Premiers Discours

« Premiers Discours » 1954-1956

aux éditions des deux Océans

Parution de la traduction en langue française Septembre 2020

Premiers discours Nisargadatta Maharaj

 

premiers discours livre Nisargadatta Maharaj

 

Citations :

 

« Quand la dévotion trouve son accomplissement dans la réalisation de Paramatman, (l’Absolu) toute identification à une forme est abandonnée. »

 

« Se libérer de l’ego, c’est se libérer de tous concepts au sujet de sa propre nature. »

 

« Ce qu’on appelle Dieu est notre propre manifestation. C’est Ce que nous sommes. »

 

« En réalité, il y a une flamme de vie appelée Conscience. Tout ce que vous connaissez, c’est grâce à Cela. Un simple de ces rayons est la connaissance de notre propre existence. »

 

« Vous vous prenez pour une conscience individuelle, bien que vous soyez comme la lumière et la Conscience Elle-même, grâce à laquelle tout est connu. »

 

« Votre ego est un concept. Il ne devrait pas avoir sa place en vous. Quand vous réalisez que vous êtes Divin par nature, tous vos problèmes de subsistance prendront fin. »

« Notre forme véritable est la manifestation en action de l’aspect transcendantal du Principe ultime. C’est l’incarnation de la grâce. Le Mantra préconisé par le Sadguru nous rappelle notre vraie nature – «Je suis Cela». Cette nature auspicieuse reste toujours identique, encline à servir et à guider les êtres. Elle ne connait pas d’aller et venu. »

« Celui qui s’est avalé lui-même, n’a plus peur dans ce monde. »

 

 

Extraits :

« Le corps, l’ego, le plus petit des objets tout comme l’univers entier ou encore cette existence mondaine sont irréels. Qu’entend-on par irréel ? Ce qui repose sur vos croyances est irréel. Votre compréhension est incorrecte. Le corps, tout comme l’individualité, est constitué des cinq éléments et forme l’état d’ignorance. Tant qu’il n’y a pas connaissance de Soi, tout ce qui est vu est considéré comme vrai. Si nous avions su que le corps n’est pas ce que nous sommes mais que nous sommes la Conscience, alors cette calamité aurait pu être évitée. Cependant, le concept «Je suis le corps » s’est établi. En réalité, toute cette existence mondaine n’est qu’une création mentale. »

 

« Qui peut vraiment se prosterner devant le Sadguru ? Seul celui qui est sans nom et sans forme et avec une existence réduite à sa plus simple expression peut le faire. Une telle personne accepte l’incapacité de l’intellect à voir le Sadguru. L’intellect n’a pas la patience d’attendre indéfiniment de voir le Sadguru. Celui qui abandonne la fierté d’être un intellectuel, ainsi que l’identification au corps, peut vraiment saluer le Sadguru. Les autres font seulement semblant de le faire.

Voir l’essence du Sadguru, c’est vraiment voir notre propre Soi. Alors, nous connaissons notre véritable être sans moi ni toi. En laissant de côté le connu, nous nous abandonnons à Lui.

Comment sommes-nous emprisonnés? Vous êtes fier de votre intellect, mais s’il disparaît, où est votre orgueil ? Celui qui s’abandonne au Sadguru est respecté en tous lieux. Les jugements portés au moyen de l’intellect sont faux puisqu’ils font confiance à Maya. Notre corps n’est que notre imagination. En regardant la forme corporelle, vous dites que vous êtes un être humain. En utilisant votre intellect, vous vous trompez vous-même et vous vous séparez des autres. Celui qui a les mains sales devrait les nettoyer en faisant preuve de bienveillance envers les autres. Ne vous immiscez pas dans les affaires des autres. En nous purifiant, nous pourrions être pacifiques et heureux. Notre existence repose dans le Soi, pour accéder au bonheur véritable, notre confiance ne devrait pas être mise en Maya. Pour la réalisation du Soi, nous ne devrions nous fier qu’à Lui (Atman). Celui qui a la conviction de l’inutilité de l’intellect se fondra dans le pur Soi (Sadguru).