Nirupana 26 – Lumière du Soi

Nisargadatta maharaj

 Je ne parle pas à votre corps. D’ailleurs, vous ne devriez pas non plus parler en tant que corps.

Laissez le corps être. Veillez sur lui. Dès à présent, ayez connaissance de qui quittera le corps, maintenant que vous n’êtes plus le corps mais celui qui connaît le corps.

Soyez totalement attentif.

Soyez présent au fait que vous êtes la lumière, et ensuite agissez.

La conscience est une lampe, la source de lumière. Voyez-vous le ciel grâce à cette lumière où êtes-vous vu à cause du ciel ?

Discernez ceci.

Rendez-vous à la Source qui est antérieure à l’espace.

Est-ce que votre vue est entachée ? Est-ce que l’espace à un quelconque trou en lui ? Est-ce que la vision de vos yeux n’est pas la vision du Soi lui-même ? Est-ce que cette lumière est mâle ou femelle ? C’est parce que vous l’utilisez avec le concept du corps, que la peur de mourir apparaît. Vous souhaitez et espérez tant de choses ! Mais pourquoi ne pas vous rendre à la Source ? Est-ce que quelqu’un a vu la lumière du Soi mourir ?

N.M

jeudi 27 avril 1978

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 25 – un océan de félicité

félicité Soi Nisargadatta

 Jetez loin tout concept tel que « J’ai acquis une grande valeur» ou « Je suis un grand pécheur ».

Quelle est l’entité qui ressent cela ? La conscience identifiée ne lâchera pas sa prise sur vous, tant que seront présentes des pensées qui suggèrent que votre bien-être est le résultat d’une pratique spirituelle.

La seule chose que vous ayez à faire est de constamment être présent au Soi. Ne créez pas d’amitiés avec quoi que ce soit qui vous soit perceptible (ne laissez pas les choses du monde vous attirer).

Si vous avez à agir, ne faites qu’une chose : satisfaire la conscience. Elle est très reconnaissante. Elle vous montrera directement tout ce qui EST. Vous réaliserez que l’immense manifestation n’a jamais existé. Vous êtes si microscopique que vous ne pouvez pas vous voir au travers de vos connaissances. Prenez les paroles du Guru  pour autorité. Vous n’avez pas de corps. Ce qui est antérieur à la conscience est une paix sans fond.

Rendez-vous à elle. Ne faites pas d’une félicité éternelle un objet. Vous êtes antérieur aux objets. Le moment de la mort est le plus empli de grâce. Il n’y a rien à gagner d’autre dans ce monde que la mort. L’ironie est que là où il y a la peur de la mort, juste à cet endroit, se trouve un océan de félicité.

N.M

dimanche 23 avril 1978

Nirupana 25 extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 24 – la parole du Guru

la parole du guru

 Accrochez-vous aux mots du Guru  : « Je suis la pure conscience qui s’éclaire elle-même. »

Ensuite, vous pouvez vous impliquer dans toutes les activités du monde.

Pendant le sommeil, rappelez-vous les mots du Guru .

Pendant le sommeil profond, il n’y a pas de conscience identifiée ; ainsi l’identification est rompue.

Recommencez de même quand vous vous réveillez.

N.M

jeudi 20 avril 1978

Extrait du nirupana 24 de «  méditations avec Sri nisargadatta maharaja » aux éd. Aluna

Nirupana 23 – mourir un temps de grande joie

mourir un temps de grande joie

 

 Le moment de mourir est un temps de grande joie.

Pour la conscience individuelle identifiée, il s’agit de la mort.

Quand vous mourrez en disant que vous êtes pure lumière, vous serez libre.

Le moment de la mort, si terrifiant, devient un moment joyeux par la dévotion au Guru. 

C’est toute la grandeur de la parole du Guru. 

Prenez en exemple le bonheur ressenti par celui qui plonge dans le sommeil.

L’expérience de joie ou de peine survient par la présence de la conscience.

Elle devient pure joie par la grâce du Guru . La joie procurée par le départ de la force vitale du corps ne peut être exprimée par des mots.

Les affaires du monde ne sont pas vraies. Alors à quoi faut-il renoncer ? Poursuivez vos activités quotidiennes comme vous aimez le faire.

Souvenez-vous de la parole du Guru , pas intellectuellement, mais présentement.

Une fois convaincu de votre vraie nature, vous ne serez plus concerné par la calomnie.

Par votre lumière, vous pouvez observer toutes les autres lumières du monde. Comment cette lumière pourrait elle

se teinter ? Sans passer par les mots, réalisez qu’il n’y a pas de Dieu, ou autre Brahman, en dehors de vous. Gardez cela présent, sans mots.

C’est la parole du Guru.  Celui qui amenuise la lumière du Soi endurera de grandes souffrances. Tout ce que vous reconnaissez, l’est par ses couleurs et ses contours. Le Soi ne peut être reconnu parce qu’il n’a ni couleur, ni contour.

N.M

extrait du Nirupana 23 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 22 – l’ illusion de la naissance

illusion naissance Nisargadatt

jeudi 13 avril 1978

 Vous avez beaucoup lu et entendu. Maintenant tournez-vous vers celui qui lit et entend. Le fait que vous ayez connaissance d’être, est source de misère autant que de joie. Dieu est source de joie, tandis que maya  est la racine de la misère. Mais à l’origine, c’est uniquement la conscience.

Trouvez ce que vous avez par vous-même qui soit vraiment à vous. Méditez sur cela, et sachez que celui qui contemple Dieu est lui-même Dieu. Seul le Sadguru  peut vous dire qu’il en est ainsi. Les autres enseignants vous diront de vivre comme des serviteurs de Dieu.

Dans votre enfance, votre mère vous a appris à reconnaître les sons. Si elle ne l’avait pas fait, quel serait votre langage aujourd’hui ? Je vous parle aujourd’hui dans le langage qui était le vôtre avant que vous fassiez l’expérience des sons. Cependant vous avez encore besoin de comprendre la signification de ce qui est dit dans le langage que vous avez appris.

Toutes les religions du monde sont de simples concepts. Possédez-vous d’autres savoirs en dehors de ce que vous avez lu ou entendu ? La voie du Soi implique la voie du prana  et de la conscience, parce que nous sommes la conscience. La conscience manifestée n’est pas stable, tandis que le non manifesté est la Vérité immuable.

Quand on s’occupe de l’horoscope d’un enfant, la première chose prise en compte est son heure de naissance. Alors, qui est né ? Est-ce le temps, ou est-ce l’enfant ? Les occupations quotidiennes sont exécutées sous le dictat du temps. Le temps est la durée.

La sensation d’être l’acteur peut être appelée le mental. Dans toutes ces interactions est présent Celui qui est sans naissance. Par la grâce du Sadguru, l’illusion de la naissance s’évanouira à jamais.

N.M

Extrait du Nirupana 22 de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 21 – connaissance

connaissance nisargadatta

 Même avec l’initiation adéquate, si vous ne suivez pas ce qui est dit, ce n’est d’aucune utilité.

Sans que soit prononcé le moindre mot sacré ou mondain, ce qui est là naturellement est votre conscience.

Qui connaît la connaissance contenue dans le monde ?

C’est votre propre conscience, aussi appelée le Soi. Sans couleur, sans forme, sans conception. C’est la conscience pure.

Votre comportement suit ce que vous avez entendu. Mais prêtez vous attention à Ce qui écoute maintenant ? Ce qui écoute est votre conscience. Chacun interagit avec le monde avec la connaissance acquise par les cinq sens. Est-ce que cette connaissance a une couleur ou une forme ? Encore une fois, vous y surimposez des idées fausses et ainsi vous devenez malheureux.

Votre conscience est amour et dévotion.

La preuve de l’existence de Dieu est notre conscience. Tandis que vous méditerez sur cette connaissance, les cinq éléments viendront à vous pour vous servir. Vous croyez inutilement que vous êtes emplis de vices et de faiblesses. Faites sortir cette négativité par la contemplation de votre conscience et la reconnaissance de votre vraie nature.

La connaissance du Soi descendra sur vous au moment adéquat, alors vous serez sans limite.

Ainsi le mental, qui veut toujours obtenir quelque chose ou se débarrasser de quelque chose, disparaîtra.

Les cinq éléments seront à votre service.

La paix réelle ne peut se réaliser que si la fierté de toute connaissance est abandonnée.

Le sage est véritablement en paix.

N.M

le dimanche 9 avril 1978

extrait de  » Méditations avec Sri Nisargadatta » éd. aluna

Nirupana 20 – Aucune expérience ne dure

aucune expérience ne dure

 Aucune expérience ne dure.

Celui qui expérimente ne peut pas être décrit, nous sommes celui qui expérimente. Ce qui dépend de la force vitale et de la conscience ne dure pas. L’éternel est avant ça.

Nous devons regarder le concept « Je suis quelqu’un, Je suis quelque chose ».

Tout ce qui se manifeste, le fait en accord avec la nature du temps. Le désir d’atteindre la réalisation du Soi apparaît lui aussi conformément aux dictats du temps.

Quand la conscience apparaît, le monde devient visible. En grandissant, vous quittez l’enfance.

De la même manière, en acquérant la connaissance juste, vous quittez l’identification à la forme corporelle.

N.M

Extrait de Nirupana 20 du dimanche 2 avril 1978

 » méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éditions Aluna

Nirupana 19 – Maya

maya

jeudi 30 mars 1978

 Maya signifie : l’illusion qui apparaît soudainement. Il s’agit de l’illusion d’avoir une dimension et une forme. Cela s’est produit par l’oubli de votre véritable nature. Voyez comment et quand vous avez acquis le concept d’exister. Celui qui connaît le Soi n’a pas de problème avec ce qui est bien ou mal. Avoir un quelconque souhait est de la mendicité.

Restez tranquille. Peu à peu, vous saurez ce qui se passe réellement et pourquoi. En fait, même quand il n’y a rien de néfaste, le  jiva ( la conscience identifiée au corps et aux pensées) a le sentiment qu’une grande calamité se produit, et il part au combat jusqu’à en mourir vainement.

Dans l’état d’identification au corps-mental, tous sont des mendiants. Chacun demande une chose ou une autre. Jusqu’à ce que l’ignorance disparaisse, le concept « Je veux aller au-delà » persistera.

Il n’y a que maha-maya (la grande illusion.) Elle doit être démasquée,après avoir été vénérée en tant que Dieu ou  Brahman. C’est alors, en même temps, le Divin qui est détrôné. Rare est celui qui vous évoquera cette connaissance la plus secrète.

Une fois passé le temps de vénérer le Soi en tant que Dieu, l’ignorance est révélée.

Alors, aucune connaissance ne peut subsister.

N.M

Extrait  du Nirupana 19 de « méditations avec Sri Nisargadatta » éd.Aluna

 

Nirupana 18 – l’ ignorance absolue

méditation avec sri nisargadatta maharaj

 Quand vous allez vous coucher, vous êtes le sommeil lui-même. Vous n’êtes pas séparé du sommeil. Au réveil, la connaissance « Je suis » émerge en vous et instantanément crée le monde. Quand vous êtes endormi, vous êtes pure ignorance.

Qu’est-ce qui se passerait si un jour cette ignorance ne se réveillait pas ? Qui serait là pour mourir ? L’ignorance dort et se réveille tous les jours ! Quel est le sens de la suppression de l’ignorance ?

Vous pouvez donner le sens que vous voulez. Mais que se passe-t-il réellement?  Vous, qui êtes réveillé, allez vous coucher.

C’est-à-dire que la connaissance devient ignorance. Vous devez saisir l’importance véritable de ce fait.

N.M

Extrait du Nirupana 18 p91 de « méditations avec sri Nisargadatta maharaj » éd. Aluna

Commentaire : Dans cette phrase, l’ignorance évoque l’Absolu,(Parabrahman) alors que la connaissance se réfère à « Je suis »(Braham, Dieu, conscience témoin et énergie de manifestation tout à la fois).

Nirupana 17 – Ce qui est réel ne fait pas des allées et venues

aux pieds du maître -Nisargadatta

 

jeudi 23 mars 1978

 La connaissance du Soi signifie avoir une parfaite compréhension de ce que nous sommes précisément.

Le corps, pour lequel tous les plus grands soins sont pris, est impermanent et irréel.

Quoi que ce soit qui peut être connu, n’est pas la connaissance du Soi.

Celui qui croit qu’il va mourir est ignorant. Il devrait s’unir à Sat  (qui est éternel), et non pas au corps.

Un sage signifie notre vraie nature, toujours présente et immaculée.

Il n’y a pas de personnalité ici. Le sage n’est pas une personne ; il est seulement. Il est en état de satsang  permanent. (En sainte compagnie permanente).

Cependant, le cours de la vie se poursuit et se termine par

la mort. Ce que vous prenez pour vous-même n’est pas votre compagnon; il ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Celui qui supporte toutes choses est un sage (jnani).  Peut-il causer de la souffrance aux autres ?

Le mouvement des cinq éléments n’est pas le sien. Quelle que soit l’identité que vous essayez de vous modeler dans le but d’être heureux, il faudra la laisser. Vos pensées changent avec l’âge. Vous avez de la fierté à être comme ceci ou comme cela en tant que corps physique.

Vous avez l’impression d’être comme ci ou comme ça. La sensation « Je souffre de ceci ou de cela » est l’ignorance. Soyez convaincu que vous êtes autre que les sens ; leur expérience n’est pas votre expérience.

Ceci est la condition de Brahman. 

La conscience pure n’a jamais eu d’expérience.

Le mental est constitué de la collection d’impressions qui a été enregistrée en lui depuis la naissance. Ce qui constitue le corps est identique à ce qui constitue le monde.

Quand cela se prend pour le corps, il devient différent du monde.

Être un avec le monde, veut dire avoir de la dévotion pour tous les êtres, en tant que Dieu.

Celui qui se prend pour le corps n’a ni tolérance, ni patience. Atman  est mon Soi. Il est toujours libre. Il n’a pas de forme, mais sa propre lumière est la sensation « Je suis ». C’est la conscience pure.

Quand quelqu’un vit cette dimension, sa connaissance est « Je ne suis pas le corps, je suis la conscience qui s’éclaire de sa propre lumière ».

Ce qui est réel ne fait pas des allées et venues ; seul le corps s’en va.

extrait du Nirupana 17 p87  « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna