Nirupana 17 – Ce qui est réel ne fait pas des allées et venues

aux pieds du maître -Nisargadatta

 

jeudi 23 mars 1978

 La connaissance du Soi signifie avoir une parfaite compréhension de ce que nous sommes précisément.

Le corps, pour lequel tous les plus grands soins sont pris, est impermanent et irréel.

Quoi que ce soit qui peut être connu, n’est pas la connaissance du Soi.

Celui qui croit qu’il va mourir est ignorant. Il devrait s’unir à Sat  (qui est éternel), et non pas au corps.

Un sage signifie notre vraie nature, toujours présente et immaculée.

Il n’y a pas de personnalité ici. Le sage n’est pas une personne ; il est seulement. Il est en état de satsang  permanent. (En sainte compagnie permanente).

Cependant, le cours de la vie se poursuit et se termine par

la mort. Ce que vous prenez pour vous-même n’est pas votre compagnon; il ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Celui qui supporte toutes choses est un sage (jnani).  Peut-il causer de la souffrance aux autres ?

Le mouvement des cinq éléments n’est pas le sien. Quelle que soit l’identité que vous essayez de vous modeler dans le but d’être heureux, il faudra la laisser. Vos pensées changent avec l’âge. Vous avez de la fierté à être comme ceci ou comme cela en tant que corps physique.

Vous avez l’impression d’être comme ci ou comme ça. La sensation « Je souffre de ceci ou de cela » est l’ignorance. Soyez convaincu que vous êtes autre que les sens ; leur expérience n’est pas votre expérience.

Ceci est la condition de Brahman. 

La conscience pure n’a jamais eu d’expérience.

Le mental est constitué de la collection d’impressions qui a été enregistrée en lui depuis la naissance. Ce qui constitue le corps est identique à ce qui constitue le monde.

Quand cela se prend pour le corps, il devient différent du monde.

Être un avec le monde, veut dire avoir de la dévotion pour tous les êtres, en tant que Dieu.

Celui qui se prend pour le corps n’a ni tolérance, ni patience. Atman  est mon Soi. Il est toujours libre. Il n’a pas de forme, mais sa propre lumière est la sensation « Je suis ». C’est la conscience pure.

Quand quelqu’un vit cette dimension, sa connaissance est « Je ne suis pas le corps, je suis la conscience qui s’éclaire de sa propre lumière ».

Ce qui est réel ne fait pas des allées et venues ; seul le corps s’en va.

extrait du Nirupana 17 p87  « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

 

Nirupana 16 – Bhagavan

bhagavan

 Bhagavan signifie la lumière.

La lumière de  Bhagavan est comme un grand vide fait de lumière. Est-ce qu’il y a une différence entre cette lumière et votre propre lumière ? Quand vous connaissez votre conscience et que vous devenez le témoin, vous comprenez alors que le ciel est votre lumière.

Il n’y a rien en dehors de la lumière de Dieu.

La qualité naturelle de Dieu est votre propre conscience.

Dès que la conscience apparaît, les cinq éléments apparaissent et le monde avec.

Votre regard a la même couleur que l’espace. Tous les noms sont ceux des manifestations de Dieu. Y avait-il un nom avant cela ? 

Bhagavan signifie la conscience manifestée. Ce par quoi vous savez que vous êtes est Sa nature.

Dans toutes choses alentour, il y a Dieu et uniquement Dieu. Est-ce que cette lumière fait une différence entre un homme et une femme ? Tout ceci, dans chacune de ses parties comme dans son ensemble, est conscience.

Cette saveur ou cette connaissance de sa propre existence est  Bhagavan.

Comprendre cela, c’est voir Dieu dans chaque être vivant. Oubliez que vous êtes un être humain. Votre lumière est la lumière de  Bhagavan.

Dans tout ce qui apparaît, quelle en est la Source lumineuse ? C’est la lumière seule. Elle est présente dans une pierre, mais elle est mise en évidence à travers vous.

Dans toutes choses, il y a seulement une qualité.

C’est la conscience.

N.M

dimanche 19 mars 1978

Extrait du nirupana 16 de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 15 – Acceptez le corps comme un habit, mais ne soyez pas le corps.

conscience, rêve, veille, je suis

 Quelle que soit l’expérience faite dans le monde, il n’y a personne qui fait.

Tout apparaît spontanément. L’espace est partout, mais la conscience est antérieure à l’espace.

La lumière de la conscience est espace. Vous expérimenterez son étendue quand votre conscience identifiée disparaîtra.

« Je suis » est la pensée racine. Sans cette sensation première, à quoi pourrions-nous nous identifier ?

Que sommes-nous dans l’état de sommeil profond ou de transe ?

Quand il n’y a pas la sensation « Je suis », on se réfère alors au non manifesté.

Toutes les activités d’une vie entière reposent sur le concept « Je suis ».

Quoi qu’il en soit, il est sans véritable existence.

Ce concept n’est pas né du corps.

Même si vous n’avez pas le concept d’être, vous êtes.

La conscience est subtile, lumineuse, consciente d’elle -même.

Elle est plus subtile encore que l’espace.

Vous percevrez tout cela quand vous deviendrez conscience.

Acceptez le corps comme un habit, mais ne soyez pas le corps.

N.M

Extrait du Nirupana 15 de « méditations avec sri Nisargadatta Maharaj »  éd. Aluna

Nirupana 14 – Ici où apparaissent veille et sommeil

veille et sommeil conscience

Extrait du Nirupana 14

 

 La plupart des êtres sont  attachés au corps.

Rare est celui qui reconnaît que le corps dépend de la conscience.

C’est la nature du temps qui fait dire à quelqu’un : « Je suis le corps, c’est moi qui agis », et alors misères et joies s’ensuivent.

Penser « Je suis comme cela ou comme ceci » est un savoir périphérique.

Voir sa vraie nature est une connaissance intérieure directe.

L’ignorance (la conscience) apparaît et brille, mais c’est temporaire.

Par la succession des états de veille et de sommeil, il n’y a pas de stabilité.

Tant que vous vous identifiez à l’état de veille, il ne peut pas y avoir de paix durable.

Laissez s’en aller tout ce que vous n’êtes pas. Pour Cela, aucune action n’est requise.

N.M

dimanche 5 mars 1978, recueilli dans « Méditations avec Sri -Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

veille et sommeil conscience

Nirupana 13 – Au delà du Temps !

 

Nirupana 13

jeudi 2 mars 1978

Extrait:

 Observez votre vie présente. Comment et pourquoi est-elle comme cela ?

Rendez-vous compte que c’est un spectacle temporaire.

Vous faites appel à Dieu, mais où était Dieu avant que vous ayez connaissance d’être ?

Remontez à la source de tout ceci. Ce qui existe à travers

le temps ne peut durer, parce que le temps lui-même n’a pas de réalité.

Vos pensées changent aussi au fil du temps. Le manifesté est lié au temps. Les dieux et déités résultent du pouvoir du verbe. Nous sommes vivants grâce au verbe. Le pouls lui-même est verbe. Quelle que soit votre croyance, elle est vraie pour vous. Cependant, elle est liée au temps et n’est pas éternelle.

La Vérité est non manifestée.

Méditez sur ce par quoi vous savez que vous êtes.

N.M

extrait de « méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » ed. aluna p71

Nirupana 12 – le véritable Guru

véritable guru

 Bien qu’elle apparaisse extérieure, votre conscience contient l’immensité

du monde phénoménal. Celui-ci, en tant que création de cette

subtile conscience, n’est pas vrai. Seul Brahman  est vérité. Restez fixé

sur cela. C’est la véritable méditation. Tant que vous serez à la recherche

d’un profit personnel, vous ne pourrez réaliser le Soi.

Atman  est notre vraie nature. C’est la conscience sans forme.

Par la combinaison du corps, de prana  et d’Atman,  apparaît la sensation « je suis ».

Laissez de côté vos problèmes et restez installé dans le Soi.

Le corps a une forme, mais la conscience dans le corps n’en a pas.

En prenant le corps pour votre forme, la dualité est créée. Elle apporte avec elle l’expérience de la joie et de la tristesse.

Ayez pour seule attention la conscience par laquelle tout est expérimenté. Elle est antérieure à l’intellect.

La connaissance (jnana)  est appelée le Guru . Cela veut dire que c’est la connaissance à travers l’enseignant qui est le Guru .

Là où il y a expérience du Soi, il y a félicité. Nous sommes cette félicité. La conscience est le bourdonnement de l’être. Le saisir, c’est méditer.

Parmi les gens qui disent être heureux, est-ce qu’il y en a qui ont expérimenté la félicité ? Notre vraie nature n’est ni la joie, ni la peine.

Le Soi, Lui-même, est félicité.

Porter de la dévotion au Guru,  c’est vénérer sa parole.

Ce qui revient à porter de la dévotion à notre propre conscience.

« Je suis » est avant l’intellect, avant toutes qualités. Il est comme l’espace. Il est le ciel infini de la conscience. Tout autant insondable que stupéfiant.

Gardez l’attention fixée sur Lui. Vénérez-le sans aucune dualité. Ne vous identifiez pas au corps. Vous êtes l’océan de félicité. Abandonnez-vous à ces mots du Guru  : « Je ne suis pas le corps, je suis la force de vie, je suis sans forme, je suis Brahman  qui donne vie au corps. »

Il n’y a pas de limite à la joie véritable, quand il n’y a pas de limite à la conscience par une identification.

La conscience vous soutiendra, si vous avez foi dans la parole

du Guru.  La mort n’a plus prise sur vous quand votre seule préoccupation

intérieure est la dévotion que vous portez au Guru . La conscience

se manifeste de différentes manières, y compris par toutes sortes de

visions. Celui qui est fermement établi dans l’enseignement du Guru  n’a

aucune peur. C’est uniquement à cause de l’identification au corps que

notre dimension d’Atman , qui est pure félicité, doit endurer des états

miséreux. Ne vous prenez pas pour un individu, restez dans la présence

du Tout manifesté. Son corps est espace.

N.M

extrait de « méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » ed. aluna p71

Nirupana 11 – Méditation du Soi

méditation du Soi

 

Nirupana 11  extrait

jeudi 9 février 1978

Quoi qu’il arrive ou n’arrive pas, cela prend place en Dieu ( conscience « je suis » témoin), à travers Dieu ( en tant que conscience « Je suis » manifestée.)

Vous n’êtes pas concerné par cela.( en tant que Soi)

Être présent à cela tout au long de la journée est la méditation du Soi.

Que le prana ( la force de vie, la conscience en tant qu’énergie de manifestation) s’en aille, maintenant ou dans dix mille ans, il n’y aura ni gain ni perte pour le jnani ( ce qui a connaissance de sa véritable Nature- le Soi, antérieur à la conscience) .

N.M  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 10 – Connaissance

Nirupana 10 – Extrait

dimanche 29 janvier 1978

 Avec la naissance, la sensation « Je suis » apparaît.

Avant la naissance, cette sensation n’existait pas.

L’énergie vitale effectue toutes les actions.

Le connaisseur est antérieur au connu. (Le connaisseur signifie

le Soi ou Paramatman  qui est antérieur à la conscience, suivant les circonstances Nisargadatta peut employer le terme Soi , pour désigner la conscience pure, non -identifiée ou alors l’Absolu, antérieur à la conscience).

Il s’agit de l’état non manifesté. C’est la véritable nature de tout être. Celui qui

réalise cet état est appelé jnani.  L’ignorant associe la sensation « Je

suis » au corps, le chercheur l’associe à la conscience pure, alors que le

jnani  ne s’identifie à rien. Une fois cela écouté, voyez ce qu’il en est de

votre état présent. Il n’y avait pas de concepts avant la naissance, mais

une paix infinie. Le concept « Je suis » émerge à travers l’énergie de sattva

guna ( c.f glossaire).  La conscience identifiée est appréciée uniquement par ignorance.

Le chercheur l’apprécie en tant que connaissance. L’être réalisé n’est plus

concerné par cette satisfaction. Celui qui connaît est antérieur à la connaissance.

N.M   » Méditations avec Sri Nisargadatta » Ed. Aluna

Nirupana 9 – Contrôle

 NIRUPANA 9 extrait

dimanche 22 janvier 1978

 

 Quoi que vous ayez

pris pour acquis, cela n’a pas de valeur.

Vous n’avez aucun contrôle sur les activités quotidiennes.

Elles se poursuivent d’elles-mêmes.

Une fois installé réellement dans le Soi, vous ne désirez plus rien.

N.M

Nirupana 8 – notre propre expérience

Nirupana 8 – extrait

jeudi 19 janvier 1978

 Le savoir livresque doit être confronté à notre propre expérience.

Quand nous sortons du sommeil profond, ce qui apparaît en premier

est la conscience microscopique. C’est la sensation « Je suis » avant

tout mot. Cette graine de conscience est à la racine de toutes les expériences.

Instantanément, elle prend la taille de l’univers. Mais vous

devez voir l’irréalité de cette conscience. Le monde apparaît avec votre

réveil. L’expérience se poursuit avec celui qui expérimente.

Saisissez la Source de cette connaissance.

N.M

extrait de «  Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  ed.Aluna