Nirupana 51 – La Source est antérieure à la sensation « Je suis »

Source je suis Nisargadatta

 La Source est antérieure à la sensation « Je suis ».

Elle n’a pas de forme. Elle est comme l’espace. Rien ne peut être dit au sujet du Soi. Celui qui connaît la conscience est seulement un témoin. Il est non acteur. Il n’est pas demandé, à celui qui a réalisé la Vérité, de faire quoi que se soit au profit du monde.

Le mental est le langage du prana . Il parle en fonction des impressions qu’il a collectées. Le mental signifie les impressions enregistrées dans le prana . Votre comportement en est le résultat. Le mental est créé si vous acceptez la signification des mots. Votre silence doit être mené à son extrême.

Une fois atteint l’état de jnani , vous saurez que les pensées qui sont dans votre mental ne valent pas deux centimes. Vous êtes « possédé » signifie simplement que le mental est possédé par le mental.

Qui, ou quoi est capable de « vous » posséder ? Êtes-vous d’une quelconque manière concerné par cela ? Qui est concerné par votre vie familiale et vos enfants ? Est-ce vous ou votre mental ? Est-ce le mental qui vous reconnaît ou est-ce vous qui reconnaissez le mental ? Pourquoi acceptez-vous ce que votre mental vous dit être votre passé ou votre futur ? Quelle est votre véritable identité dans le corps ?

 Vous êtes vide comme l’espace. Vous êtes, tout comme l’espace, inséparable. Vous n’êtes ni petit, ni grand. Vous emplissez tout et êtes toujours vide, et toujours et encore vous êtes. (Vous imprégnez toute chose). L’espace antérieur au monde est appelé la conscience. Son essence est l’amour du Soi. Il est antérieur au monde, aussi n’a-t-il pas de signification. Peut-il être expérimenté ?

 

Nisargadatta Maharaj

mardi 15 août 1978

Extrait du Nirupana 51 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »

Nirupana 50 – Votre conscience est Dieu

Conscience Dieu Nisargadatta

 Si vous ne pouvez pas faire autre chose, au moins, saluez l’état de veille qui se lève le matin. Et pareillement, au coucher, saluez l’état de sommeil et abandonnez-vous à lui.

Soyez présent au fait que votre conscience est Dieu.

 Au moins, rappelez-vous ce que vous avez entendu.

Par cette pratique, votre environnement changera, vous estomperez les difficultés.

En adorant Dieu, on devient Dieu et libéré des peines. Jour après jour, les difficultés se réduisent.

Aucune joie ne dure, la jouissance de la réalisation du Soi est éternelle.

La conscience en vous connaît tout. Votre intellect n’est d’aucune utilité.

Votre conscience photographie automatiquement tout ce que vous faites et voyez. Les plus petits détails sont enregistrés. Jusqu’à ce que  cela soit réalisé, leurs effets sont présents. Par la pratique de la dévotion divine, les éléments néfastes sont éliminés. Par la fréquentation d’un sage, toutes les misères prennent fin, et vous réalisez que vous êtes de nature divine.

Méditez, seul, sur « Je suis sans forme, lumière, pure conscience ».

La force vitale agit au travers du corps. La conscience est le témoin.

C’est Baghavan , le Lumineux. Il n’agit pas. Ne le prenez pas pour le corps. Ce serait une grande faute. L’état de veille se lève spontanément le matin. Vous êtes misérable parce que vous prenez cet état d’éveil pour le corps. Cet élément impur (le corps) paraît beau par la lumière de Dieu en lui. La lumière n’a pas de couleur. C’est votre amour du Soi. Il est de forme divine.

Dieu aide celui qui affirme ne pas être le corps.

Étant donné qu’il n’y a pas de raison à votre existence, y aurait-il une raison à la mort ?

Le corps ne restera pas. Aussi, comprenez ceci maintenant : mon Guru est constamment avec moi en tant que ma conscience. Il n’y a pas de paroles, pas de mouvements sans Lui.

Bien qu’il ait des milliers de noms, il est ma vraie nature.

Votre conscience est la source de la dévotion. Qui adore qui ? Vous adorez votre conscience en vous prenant pour le corps. Cela a généré une dualité, et avec elle la mort. Sans prononcer de mots, dites : « Je suis sans forme, sans désir, pur espace. Ma perception « Je suis » est de nature divine. »

La plus petite présence de Dieu est de la taille de tout l’univers. Vénérez votre sens « Je suis » en tant que Guru .

Nisargadatta Maharaj

mardi 7 août 1978

Extrait du Nirupana 50 de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 49 – Sadguru, la porte du Soi

SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ

 Soyez libre du besoin de la conscience pendant qu’elle est encore dans le corps. C’est par la grâce du Soi que l’on est inspiré par la dévotion et que l’on suit une voie spirituelle. Alors, on devient silencieux et béni. Dans cette présence, vous ne ferez rien qui ne devra pas être fait.

Le désir d’accéder à la réalisation du Soi mène au Guru . Cela devient facile dans sa présence et dans une constante écoute du sens de sa parole.

Le Soi suprême, inaccessible, est naturellement présent. La Vérité, une fois atteinte, ne peut être analysée par le mental. La nature du sage ne peut être perçue par l’intellect. La connaissance acquise dans cette association est constamment piétinée par les gens. Alors, quelle fierté trouver à la compagnie d’un sage ? Le monde apparaît parfait, tel qu’il est. Il n’y a plus de différenciation entre bien et mal. Pour moi, la vie n’a pas de perte ou de gain. La vie et la mort sont des concepts individuels.

Un individu devient ce pourquoi il se prend.

Le monde bouge par la force du verbe, mais les mots ne peuvent pointer la Vérité. À l’intérieur du principe non manifesté émerge la sensation d’être. À l’intérieur de cela, le monde est créé. Dans le monde, il y a le chaos. Qui est antérieur à cela ? N’est-Il pas toujours là, Celui qui connaît ceci ? Cela qui connaît le monde est antérieur au monde. Cela qui est antérieur au monde est la grâce du Sadguru . Le disciple offre son être au Sadguru,  qui en retour lui offre sa bénédiction. Il donne la paix éternelle, qui de façon inhérente est la vôtre. Après s’être mis en quête du Soi, on devient silencieux, tandis que les autres travaillent ardemment à satisfaire leurs besoins.

Nisargadatta maharaj

dimanche 6 août 1978

Extrait de  » Méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 48 – mula maya , l’illusion première

maya nisargadatta maharaj

 Le non manifesté est sans mouvement.

Où se trouve-t-il ?

Réfléchissez bien à ce point. Par un frémissement du non manifesté, une infime maya  est créée. S’il n’y avait pas de sens d’individualité, personne ne serait concerné par maya .

Vous êtes éternellement non manifesté par nature.

La conscience implique une individualité. Ce qui connaît la conscience est le non manifesté.

Quand, soudainement, vous accédez à « Je suis », cela vous fascine. C’est la même chose que l’amour.

Votre conscience a été créée à travers l’ignorance. Ceci est la maya primordiale. ( mula maya)

Nisargadatta Maharaj

Extrait du Nirupana 48 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 47 – Vous êtes Brahman

vous êtes Brahman, nirupana nisargadatta

 

 Tenez-vous-en au fait que vous êtes Brahman.

En premier lieu, vous savez que vous êtes, ensuite les mots suivent. De quelle information s’agit-il ? C’est l’information de celui qui ressent « Je suis ». La conscience est connaissance ; un sens d’être. Tout le mouvement de Purusha  (le Soi suprême) et de prakiti  (la création) repose sur ceci. Celui qui atteint ceci se tient tranquille. Il sait qu’en son absence il n’y a ni joie, ni peine. Pouvez-vous revenir à cet état ?

Ainsi, pour connaître qui vous êtes, rentrez dans la compréhension de la conscience avec détermination. Qu’y a-t-il de plus important que la conscience dans le monde ? Quand vous atteindrez ce point, vous ne prononcerez plus aucun mot sur les autres. Sans la conscience, il n’y a pas de mot. Portez votre attention sur la conscience, et rien d’autre.

Celui qui ne reconnaît pas ceci doit endurer de nombreuses misères.

Le monde est un jeu de divertissements créé à partir de notre propre existence. Personne ne peut arrêter le processus de création, de maintien et de dissolution du monde. Parce qu’il n’y a pas de créateur.

Par une simple illumination de la conscience, l’univers avec ses espaces infinis est créé. C’est le merveilleux de la conscience la plus subtile.

Qui arrive en premier, le corps du monde ou votre corps ? Votre vraie nature est sans forme, cependant elle s’identifie au corps. De la même façon, le monde semble réel au travers des sens !

Qui est antérieur : le monde ou celui qui perçoit le monde ?

Votre réveil est pareil au monde. `

En premier vient la conscience, et ensuite le monde est vu en elle. La conscience est instable. Elle aime être. Quand la sensation « Je suis » suit son cours, le monde fait de même. Vous devez percevoir ceci avec une discrimination intérieure très fine. Ce vaste monde panoramique est la réflexion de votre conscience. En tant que tel, il est sans nom ; cependant le nom lui donne un support, et les interactions sont rendues possibles. Tous les noms sont des concepts. Quand Paramatman  reste à l’état non manifesté, peut-il avoir un nom ?

Krishna dit qu’il est en toute chose. Les êtres différencient par sens de la dualité. Soit ils prient, soit ils censurent. Le concept « Je suis comme ceci » est la première cause de misère ou de joie. Si vous restez avec la sensation « Je suis », la vibration la plus simple de « Je suis », vous digérerez les soucis aussi facilement que les joies. Quoi que ce soit qui soit visible, qui apparaisse, n’est jamais vraiment arrivé !

Nisargadatta Maharaj

dimanche 30 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 46 – Brahman

nirupana nisargadatta

 Est-ce que le corps connaît votre conscience ? Le corps est un objet matériel. Sans le prana , c’est un corps matériel. La conscience, par le Brahma-randra,  expérimente joie et souffrance. Qui est présent à la conscience ? Quand ceci deviendra parfaitement clair, plaisir et souffrance s’en iront. Restera la paix. Dans le corps, il n’y a rien d’autre que pur Brahman . Celui qui connaît la conscience, la sensation « Je suis », est celui qui connaît réellement. Celui-ci ne peut être décrit. La conscience dans le corps est Dieu lui-même. Elle connaît naturellement Brahman . Elle prend l’aspect de l’espace, de l’eau, du feu, de l’air, de la terre; tout ceci n’est que la conscience. C’est notre conscience qui agit à travers les cinq éléments. Elle n’a aucune identification en tant qu’homme ou femme.

Le propos du corps est de connaître Brahman . L’erreur est que le même Brahman  s’identifie lui-même au corps. Il ne peut pas se connaître lui-même sans le corps humain. Or, Il s’est reconnu en tant que conscience identifiée au corps. Les cinq caractéristiques du corps reposent sur les mots (l’écoute), la forme (la vue), le toucher, le goût, et l’odorat.

La vibration de Brahman  dans votre corps les ressent. Aussi, le corps humain a une grande importance. Ne perdez pas un seul instant, portez toute votre attention sur votre vraie nature.

La conscience éveillée est la représentation de Paramatman . C’est chose facile pour celui qui se reconnaît en tant que Dieu et devient un avec Lui. Saisissez et tenez-vous à cette Vérité. Rappelez- vous sans cesse que la conscience est votre vraie nature (Brahman  manifesté.) Elle a été priée sous des millions de noms.

Quand la conscience germe, elle prend la forme d’un enfant. Que possédez-vous en dehors de la conscience ? La lumière. Rappelez-vous constamment que c’est votre vraie nature. Celui qui a cette connaissance est Paramatman . Il est l’évidence qu’Il est. Si vous avez la compréhension de ceci, il n’y a pas besoin d’ascèses.

L’identification au corps est la cause des tourments. Quand il n’y a pas l’expérience  d’un simple mot, alors que vous êtes éveillé, il s’agit de votre vraie nature. Votre conscience est la matrice d’or (Hiranya Garbha ) à travers laquelle le monde a été créé. À travers la conception, le non manifesté est devenu manifesté.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 23 juillet 1978

Extrait de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 45 – Méditez avec Amour et dévotion

méditez avec amour et dévotion

 L’amour du Soi dans le corps s’éclaire de lui-même. Tous les noms sont ceux de l’amour du Soi. Vous devez méditer. De toute manière, la conscience est le méditant et aussi celui qui écoute. Méditez avec amour et dévotion. Alors vous accéderez à la compréhension de tout ceci au travers de la conscience.

Elle est l’essence du corps avec son doux parfum; elle est de la plus grande importance. Qui n’apprécie pas sa sensation d’être : la perception « Je suis » ? Sans la conscience, qui pratiquerait la dévotion ? Par nature, nous sommes conscience, amour, joie. Abandonnez-vous à la conscience sans aucune dualité. La conscience, toujours lumineuse, rayonne comme le soleil de votre vraie nature. Quand ceci est correctement compris, le mirage de la conscience identifiée au corps disparaît.

 La dévotion non duelle est la dévotion de notre propre Soi. Portez une attention continuelle à ce qui est constamment là. Vous devez ressentir cette nécessité. Votre conscience est passée dans des millions d’incarnations. Elle connaît sa grandeur, telle que décrite par le Guru . Elle est ce qui connaît le temps. C’est votre véritable nature. Les plus grands sages le sont devenus en vénérant leur conscience.

La parole du Guru  dit ceci : « Vous êtes la conscience subtile qui est devenue le monde. » Le monde ne peut être connu que si la conscience est là. Elle est aussi nommée Brahman . Le Soi est immortel. C’est la Paix éternelle, un océan de félicité. Sans cette connaissance, il n’y a pas de jours et de nuits. Cette connaissance ne vous oubliera pas même si vous retournez à la conscience du corps.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 20 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  éd.Aluna

Nirupana 44 – Un rêve de jour au milieu de la nuit

rêve de jour nisargadatta maharaj

 Les étapes de la vie sont sujettes au changement. Elles n’étaient pas présentes avant la naissance. Même le fait d’être identifié à un homme ou une femme ne dure pas. La religion, Dieu, etc., sont des médicaments pour ces différentes étapes. Vous savez qu’aucun état d’être n’est permanent. Cependant, à cause de l’illusion, vous les prenez pour vrais. Rare est celui qui connaît ces étapes. L’état fondamental est que vous avez connaissance d’être. Ceci est l’état racine, et il est misérable.

Il est nécessaire de connaître par soi-même ce qui est non changeant dans ceci. Cela ne se trouve pas dans l’état de veille, dans le sommeil, ou en samâdhi . Notre conscience, elle-même, est non permanente. Quand elle prend fin, nous disons que la personne est morte. Celle-ci ne sait plus qu’elle est. Réalisez qu’aucune mémoire n’est éternelle, et soyez libre. La sensation « Je suis » ne sera pas indéfiniment là, quel que soit le nom ou la forme. Ce qui a été créé disparaîtra assurément.

La force vitale n’a pas de conscience par elle-même. Quand elle prend forme, la sensation d’être apparaît. La forme est la sensation d’être. Pour celui qui connaît sa véritable nature, le puzzle se résout. Les autres parleront par inférence.

Le plus grand attachement est votre sensation d’être.

N’avez-vous pas actuellement la sensation d’être ? Et n’est-il pas vrai que vous ne l’aviez pas auparavant ? Il est dit que le monde est une illusion. Pourquoi en est-il ainsi ? La raison est que votre sensation d’être ne dure pas.

La conscience est la graine du monde. Quand elle germe et se déploie, elle devient espace. La graine veut dire « Ce qui n’était pas visible auparavant, peut maintenant être vu ». La lumière de la conscience signifie la lumière du soleil et de la lune. C’est comme un rêve de jour au milieu de la nuit. L’état de veille est comme ce rêve. La graine veut dire aussi dualité. La graine porteuse de la qualité de conscience divine est présente en chaque être.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 16 juillet 1978

Extrait du Nirupana 44  de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 43 – la fièvre mental et la création du temps

temps illusion fièvre mental

 Le mental est comme une fièvre qui vous serait tombée dessus, sans savoir comment. Quoi que vous fassiez apporte de la souffrance. Vous menez à bien vos actions pour supporter votre mental. Quand la forme corporelle vient à l’existence, la sensation « Je suis » est perçue. Le mental est créé à partir de cette sensation d’être. Le repos se trouve dans le sommeil profond. Une fois réveillé, vous courez alentour faire des choses qui, vous pensez, vous seront bénéfiques. Pourquoi en est-il ainsi ? C’est une tentative de se débarrasser de cette fièvre appelée le mental. Il y a de nombreux noms donnés au mental : Brahman, Prana , etc. Tant qu’il n’y avait pas de mental, comment étiez-vous ? Avant que le mental apparaisse, à quoi ressemble quelqu’un ? Il était parfait Brahman, antérieur au concept, antérieur à la manifestation, antérieur aux trois gunas . Parabrahman  est connu de tous les êtres vivants. Tant que le mental n’était pas perçu, il n’y avait besoin de rien. Il n’y avait pas de connaissance « Je suis » ou « Je ne suis pas ». Quand vous accédez à cette compréhension, la dévotion envers Brahman,  etc., est vue comme une blague, alors la « fièvre-mental » s’en va.

Pour parler vrai, vous vous battez pour votre bien-être parce que vous êtes dans la confusion de l’illusion première.

Ce qui est vu n’est pas votre véritable nature. Cela, qui était immobile, s’est légèrement mis en mouvement et a créé ce monde rêvé. Ceci signifie que vous êtes réellement le créateur. La vision qui a créé le monde n’est elle-même pas vraie. Il semble que beaucoup de choses se font dans ce rêve, mais réellement, est-ce que quelque chose s’est fait ?

Peut-on porter le moindre crédit à la revendication d’actions de cette forme corporelle ?

Vous vivez en tant que corps, aussi vous comportez-vous comme quelqu’un qui obéit au temps. Vous n’avez pas la connaissance que le temps est votre création. La sensation « Je suis éveillé » est le temps. Qui soutient cet univers, avec ses soleil, lune et étoiles ? C’est Le même que Celui qui le voit. C’est ce qui fait dire à Krishna : « Je soutiens l’univers. »

Le temps est une saison. La sensation « Je suis éveillé » est le temps. Alors vient le mental avec la connaissance « Je suis ». Elle a envahi toute chose.

Mais, c’est une phase temporaire. Krishna dit : « J’ai observé cette phase, et c’est en cela que Je suis le créateur de l’univers. »

Nisargadatta Maharaj

 13 juillet 1978

extrait de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 42 – Conscience

nisargadatta maharaj nirupana

 Pour s’imprégner de mes mots, il convient de méditer sur la conscience dans la solitude.

Quand la conscience est purifiée, elle se résorbe dans l’état non manifesté ; une paix sans fin prend place alors.

Vous avez été charmé par la conscience, et vous vous êtes identifié à votre corps. Il est très difficile de rompre cette habitude. Après avoir entendu tout ceci, vous pouvez continuer de vivre votre vie comme bon vous semble.

Il n’y a pas besoin de rituels. Il n’y a pas de séparation entre nous.

Je vous vois sans forme, même si vous vous prenez pour un corps.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 9 juillet 1978

Extrait de Nirupana 42 de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna