Nirupana 35 – pas d’activités

conscience Nisargadatta

 Plus vous accédez à la compréhension de la spiritualité, plus vos besoins se réduisent.

Quand un jiva (conscience se percevant comme individu) meurt, cela veut dire que le sens « Je suis » prend fin.

Pour saisir cela, il faut y être stabilisé. Quoi que  ce soit à quoi vous vous identifiez, cela prendra fin.

Le sentiment « Je suis »,que vous avez pris pour si grand, ne durera pas.

L’état de veille émerge du sommeil profond.

En même temps arrive la sensation « Je suis ».

Quand le mental est occupé avec les activités quotidiennes, nous nous lions à ce que nous disons ou faisons.

Autrement, le sentiment d’être, par lui-même, est détaché.

À moins que nous nous donnions un nom, il n’y a pas d’activité.

En réalité, personne ne fait, et aucune action n’est réellement vraie ; rien n’est fait.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 11 juin 1978

extrait du Nirupana 35  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 34 – ‘Je suis’ une expérience transitoire

je suis conscience

 Toutes les religions sont les religions de la tradition.

La vraie religion est de connaître la nature du Soi.

Soyez en Cela.

Celui qui est mort, a-t-il l’expérience d’être mort ? Quelqu’un d’autre dira qu’il est mort. C’est la tradition.

Ce qui voit, à travers celui qui connaît, est la conscience.

Dans cette vision se déroule toute cette performance.

Après la réalisation, il n’y a plus de place pour l’individualité.

Mais reste une mémoire, sous une forme ou une autre, d’être un individu.

La conscience qui s’est déployée dans tout l’univers n’appartient à personne en particulier.

Elle appartient à tous.

De toute manière, elle est passagère, temporaire, liée au temps.

Quand son temps est fini, ça s’en va.

N.M

jeudi 8 juin 1978

extrait du Nirupana 34 de  » méditations avec sri nisargadatta maharaja » éd. Aluna

Nirupana 33 – Naissance et connaissance

naissance connaissance nisargadattta maharaj

 Qu’est-ce qui est nécessaire pour reconnaître le Soi ? Est-ce le mental? Ce qui connaît le mental est la conscience.

Le Soi ne peut être connu qu’au travers de la conscience. Ici, l’intellect n’est d’aucune utilité. L’intellect est l’essence du mental collectif. La conscience doit être réalisée au travers de la conscience qui est antérieure au mental.

Vous dites que vous connaissez le flot du mental, et pourtant vous vous laissez emporter par lui. Cela est faux. Cela veut dire qu’il n’y a aucune conviction de ce que vous êtes, et tant que c’est le cas, la peur est là. Toute la grandeur du monde entier est dans le coeur d’un être humain. Malgré cela, il n’arrive pas à le comprendre. Il se considère comme le corps et souffre la misère. Tous les grands sages du monde le sont devenus en méditant sur leur propre conscience. Elle se déploie et révèle sa grandeur.

Cela qui était déjà là est venu à connaître « C’est ». Ceci est appelé la naissance. Le nom de maya  est donné à la naissance. Maya  est le comportement des gunas . Sa source est la conscience. C’est la connaissance créée à la naissance. La naissance implique être. Vous êtes antérieur à cette connaissance. Tout ceci est « l’activité sportive » de votre conscience. Quoi que ce soit qui est ressenti, imaginé ou connu n’est présentement pas vous. Celui qui connaît cela est le Soi. La création, le maintien, la dissolution de la conscience se passent sur la base du suprême Soi.

N.M

mardi 6 juin 1978

Extrait du Nirupana 33 de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 32- Conscience espace

conscience nisargadatta maharaj

 

 La forme de la conscience (« Je suis ») est espace. En tant que sans forme, avez-vous un quelconque besoin ?

Prenez l’espace pour votre identité. S’en tenir à cette identité en permanence est appelé une ascèse spirituelle. N’amenez pas d’humain dans cela. Une fois cela réalisé, est-ce qu’il y aurait encore un besoin de maison, de famille ?

De quel outil disposez-vous pour cette recherche ? N’est-ce pas la connaissance que vous êtes ? C’est le capital premier qui est déployé à travers le monde sous la forme des cinq éléments.

Krishna a aussi enseigné cette connaissance de différentes manières. Quel était Son capital ?

N’était-ce pas Sa conscience ? Pour la plupart des gens, le même capital est entaché par les concepts de péchés et de vertus. Que vous voyiez une déité ou un fantôme, il est vu dans la clarté de votre lumière. La plupart des enseignants recommandent des rites et rituels. Personne ne parle de telles évidences.

Si vous avez la conviction que l’espace est votre nature, y a-t-il encore gain ou perte ?

Celui qui connaît la conscience est antérieur à elle. Celui-ci, qui est antérieur à la conscience, ne peut être décrit en mots. Existence-conscience-félicité (sat-chit-ananda)  est la qualité de la connaissance.

C’est encore objectif. Celui qui connaît n’est pas un objet. Mon discours est ainsi parce que j’ai vu sat-chit-ananda  dans son essence.

La connaissance « Je suis » est félicité. Tant que vous n’aurez pas expérimenté ceci, vous ne serez pas à même d’appréhender le Soi. Dès lors que vous serez stabilisé dans le Soi, le commentaire permanent du mental s’arrêtera.

Nisargadatta maharaj

Dimanche 28 mai 1978

extrait du Nirupana 32 de  » Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 31 – connaissance et inconnaissable

conscience je suis Nisargadatta Maharaj connaissance et inconnaissable

20 avril 1978

 Ici, nous parlons uniquement de pourquoi nous avons besoin de notre sensation d’être et de quelle utilité elle est pour nous maintenant.

Ici, rien n’est évoqué au sujet du passé ou du futur.

Quoi que ce soit de connu arrivera à sa fin. Chacun a l’impression qu’il devrait « être », mais « être » ne reste pas indéfiniment.

« Nous sommes tels que nous apparaissons » – ce concept si profondément enraciné doit s’en aller. Nous devons réaliser le fait que nous ne sommes pas tels que nous apparaissons, mais que nous sommes comme nous nous voyons.

La croyance que nous allons mourir est fausse. Le connu deviendra inconnu.

Nous sommes par nature « inconnaissables ». Tout comme le fait que l’eau s’évapore, ou que le soleil se couche, ou que la lampe s’éteint, ne veut pas dire qu’il y a mort. Comprenez la mort comme ceci.

 Chacun devrait se considérer en tant que conscience et non pas en tant que corps. Tout ce qui dépend de la mémoire ne peut durer. Tout ce qui est connu sera oublié. Celui à qui la connaissance arrive est toujours en paix.

Nous n’allons pas mourir, mais ce qui est connu deviendra inconnaissable, cela ne sera plus perçu. L’inconnaissable est appelé Dieu, Brahman , etc. C’est tout un bazar de noms. Toute action est effectuée en vertu du nom. Considérez votre conscience en tant que Dieu, et vénérez-la comme vous l’a enseigné le Guru .

Toute action est simple divertissement. La nature du divertissement varie avec le temps.

La force vitale est une. À cause de la multitude des formes, chaque chose semble différente d’une autre. Chaque sage a une manière différente de se comporter. Il y a des milliers d’êtres humains, mais chacun est différent. Il en est de même des Avatars  (incarnations). Par exemple, Rama est différent de Krishna. Les jours ont des noms différents, mais le soleil est le même.

Ce puzzle se solutionnera lentement, et finalement il ne restera plus trace d’ego.

N.M

Extrait du Nirupana 31 de  » Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 30 – Action sans acteur

nisargadatta maharaja action sans acteur

 Gardez le silence et dites : « Je ne suis pas le corps. »

Tout disparaîtra spontanément et votre vraie nature sera dévoilée. Je ne suis pas le Sattva guna  (conscience) parce que je suis celui qui le connaît (Je suis antérieur à lui). J’étais déjà là avant que le corps me recouvre, mais je n’avais pas d’information.

Toute cette connaissance n’est pas honnête. La raison en est qu’elle est soumise au changement. La manifestation est appelée naissance. Mais la naissance de qui ?

La manifestation est atomique, mais elle a engendré tout l’univers ! L’ignorance originelle est devenue une personne centenaire et dit : « Je suis devenu un mahatma  (une grande

âme). » Mais si cette ignorance (ou conscience) s’en va, alors quoi ?

Comment cela se passe-t-il quand vous faites l’expérience d’une bonne ou d’une mauvaise odeur ? Est-ce que cela se produit spontanément? Qui fait cela ? Qui présente l’image que vous en avez ? Gardez vous volontairement quelque chose en mémoire, ou est-ce que cela se fait de lui-même ? Toutes sortes de besoins arrivent avec le corps et font de nous des mendiants. Là où il n’y a pas conscience, il y a perfection.

Là où il y a conscience du corps, Dieu (la conscience) est là, et là où se trouve Dieu il y a aussi un corps.

(L’Absolu – Parabrahman  est antérieur au deux.) Quand nous éprouvons de la peine, son origine est notre propre conscience.

Là où il n’y a pas connaissance, il n’y a pas de formes, pas de gunas , pas d’actions.

Concentrez-vous sur la conscience et rien d’autre.

Quoi que vous fassiez sera une obstruction.

Extrait du Nirupana 30 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 29 – le temps

nisargadatta Nirupana 29

 Le temps apparaît avec « Je suis » et alors tout arrive. Quand il disparaît, rien ne reste.

Ce n’est pas possible d’être totalement sans préoccupation, parce que c’est inhérent à la nature du temps. Nous sommes juste des spectateurs impuissants.

Les choses arrivent telles qu’il se doit.

Toutes les affaires du monde se font spontanément. Rare est celui qui examinera et délibérera sur cette question.

Nous évoluons dans notre vie quotidienne uniquement sur la base de ce que nous avons lu et entendu (Maharaj dit que chacun d’entre nous est conscience pure, un témoin passif. Les impressions enregistrées dans la mémoire sont à l’origine de toutes les activités. Cela se fait automatiquement).

Nous avons oublié notre vraie nature. Notre comportement est celui d’un roi se comportant comme un mendiant dans un rêve. À l’état de veille, nous avons la connaissance, mais il y a aussi l’enchevêtrement des trois gunas .

Menez à bien vos activités quotidiennes mais rappelez-vous qu’elles sont éphémères.

Il est dit que Dieu créa le monde.

C’est notre propre conscience. Elle est sans forme. Quand cela est réalisé, le travail est accompli.

Évoquez-vous libre et sans corps.

Contemplez le contemplateur.

Extrait de Nirupana 29 « Méditations avec Sri Nisrgadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 28 – Paix

Nisargadatta paix

 Patience, foi et détermination sont nécessaires.

La fréquentation d’un sage revient à fréquenter la paix. C’est antérieur à la conscience.

Chidananda (conscience-félicité) porte une sensation de dualité. Elle est plaisir. Elle est mouvement. Elle est là, avec la connaissance « je suis ».

Dans la non-dualité (la non-manifestation), il n’y a pas de trace de gunas .

C’est pourquoi, il ne s’y trouve pas de félicité non plus. Il n’y a pas de connaissance dans l’état suprême. Quand on ne sait pas que l’on est, il y a une paix infinie. Tout ce qui a été disparaîtra. Réalisez le Soi avant cette échéance. Il n’y a pas de paix dans la connaissance. Le mental lui-même est l’absence de paix.

LUI (en tant qu’Absolu) sera toujours là quand des milliards de soleil seront apparus et disparus. Ô combien tout puissant est-Il ? Sa puissance est la vôtre quand vous ne vous connaissez pas (avant l’apparition de la conscience).

L’apparition du verbe signifie l’apparition du ciel (espace). Le fait que vous soyez est l’apparition du temps.

Ne restez pas collé à ce qui vous a été enseigné.

N.M

samedi 13 mai 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 27 – Une vie de rêve

Nisargadatta maharaja rêve

 L’expérience de Dieu (la conscience) est là tant qu’il y a vie.

Quoi qu’il en soit, Je suis intemporel. Cependant, mon état véritable doit encore être décrit par relation avec quelque chose.

Le non manifesté devient manifesté avec la sensation « Je suis ». Dans la prison de ce concept, quatre-vingtun ans se sont écoulés.

Il n’y a rien de comparable à l’expérience « moi réalisant Dieu » ou « Dieu me connaissant ». Ce ne sont pourtant que des ouï-dire. Dieu n’est qu’un concept. Tous les concepts sont limités au temps.

Mon état infini est sans désirs et sans pensées. Le concept « Je suis » est venu, sans attente, et avec lui le monde.

Un roi rêve pendant cinq minutes. Dans ce rêve il est mendiant pendant cent ans ! Quand il se réveille, il est à nouveau le roi comme auparavant. Le rêve « Je suis » est momentané.

Dans ce rêve, nombreux sont ceux qui m’encensent, nombreux aussi sont ceux qui me molestent. Cela ne m’affecte pas. Toujours, je suis parfait.

N.M

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 26 – Lumière du Soi

Nisargadatta maharaj

 Je ne parle pas à votre corps. D’ailleurs, vous ne devriez pas non plus parler en tant que corps.

Laissez le corps être. Veillez sur lui. Dès à présent, ayez connaissance de qui quittera le corps, maintenant que vous n’êtes plus le corps mais celui qui connaît le corps.

Soyez totalement attentif.

Soyez présent au fait que vous êtes la lumière, et ensuite agissez.

La conscience est une lampe, la source de lumière. Voyez-vous le ciel grâce à cette lumière où êtes-vous vu à cause du ciel ?

Discernez ceci.

Rendez-vous à la Source qui est antérieure à l’espace.

Est-ce que votre vue est entachée ? Est-ce que l’espace à un quelconque trou en lui ? Est-ce que la vision de vos yeux n’est pas la vision du Soi lui-même ? Est-ce que cette lumière est mâle ou femelle ? C’est parce que vous l’utilisez avec le concept du corps, que la peur de mourir apparaît. Vous souhaitez et espérez tant de choses ! Mais pourquoi ne pas vous rendre à la Source ? Est-ce que quelqu’un a vu la lumière du Soi mourir ?

N.M

jeudi 27 avril 1978

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna