Nirupana 56 – Il n’y a rien d’autre à part vous

A part vous Nisargadatta maharaj nirupana

 Parabrahman transmet Sa propre connaissance à  Brahman – la manifestation en tant que « Je suis ».

Il se tient là d’où le son émane. Le verbe est la conviction de  Brahman (conscience). C’est la force vitale.

Votre sensation « Je suis » est identique à  Brahman.

L’acte de voir est vide. Encore que la véritable vision de ce qui voit est la création.

La fausse identification au corps est la cause de toutes les joies et

les peines.

 ……..

Quand le prana  quitte le corps, qu’arrive-t-il au Soi ? Il se déploie

partout. Son symbole est l’espace. Vous êtes Cela. L’espace est plus

pur que les quatre éléments grossiers. Votre conscience est plus pure

que l’espace. Quand un jnani  quitte le corps, il fait l’expérience de la

félicité. Quand vous réaliserez le Soi, vous saurez que le moment de la

mort est félicité. Ce sera l’expérience de celui qui a la connaissance que

tout ce qui est créé est Brahman  – la conscience. Il n’y a rien d’autre à

part vous. Et même si un jnani  vénère le Brahman  manifesté, il n’est pas

dans l’illusion.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 27 août 1978

Extrait du Nirupana 56 de « Méditation avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 55 – Souvenez-vous de cela, et aucun concept ne vous troublera

nisargadatta maharaj français

 Il n’y a pas un seul être vivant qui n’adore Atman.  Les insectes aussi

Le vénèrent, dans le fait qu’ils prennent soin d’eux. Tous les corps humains

sont des temples de Dieu. Sans dualité, il ne peut y avoir identification

en tant que, par exemple, Brahman  et maya , Dieu et dévot. Dans un

premier temps, cela doit être divisé de la sorte, et ensuite unifié. Quand

vous vous reconnaîtrez, vous saurez qu’il n’y a pas un être vivant sur

terre pour qui vous ne serez pas utile. Dieu est omniprésent. Il imprègne

toute chose, tout lieu. C’est la vision de votre propre conscience. Si

vous comprenez ceci, pas une seule trace d’individualité ne subsistera en

vous. Tout ce que vous ferez, sera uniquement adoration du Soi.

Pour le réaliser, vous devez méditer sur la conscience par laquelle

vous avez la connaissance d’être. Appelez-la le Guru . Tenez Ses pieds

serrés. D’Elle vous tenez l’expérience du corps physique et du monde.

C’est votre propre nature. Souvenez-vous d’Elle. Vénérez-La en vous la

remémorant constamment. Elle est l’image de votre vraie nature.

Souvenez-vous de cela, et aucun concept ne vous troublera.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 24 août 1978

Extrait du Nirupana 55 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 54 – Rien ne restera

rien Nisargadatta Maharaj

 Tous les états émotionnels viennent finalement à passer. Ils sont passagers.

L’enfance s’en va automatiquement.

Est-ce que quelqu’un s’en ressent mal ?

De la même façon, vous vous en irez aussi et Dieu s’en ira.

Rien ne restera.

Nisargadatta Maharaj

mercredi 23 août 1978

Extrait du Nirupana 54 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 53 – Cela qui ne meurt jamais

cela nisargadatta maharaj meditation

 Méditez uniquement sur le fait que vous avez connaissance d’être.

Votre conscience doit être réalisée. Cela vaut toute pénitence et effort.

Vous devez pratiquer cette méditation longtemps pour être stabilisé dans la conscience. Rappelez-vous que vous n’avez pas de forme.

Votre forme est toute manifestation et toute imprégnation. On l’appelle Brahman .

Une fois que ceci est stabilisé, plus rien d’autre n’est à faire.

Alors, Cela qui ne meurt jamais, qui n’a aucune qualité et est sans illusion, sera libre.

On l’appelle Parabrahman.

Nisargadatta Maharaj

samedi 19 août 1978

Extrait de  » Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 52 – la réalisation de notre véritable nature

nisargadatta maharaj réalisation

 Être témoin se situe sur deux plans.

Sur un premier plan, notre conscience est témoin, et sur un deuxième plan il y a Ce qui est témoin de notre conscience. Il voit clairement que le monde et sa signification n’ont aucune valeur. On le trouve en restant silencieux, sans mots. Les mots rendent possible l’écoute de la connaissance.

En compagnie d’un sage, on accède à une paix sans limites, qui est antérieure aux mots. Les pensées erronées tombent.

Il y a de nombreuses sortes d’enseignements dans le monde. Le véritable enseignement est la connaissance du Soi. La connaissance signifie la reconnaissance de Dieu. Avant d’avoir reconnu Dieu, nous ne nous sommes pas reconnu.

« Nous » signifie la conscience dans la forme corporelle. On doit voir ce qu’est « Je suis ». La connaissance du monde dépend aussi de notre conscience « Je suis ».

Qu’est-ce qui vous donne l’existence ? N’est-ce pas la conscience ?

La connaître et connaître notre vraie nature est ce que l’on appelle la réalisation.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 17 août 1978

Extrait du Nirupana 52 de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 51 – La Source est antérieure à la sensation « Je suis »

Source je suis Nisargadatta

 La Source est antérieure à la sensation « Je suis ».

Elle n’a pas de forme. Elle est comme l’espace. Rien ne peut être dit au sujet du Soi. Celui qui connaît la conscience est seulement un témoin. Il est non acteur. Il n’est pas demandé, à celui qui a réalisé la Vérité, de faire quoi que se soit au profit du monde.

Le mental est le langage du prana . Il parle en fonction des impressions qu’il a collectées. Le mental signifie les impressions enregistrées dans le prana . Votre comportement en est le résultat. Le mental est créé si vous acceptez la signification des mots. Votre silence doit être mené à son extrême.

Une fois atteint l’état de jnani , vous saurez que les pensées qui sont dans votre mental ne valent pas deux centimes. Vous êtes « possédé » signifie simplement que le mental est possédé par le mental.

Qui, ou quoi est capable de « vous » posséder ? Êtes-vous d’une quelconque manière concerné par cela ? Qui est concerné par votre vie familiale et vos enfants ? Est-ce vous ou votre mental ? Est-ce le mental qui vous reconnaît ou est-ce vous qui reconnaissez le mental ? Pourquoi acceptez-vous ce que votre mental vous dit être votre passé ou votre futur ? Quelle est votre véritable identité dans le corps ?

 Vous êtes vide comme l’espace. Vous êtes, tout comme l’espace, inséparable. Vous n’êtes ni petit, ni grand. Vous emplissez tout et êtes toujours vide, et toujours et encore vous êtes. (Vous imprégnez toute chose). L’espace antérieur au monde est appelé la conscience. Son essence est l’amour du Soi. Il est antérieur au monde, aussi n’a-t-il pas de signification. Peut-il être expérimenté ?

 

Nisargadatta Maharaj

mardi 15 août 1978

Extrait du Nirupana 51 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »

Nirupana 50 – Votre conscience est Dieu

Conscience Dieu Nisargadatta

 Si vous ne pouvez pas faire autre chose, au moins, saluez l’état de veille qui se lève le matin. Et pareillement, au coucher, saluez l’état de sommeil et abandonnez-vous à lui.

Soyez présent au fait que votre conscience est Dieu.

 Au moins, rappelez-vous ce que vous avez entendu.

Par cette pratique, votre environnement changera, vous estomperez les difficultés.

En adorant Dieu, on devient Dieu et libéré des peines. Jour après jour, les difficultés se réduisent.

Aucune joie ne dure, la jouissance de la réalisation du Soi est éternelle.

La conscience en vous connaît tout. Votre intellect n’est d’aucune utilité.

Votre conscience photographie automatiquement tout ce que vous faites et voyez. Les plus petits détails sont enregistrés. Jusqu’à ce que  cela soit réalisé, leurs effets sont présents. Par la pratique de la dévotion divine, les éléments néfastes sont éliminés. Par la fréquentation d’un sage, toutes les misères prennent fin, et vous réalisez que vous êtes de nature divine.

Méditez, seul, sur « Je suis sans forme, lumière, pure conscience ».

La force vitale agit au travers du corps. La conscience est le témoin.

C’est Baghavan , le Lumineux. Il n’agit pas. Ne le prenez pas pour le corps. Ce serait une grande faute. L’état de veille se lève spontanément le matin. Vous êtes misérable parce que vous prenez cet état d’éveil pour le corps. Cet élément impur (le corps) paraît beau par la lumière de Dieu en lui. La lumière n’a pas de couleur. C’est votre amour du Soi. Il est de forme divine.

Dieu aide celui qui affirme ne pas être le corps.

Étant donné qu’il n’y a pas de raison à votre existence, y aurait-il une raison à la mort ?

Le corps ne restera pas. Aussi, comprenez ceci maintenant : mon Guru est constamment avec moi en tant que ma conscience. Il n’y a pas de paroles, pas de mouvements sans Lui.

Bien qu’il ait des milliers de noms, il est ma vraie nature.

Votre conscience est la source de la dévotion. Qui adore qui ? Vous adorez votre conscience en vous prenant pour le corps. Cela a généré une dualité, et avec elle la mort. Sans prononcer de mots, dites : « Je suis sans forme, sans désir, pur espace. Ma perception « Je suis » est de nature divine. »

La plus petite présence de Dieu est de la taille de tout l’univers. Vénérez votre sens « Je suis » en tant que Guru .

Nisargadatta Maharaj

mardi 7 août 1978

Extrait du Nirupana 50 de  » méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 49 – Sadguru, la porte du Soi

SIDDHARAMESHWAR MAHARAJ

 Soyez libre du besoin de la conscience pendant qu’elle est encore dans le corps. C’est par la grâce du Soi que l’on est inspiré par la dévotion et que l’on suit une voie spirituelle. Alors, on devient silencieux et béni. Dans cette présence, vous ne ferez rien qui ne devra pas être fait.

Le désir d’accéder à la réalisation du Soi mène au Guru . Cela devient facile dans sa présence et dans une constante écoute du sens de sa parole.

Le Soi suprême, inaccessible, est naturellement présent. La Vérité, une fois atteinte, ne peut être analysée par le mental. La nature du sage ne peut être perçue par l’intellect. La connaissance acquise dans cette association est constamment piétinée par les gens. Alors, quelle fierté trouver à la compagnie d’un sage ? Le monde apparaît parfait, tel qu’il est. Il n’y a plus de différenciation entre bien et mal. Pour moi, la vie n’a pas de perte ou de gain. La vie et la mort sont des concepts individuels.

Un individu devient ce pourquoi il se prend.

Le monde bouge par la force du verbe, mais les mots ne peuvent pointer la Vérité. À l’intérieur du principe non manifesté émerge la sensation d’être. À l’intérieur de cela, le monde est créé. Dans le monde, il y a le chaos. Qui est antérieur à cela ? N’est-Il pas toujours là, Celui qui connaît ceci ? Cela qui connaît le monde est antérieur au monde. Cela qui est antérieur au monde est la grâce du Sadguru . Le disciple offre son être au Sadguru,  qui en retour lui offre sa bénédiction. Il donne la paix éternelle, qui de façon inhérente est la vôtre. Après s’être mis en quête du Soi, on devient silencieux, tandis que les autres travaillent ardemment à satisfaire leurs besoins.

Nisargadatta maharaj

dimanche 6 août 1978

Extrait de  » Méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 48 – mula maya , l’illusion première

maya nisargadatta maharaj

 Le non manifesté est sans mouvement.

Où se trouve-t-il ?

Réfléchissez bien à ce point. Par un frémissement du non manifesté, une infime maya  est créée. S’il n’y avait pas de sens d’individualité, personne ne serait concerné par maya .

Vous êtes éternellement non manifesté par nature.

La conscience implique une individualité. Ce qui connaît la conscience est le non manifesté.

Quand, soudainement, vous accédez à « Je suis », cela vous fascine. C’est la même chose que l’amour.

Votre conscience a été créée à travers l’ignorance. Ceci est la maya primordiale. ( mula maya)

Nisargadatta Maharaj

Extrait du Nirupana 48 de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

Nirupana 47 – Vous êtes Brahman

vous êtes Brahman, nirupana nisargadatta

 

 Tenez-vous-en au fait que vous êtes Brahman.

En premier lieu, vous savez que vous êtes, ensuite les mots suivent. De quelle information s’agit-il ? C’est l’information de celui qui ressent « Je suis ». La conscience est connaissance ; un sens d’être. Tout le mouvement de Purusha  (le Soi suprême) et de prakiti  (la création) repose sur ceci. Celui qui atteint ceci se tient tranquille. Il sait qu’en son absence il n’y a ni joie, ni peine. Pouvez-vous revenir à cet état ?

Ainsi, pour connaître qui vous êtes, rentrez dans la compréhension de la conscience avec détermination. Qu’y a-t-il de plus important que la conscience dans le monde ? Quand vous atteindrez ce point, vous ne prononcerez plus aucun mot sur les autres. Sans la conscience, il n’y a pas de mot. Portez votre attention sur la conscience, et rien d’autre.

Celui qui ne reconnaît pas ceci doit endurer de nombreuses misères.

Le monde est un jeu de divertissements créé à partir de notre propre existence. Personne ne peut arrêter le processus de création, de maintien et de dissolution du monde. Parce qu’il n’y a pas de créateur.

Par une simple illumination de la conscience, l’univers avec ses espaces infinis est créé. C’est le merveilleux de la conscience la plus subtile.

Qui arrive en premier, le corps du monde ou votre corps ? Votre vraie nature est sans forme, cependant elle s’identifie au corps. De la même façon, le monde semble réel au travers des sens !

Qui est antérieur : le monde ou celui qui perçoit le monde ?

Votre réveil est pareil au monde. `

En premier vient la conscience, et ensuite le monde est vu en elle. La conscience est instable. Elle aime être. Quand la sensation « Je suis » suit son cours, le monde fait de même. Vous devez percevoir ceci avec une discrimination intérieure très fine. Ce vaste monde panoramique est la réflexion de votre conscience. En tant que tel, il est sans nom ; cependant le nom lui donne un support, et les interactions sont rendues possibles. Tous les noms sont des concepts. Quand Paramatman  reste à l’état non manifesté, peut-il avoir un nom ?

Krishna dit qu’il est en toute chose. Les êtres différencient par sens de la dualité. Soit ils prient, soit ils censurent. Le concept « Je suis comme ceci » est la première cause de misère ou de joie. Si vous restez avec la sensation « Je suis », la vibration la plus simple de « Je suis », vous digérerez les soucis aussi facilement que les joies. Quoi que ce soit qui soit visible, qui apparaisse, n’est jamais vraiment arrivé !

Nisargadatta Maharaj

dimanche 30 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna