Nirupana 48 – mula maya , l’illusion première

maya nisargadatta maharaj

 Le non manifesté est sans mouvement.

Où se trouve-t-il ?

Réfléchissez bien à ce point. Par un frémissement du non manifesté, une infime maya  est créée. S’il n’y avait pas de sens d’individualité, personne ne serait concerné par maya .

Vous êtes éternellement non manifesté par nature.

La conscience implique une individualité. Ce qui connaît la conscience est le non manifesté.

Quand, soudainement, vous accédez à « Je suis », cela vous fascine. C’est la même chose que l’amour.

Votre conscience a été créée à travers l’ignorance. Ceci est la maya primordiale. ( mula maya)

Nisargadatta Maharaj

Extrait du Nirupana 48 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 47 – Vous êtes Brahman

vous êtes Brahman, nirupana nisargadatta

 

 Tenez-vous-en au fait que vous êtes Brahman.

En premier lieu, vous savez que vous êtes, ensuite les mots suivent. De quelle information s’agit-il ? C’est l’information de celui qui ressent « Je suis ». La conscience est connaissance ; un sens d’être. Tout le mouvement de Purusha  (le Soi suprême) et de prakiti  (la création) repose sur ceci. Celui qui atteint ceci se tient tranquille. Il sait qu’en son absence il n’y a ni joie, ni peine. Pouvez-vous revenir à cet état ?

Ainsi, pour connaître qui vous êtes, rentrez dans la compréhension de la conscience avec détermination. Qu’y a-t-il de plus important que la conscience dans le monde ? Quand vous atteindrez ce point, vous ne prononcerez plus aucun mot sur les autres. Sans la conscience, il n’y a pas de mot. Portez votre attention sur la conscience, et rien d’autre.

Celui qui ne reconnaît pas ceci doit endurer de nombreuses misères.

Le monde est un jeu de divertissements créé à partir de notre propre existence. Personne ne peut arrêter le processus de création, de maintien et de dissolution du monde. Parce qu’il n’y a pas de créateur.

Par une simple illumination de la conscience, l’univers avec ses espaces infinis est créé. C’est le merveilleux de la conscience la plus subtile.

Qui arrive en premier, le corps du monde ou votre corps ? Votre vraie nature est sans forme, cependant elle s’identifie au corps. De la même façon, le monde semble réel au travers des sens !

Qui est antérieur : le monde ou celui qui perçoit le monde ?

Votre réveil est pareil au monde. `

En premier vient la conscience, et ensuite le monde est vu en elle. La conscience est instable. Elle aime être. Quand la sensation « Je suis » suit son cours, le monde fait de même. Vous devez percevoir ceci avec une discrimination intérieure très fine. Ce vaste monde panoramique est la réflexion de votre conscience. En tant que tel, il est sans nom ; cependant le nom lui donne un support, et les interactions sont rendues possibles. Tous les noms sont des concepts. Quand Paramatman  reste à l’état non manifesté, peut-il avoir un nom ?

Krishna dit qu’il est en toute chose. Les êtres différencient par sens de la dualité. Soit ils prient, soit ils censurent. Le concept « Je suis comme ceci » est la première cause de misère ou de joie. Si vous restez avec la sensation « Je suis », la vibration la plus simple de « Je suis », vous digérerez les soucis aussi facilement que les joies. Quoi que ce soit qui soit visible, qui apparaisse, n’est jamais vraiment arrivé !

Nisargadatta Maharaj

dimanche 30 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 46 – Brahman

nirupana nisargadatta

 Est-ce que le corps connaît votre conscience ? Le corps est un objet matériel. Sans le prana , c’est un corps matériel. La conscience, par le Brahma-randra,  expérimente joie et souffrance. Qui est présent à la conscience ? Quand ceci deviendra parfaitement clair, plaisir et souffrance s’en iront. Restera la paix. Dans le corps, il n’y a rien d’autre que pur Brahman . Celui qui connaît la conscience, la sensation « Je suis », est celui qui connaît réellement. Celui-ci ne peut être décrit. La conscience dans le corps est Dieu lui-même. Elle connaît naturellement Brahman . Elle prend l’aspect de l’espace, de l’eau, du feu, de l’air, de la terre; tout ceci n’est que la conscience. C’est notre conscience qui agit à travers les cinq éléments. Elle n’a aucune identification en tant qu’homme ou femme.

Le propos du corps est de connaître Brahman . L’erreur est que le même Brahman  s’identifie lui-même au corps. Il ne peut pas se connaître lui-même sans le corps humain. Or, Il s’est reconnu en tant que conscience identifiée au corps. Les cinq caractéristiques du corps reposent sur les mots (l’écoute), la forme (la vue), le toucher, le goût, et l’odorat.

La vibration de Brahman  dans votre corps les ressent. Aussi, le corps humain a une grande importance. Ne perdez pas un seul instant, portez toute votre attention sur votre vraie nature.

La conscience éveillée est la représentation de Paramatman . C’est chose facile pour celui qui se reconnaît en tant que Dieu et devient un avec Lui. Saisissez et tenez-vous à cette Vérité. Rappelez- vous sans cesse que la conscience est votre vraie nature (Brahman  manifesté.) Elle a été priée sous des millions de noms.

Quand la conscience germe, elle prend la forme d’un enfant. Que possédez-vous en dehors de la conscience ? La lumière. Rappelez-vous constamment que c’est votre vraie nature. Celui qui a cette connaissance est Paramatman . Il est l’évidence qu’Il est. Si vous avez la compréhension de ceci, il n’y a pas besoin d’ascèses.

L’identification au corps est la cause des tourments. Quand il n’y a pas l’expérience  d’un simple mot, alors que vous êtes éveillé, il s’agit de votre vraie nature. Votre conscience est la matrice d’or (Hiranya Garbha ) à travers laquelle le monde a été créé. À travers la conception, le non manifesté est devenu manifesté.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 23 juillet 1978

Extrait de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 45 – Méditez avec Amour et dévotion

méditez avec amour et dévotion

 L’amour du Soi dans le corps s’éclaire de lui-même. Tous les noms sont ceux de l’amour du Soi. Vous devez méditer. De toute manière, la conscience est le méditant et aussi celui qui écoute. Méditez avec amour et dévotion. Alors vous accéderez à la compréhension de tout ceci au travers de la conscience.

Elle est l’essence du corps avec son doux parfum; elle est de la plus grande importance. Qui n’apprécie pas sa sensation d’être : la perception « Je suis » ? Sans la conscience, qui pratiquerait la dévotion ? Par nature, nous sommes conscience, amour, joie. Abandonnez-vous à la conscience sans aucune dualité. La conscience, toujours lumineuse, rayonne comme le soleil de votre vraie nature. Quand ceci est correctement compris, le mirage de la conscience identifiée au corps disparaît.

 La dévotion non duelle est la dévotion de notre propre Soi. Portez une attention continuelle à ce qui est constamment là. Vous devez ressentir cette nécessité. Votre conscience est passée dans des millions d’incarnations. Elle connaît sa grandeur, telle que décrite par le Guru . Elle est ce qui connaît le temps. C’est votre véritable nature. Les plus grands sages le sont devenus en vénérant leur conscience.

La parole du Guru  dit ceci : « Vous êtes la conscience subtile qui est devenue le monde. » Le monde ne peut être connu que si la conscience est là. Elle est aussi nommée Brahman . Le Soi est immortel. C’est la Paix éternelle, un océan de félicité. Sans cette connaissance, il n’y a pas de jours et de nuits. Cette connaissance ne vous oubliera pas même si vous retournez à la conscience du corps.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 20 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  éd.Aluna

Nirupana 44 – Un rêve de jour au milieu de la nuit

rêve de jour nisargadatta maharaj

 Les étapes de la vie sont sujettes au changement. Elles n’étaient pas présentes avant la naissance. Même le fait d’être identifié à un homme ou une femme ne dure pas. La religion, Dieu, etc., sont des médicaments pour ces différentes étapes. Vous savez qu’aucun état d’être n’est permanent. Cependant, à cause de l’illusion, vous les prenez pour vrais. Rare est celui qui connaît ces étapes. L’état fondamental est que vous avez connaissance d’être. Ceci est l’état racine, et il est misérable.

Il est nécessaire de connaître par soi-même ce qui est non changeant dans ceci. Cela ne se trouve pas dans l’état de veille, dans le sommeil, ou en samâdhi . Notre conscience, elle-même, est non permanente. Quand elle prend fin, nous disons que la personne est morte. Celle-ci ne sait plus qu’elle est. Réalisez qu’aucune mémoire n’est éternelle, et soyez libre. La sensation « Je suis » ne sera pas indéfiniment là, quel que soit le nom ou la forme. Ce qui a été créé disparaîtra assurément.

La force vitale n’a pas de conscience par elle-même. Quand elle prend forme, la sensation d’être apparaît. La forme est la sensation d’être. Pour celui qui connaît sa véritable nature, le puzzle se résout. Les autres parleront par inférence.

Le plus grand attachement est votre sensation d’être.

N’avez-vous pas actuellement la sensation d’être ? Et n’est-il pas vrai que vous ne l’aviez pas auparavant ? Il est dit que le monde est une illusion. Pourquoi en est-il ainsi ? La raison est que votre sensation d’être ne dure pas.

La conscience est la graine du monde. Quand elle germe et se déploie, elle devient espace. La graine veut dire « Ce qui n’était pas visible auparavant, peut maintenant être vu ». La lumière de la conscience signifie la lumière du soleil et de la lune. C’est comme un rêve de jour au milieu de la nuit. L’état de veille est comme ce rêve. La graine veut dire aussi dualité. La graine porteuse de la qualité de conscience divine est présente en chaque être.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 16 juillet 1978

Extrait du Nirupana 44  de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 43 – la fièvre mental et la création du temps

temps illusion fièvre mental

 Le mental est comme une fièvre qui vous serait tombée dessus, sans savoir comment. Quoi que vous fassiez apporte de la souffrance. Vous menez à bien vos actions pour supporter votre mental. Quand la forme corporelle vient à l’existence, la sensation « Je suis » est perçue. Le mental est créé à partir de cette sensation d’être. Le repos se trouve dans le sommeil profond. Une fois réveillé, vous courez alentour faire des choses qui, vous pensez, vous seront bénéfiques. Pourquoi en est-il ainsi ? C’est une tentative de se débarrasser de cette fièvre appelée le mental. Il y a de nombreux noms donnés au mental : Brahman, Prana , etc. Tant qu’il n’y avait pas de mental, comment étiez-vous ? Avant que le mental apparaisse, à quoi ressemble quelqu’un ? Il était parfait Brahman, antérieur au concept, antérieur à la manifestation, antérieur aux trois gunas . Parabrahman  est connu de tous les êtres vivants. Tant que le mental n’était pas perçu, il n’y avait besoin de rien. Il n’y avait pas de connaissance « Je suis » ou « Je ne suis pas ». Quand vous accédez à cette compréhension, la dévotion envers Brahman,  etc., est vue comme une blague, alors la « fièvre-mental » s’en va.

Pour parler vrai, vous vous battez pour votre bien-être parce que vous êtes dans la confusion de l’illusion première.

Ce qui est vu n’est pas votre véritable nature. Cela, qui était immobile, s’est légèrement mis en mouvement et a créé ce monde rêvé. Ceci signifie que vous êtes réellement le créateur. La vision qui a créé le monde n’est elle-même pas vraie. Il semble que beaucoup de choses se font dans ce rêve, mais réellement, est-ce que quelque chose s’est fait ?

Peut-on porter le moindre crédit à la revendication d’actions de cette forme corporelle ?

Vous vivez en tant que corps, aussi vous comportez-vous comme quelqu’un qui obéit au temps. Vous n’avez pas la connaissance que le temps est votre création. La sensation « Je suis éveillé » est le temps. Qui soutient cet univers, avec ses soleil, lune et étoiles ? C’est Le même que Celui qui le voit. C’est ce qui fait dire à Krishna : « Je soutiens l’univers. »

Le temps est une saison. La sensation « Je suis éveillé » est le temps. Alors vient le mental avec la connaissance « Je suis ». Elle a envahi toute chose.

Mais, c’est une phase temporaire. Krishna dit : « J’ai observé cette phase, et c’est en cela que Je suis le créateur de l’univers. »

Nisargadatta Maharaj

 13 juillet 1978

extrait de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 42 – Conscience

nisargadatta maharaj nirupana

 Pour s’imprégner de mes mots, il convient de méditer sur la conscience dans la solitude.

Quand la conscience est purifiée, elle se résorbe dans l’état non manifesté ; une paix sans fin prend place alors.

Vous avez été charmé par la conscience, et vous vous êtes identifié à votre corps. Il est très difficile de rompre cette habitude. Après avoir entendu tout ceci, vous pouvez continuer de vivre votre vie comme bon vous semble.

Il n’y a pas besoin de rituels. Il n’y a pas de séparation entre nous.

Je vous vois sans forme, même si vous vous prenez pour un corps.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 9 juillet 1978

Extrait de Nirupana 42 de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 41 – Identification

identification Nisargadatta maharaj

 Les états miséreux abondent parce que nous nous identifions au corps.

C’est dans la nature du corps-mental d’expérimenter joies et peines. Si vous réalisez que vous n’êtes pas le corps, il n’y a pas de souffrance. Pendant le sommeil profond, il n’y a pas d’ identification au corps, masculin ou féminin. Aussi n’y a-t-il pas d’expérience de joie ou de peine. Et le mental continue son activité, se prenant pour le corps. C’est faux.

S’il n’y a pas de mental, rien ne peut être observé. Vous devez accepter que « les pieds bénis du Guru »  stoppent le mental.

Vous n’avez pas de connaissance de votre naissance, vous en avez seulement entendu parler. Le passé et le futur, tels que projetés par le mental, ne vous appartiennent pas. Le mental détermine le passé, le présent et le futur, et vous fait agir en fonction de cela. Le mental vous dit que vous avez eu des millions de naissances, mais vous n’avez pas la connaissance d’une seule. Avez-vous seulement la connaissance de votre naissance actuelle ? Toutes vos expériences sont fausses. Avec la conviction que vous n’êtes ni le corps, ni le mental, vous comprendrez cette fraude.

Discriminez. Il ne peut pas il y avoir de véritable compréhension sans discrimination.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 6 juillet 1978

Extrait de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 40 – Naissance du temps

Nisargadatta naissance du temps

 Seul Paramatman  a la connaissance du temps. Tout le reste, qui s’identifie au corps, devient victime du temps. Tous les noms appartiennent au temps. Quand vous venez à connaître « Je suis », c’est la naissance du temps. C’est le temps qui est né, pas l’enfant. Pour celui qui a réalisé le Soi, le mouvement de l’horloge et le temps sont une seule et même chose. Pour l’ignorant, l’expérience du temps est une montagne de chagrins. Pour le jnani , le temps a pris fin. L’ignorant vit en pensant qu’il est le corps. Il est prisonnier du temps.

Écoutez juste ceci. Il n’y a pas besoin de rituels. Quoi que vous entendiez ici, soyez-en conscient et ensuite votre méditation suivra son cours. Votre présence est antérieure à la méditation. Le corps repose sur le temps. La conscience dans l’embryon est latente. Elle émerge sous la forme de la conscience d’être. Lentement, la conscience latente commence à se déployer. Est-ce que l’embryon expérimente le temps ? Il ne connaît pas son corps. Après la naissance, il va commencer à s’identifier au corps. Il y a une expérience du temps. Il commence à connaître sa mère. Il reconnaît sa voix.

La croissance d’un corps est le produit du temps. Personne ne peut le vouloir. Force et faiblesse apparaissent en accord avec la nature du temps. Aussi, comprenez le déroulement du temps. Tout ce que vous dites résulte du temps.

Celui qui connaît le temps n’a ni naissance, ni mort. Sans la conscience, personne n’a la connaissance. Personne n’a la connaissance « Je suis » ou « Je ne suis pas ». Le temps est mouvement qui est aussi conscience. La mesure de la durée pendant laquelle le temps est expérimenté, est le temps de votre vie.

Vous êtes le support du temps. Celui, qui connaît le temps, n’est pas dans le temps. La Source de création du temps est sans nom. Vous pourriez l’appeler Paramatman ou Parabrahman .

Nisargadatta Maharaj

jeudi 29 juin 1978

Extrait du Nirupana 40 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj «  éd. 2 océans

Nirupana 39 – Maya

maya nisargadatta maharaj

 C’est seulement après l’apparition de « Je suis » que peut venir le concept « Je suis Vishnu  » ou « Je suis Brahman  ». Mais avant que cela ne survienne, qui étais-je ? Personne ne pense à cela. Maya  fait ce qu’elle veut en prenant les formes adéquates. Créer des apparences et les dissoudre est la caractéristique de maya . Purusha  est seulement le témoin. Si maya  n’était pas là, il n’y aurait même pas mention de Purusha (en tant qu’Absolu). Quand il n’y avait pas l’expérience de maya , quelle connaissance aviez-vous de vous-même ? Tout votre savoir est illusoire . Ce n’est pas stable. C’est visible, c’est perçu, mais ce n’est pas la Vérité.

Purusha  est dépourvu d’action. Tout ce qui est vu et ressenti, l’est par la coloration de maya . Purusha  est ce qui connaît maya . Parfois, des sages développent une certaine fierté de leur réalisation. Cette fierté devient un obstacle pour eux et les fait vivre pour des milliers d’années. Tout ce qui est connu ne sera jamais stable.

Pourquoi ?

Parce que maya  est illusoire. Vous ne pouvez pas parer à maya  même en faisant pénitence pendant des milliers d’années. Même au travers des différentes traditions religieuses, l’état de veille et de sommeil sont les mêmes pour tous. Par la surimposition de maya , certains accumuleront des mérites et d’autres davantage de mauvaises actions. Une fois que le corps sera parti, il n’y aura plus de trace de mémoire de ce que vous avez fait aujourd’hui. Alors, quel usage allez-vous faire de ce mérite ?

La renaissance est l’opinion de certains sages. La connaissance basée sur des opinions est un savoir intellectuel. C’est illusoire. Ce n’est pas la connaissance du Soi. C’est temporaire. Cela existe le temps que le corps est là. Peut-il y avoir conscience sans le corps ?Qu’est-ce qui vous est propre ? La conscience qui est dans le corps.

Elle dépend de l’essence de la nourriture. Aussi longtemps que le corps fonctionne bien, vous penserez que vos pensées sont vraies. Mais reconnaissez-le dès aujourd’hui. Cette dualité n’était pas là, et même maintenant, elle n’est pas là. C’est illusoire. Bien que tout ceci soit en mouvement, rien n’existe. Il n’y a pas de sage réalisé. Personne ne vit, personne ne meurt. Tout ceci est maya . Même les sages se laissent étourdir par le pouvoir de maya . Sinon, il n’y aurait pas tant d’opinions.

La chose la plus importante est notre conscience. Elle est arrivée en tant qu’invitée pour quelques jours. Finalement, elle s’en ira. Ce qui, à l’origine, n’était pas là, retournera à cet état. Comment et dans quel emballage allez-vous préserver la conscience ? Est-ce que quelqu’un peut dire : « J’étais là avant la conscience » ? C’est uniquement la conscience qui est créée.

Faute et vertu sont juste des mots. Quand quelqu’un entreprend la discrimination, les mots se sauvent. Seul le suprême Soi a la connaissance de comment le verbe fait l’expérience du verbe. Chacun est l’esclave du mental et de l’intellect. Votre vraie nature est antérieure à la conscience. Pouvez-vous préserver cette conscience ?

Dès maintenant, regardez cela avec discernement.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 25 juin 1978

Extrait  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna.