comment êtes vous apparu, en recherchant la vérité, la bonté et la beauté dans un monde immoral.

Quelle est l’utilité d’argumenter pour ou contre l’existence de Dieu, quand vous ne savez  ce qu’est Dieu et de quoi vous parlez ?

Le Dieu né de la peur et de l’espoir, modelé par le désir et l’imagination, ne peut être la toute puissance, l’esprit et le cœur de l’univers »

  • « Il y a deux niveaux à considérer : le physique, avec les faits et le mental avec les idées. Je me tiens avant les des deux. Ni vos actions, ni vos conceptsne sont miens. Ce que je vois est antérieur. Venez où je me tiens et voyez ! »
  • Nisargadatta : « Vous n’êtes pas encore ici, je suis ici. Venez, entrez ! Vous ne le faîtes pas. Vous voulez me faire vivre votre vie, ressentir comme vous, utiliser votre langage. Vous devez venir où je me tiens. Les mots appartiennent au mental et le mental crée des voiles et des distorsions. C’est pourquoi l’absolu nécessite d’aller au delà des mots et de se placer où je me tiens. »

Question : » Emmenez-moi ! »

Nisargadatta : » C’est ce que je fait ! Mais vous résistez. Vous donnez une réalité aux concepts, alors que les concepts sont une distorsion de la réalité. Abandonnez toute conceptualisation et restez tranquille et attentif. Soyez authentique et tout sera bienveillant à votre égard. »

  • « Pourquoi aller jouer avec les idées ? Contentez vous de ce dont vous êtes assuré. C’est à dire de ‘Je suis’. Restez en ‘Je suis’ et rejetez tout le reste. C’est cela le yoga. »
  • Question : « Je n’arrive à le faire que verbalement. Au mieux, je me souviens de répéter : ’ Ceci n’est pas moi, ceci n’est pas à moi. Je suis au delà de tout cela.’ »

Nisargadatta : » C’est bien ainsi. Dans un premier temps, verbalement, puis mentalement et émotionnellement, ensuite dans chaque action. Donnez de l’attention à la réalité présente en vous, et elle s’exposera au grand jour.

C’est comme de baratter le beurre ? Faites le correctement et avec persévérance et le résultat est assuré. »

  • Question : » Comment l’Absolu peut-il être le résultat  d’un processus ? »

Nisargadatta : «  Vous avez raison, le relatif ne peut pas mener à l’absolu. Mais le relatif peut obstruer l’Absolu., tout comme l’absence de barattage de la crème, peut empêcher d’extraire le beurre.

C’est la réalité qui crée l’urgence ; l’intériorité stimule la manifestation et la manifestation se fait intérêt et effort. »

  • «  Ne vous identifiez pas au monde, et vous ne souffrirez pas. »
  • Nisargadatta : » Quel est la racine de la souffrance ? L’ignorance de votre véritable nature. Quelle est la racine du désir ? L’empressement à vous connaître. Toute la création œuvre inlassablement pour le Soi, et ne trouvera pas de repos avant d’y retourner.

Question : » Quand y retournera-t-elle ? »

Nisargadatta : » Quand vous le  voulez vraiment. »

  • «  Arrêter de vous prendre pour ce que vous pensez être. »
  • «  Le problème est l’idée que vous avez de vous-même, parce que cela vous bloque. Lâchez là ! »
  • « Il est plus facile de changer que de souffrir. Extrayez-vous de votre enfantillage, c’est tout. »
  • « S’accrocher à vos désirs, peurs, opinions, idées, c’est comme s’accrocher à des jouets. Tout ceci n’est qu’enfantillage. Lâchez les et ainsi soyez prêt pour la révélation de la réalité. Cette auto –révélation s’exprime au mieux par les mots :’je suis’. »
  • « Vous vous êtes pris pour le changeant et vous manquez l’immuable. Intériorisez-vous. Oubliez le changeant, et vous réaliserez que vous êtes la réalité sans changement, toujours présente, inexprimable, solide comme un rock. »
  • «  Vous êtes conscient. Accrochez-vous à cela. »
  • « Nommez le silence, ou vide, ou vacance, le fait est que – l’expérimentateur, l’expérience et l’objet de l’expérience – ne sont pas. Dans l’observation, dans la présence, conscience du Soi, l ‘impression d’être ceci ou cela, n’est pas là. Seul reste l’être non identifié.
  • « Quiêtes-vous, qui est insatisfait ? »
  • Question : « Tout ce que je connais c’est le désir du plaisir et la peur de la souffrance. »

Nisargadatta : « Cela, c’est ce que vous pensez à votre sujet. Arrêtez. Si vous ne parvenez pas arrêter une telle habitude d’une seule fois, optez pour l’option de voir et de prendre conscience qu’il s’agit de quelque chose de faux.

Remettre en question les habitudes est le devoir du mental. Ce que le mental  a créé, c’est à lui de le détruire.

Ou bien encore, réalisez que tous les désirs prennent place dans le mental et restez en dehors. »

  • « Ce que je dis est la vérité, mais pour vous ce n’est qu’une théorie, Comment en viendrez-vous à réaliser que c’est la vérité ? Ecoutez, souvenez-vous, analysez, visualisez, expérimentez. Faites en l’application dans votre quotidien.

Soyez patient avec moi et avant tout avec vous, pour la bonne raison que vous êtes le seul obstacle. »

  • «  Pour recevoir une information, vous devez être réceptif. »
  • « Tout ce que je vous évoque concerne le chemin que j’ai parcouru, et une invitation à le prendre. »
  • « En ce qui me concerne, mon enseignement est simple :’ faites moi confiance au tant que possible, et faite  ce que je vous dit, vous verrez que votre confiance était justifié. »

Question : « Et dans le cas de ce qui sont intéressés, mais ne peuvent croire ? »

Nisargadatta : « Si ils peuvent rester en ma compagnie, ils finiront par me croire. Une fois qu’il me croiront, ils suivront mes conseils et feront la découverte par eux-mêmes. »

  • « Vous voudriez un éveil instantané, oubliant que l’instant est toujours précédé d’une longue élaboration. Le fruit tombe soudainement, mais le mûrissement prend du temps. »
  • « En fait, ce que je vous offre est l’approche opérationnelle, si développé dans les sciences occidentales. Quand un scientifique décrit une expérience et ses résultats, bien souvent vous prenez ses dires pour vérité et refaite l’expérience telle que décrite. »
  • « Pour faire l’expérience d’un pays, il faut s’y rendre et y vivre. »
  • «  L’approche scientifique est valable pour tous. Croyez, testez, appréciez. »
  • « Ceux qui donnent des conseils sont nombreux, où sont ceux qui les suivent ? »
  • « Qui a la capacité de prendre ce que je donne ? »
  • «  Que puis-je faire encore en plus pour vous montrer le chemin, pour stimuler votre regard ? »
  • « Mais alors que vous répétez :’donnez, donnez !’, vous ne faites rien pour recevoir ce qui vous est offert.  Je vous montre une manière facile et directe pour arriver à voir ce que je vois ? Mais vous restez agrippé à vos vieilles habitudes de pensées, de ressentis et d’actions et vous rejetez tout la faute sur moi. »
  • «  Quoi qu’il fasse (le chercheur), si il le fait avec l’intention sincère de trouver son véritable soi, cela le mènera assurément à lui. »
  • « Nul besoin d’espoir dans l’attente de résultats. Seul l’action compte ici. Quoi que vous fassiez pour la quête de vérité, vous mènera à la vérité. Soyez juste honnête et sincère. »
  • « Le fait de persévérer, de batailler encore et encore, plutôt que de désespérer  et de manquer de conviction est vraiment crucial. »
  • « Il y a une connexion entre le mot et sa signification, entre l’action et sa motivation. La pratique spirituelle est un désir affirmé et réaffirmé. »
  • «  Rencontrez votre véritable Soi. Restez en sa compagnie, écoutez-le, suivez-le, chérissez-le, gardez le présent à l’esprit sans cesse. Vous n’avez pas besoin d’autres guides.

A partir du moment où votre empressement pour la vérité est présent dans chaque domaine de votre vie, tout va bien pour vous. Vivez votre vie sans blesser personne. La bienveillance est une forme de yoga parmi les plus puissantes et elle vous mènera rapidement à votre but. C’est ce que je nomme le Nisarga yoga, le yoga naturel. C’est l’art de vivre en paix et en harmonie, dans la bienveillance et l’amour. Le fruit de ceci et une joie, sans cause et sans fin. »

  • «  Tournez votre regard vers l’intérieur et vous en arriverez à avoir foi en vous. »
  • «  Ce qui vous empêche de voir n’est pas le manque d’opportunité, mais l’empêchement de porter attention à ce que vous voulez saisir.
  • «  Il n’y a rien de mal à répéter encore et encore les mêmes vérités jusqu’à ce qu’elles soient vues comme réalité. Nous avons besoin d’entendre les mots jusqu’à ce que les faits prennent le dessus sur les mots. »