Nirupana 47 – Vous êtes Brahman

vous êtes Brahman, nirupana nisargadatta

 

 Tenez-vous-en au fait que vous êtes Brahman.

En premier lieu, vous savez que vous êtes, ensuite les mots suivent. De quelle information s’agit-il ? C’est l’information de celui qui ressent « Je suis ». La conscience est connaissance ; un sens d’être. Tout le mouvement de Purusha  (le Soi suprême) et de prakiti  (la création) repose sur ceci. Celui qui atteint ceci se tient tranquille. Il sait qu’en son absence il n’y a ni joie, ni peine. Pouvez-vous revenir à cet état ?

Ainsi, pour connaître qui vous êtes, rentrez dans la compréhension de la conscience avec détermination. Qu’y a-t-il de plus important que la conscience dans le monde ? Quand vous atteindrez ce point, vous ne prononcerez plus aucun mot sur les autres. Sans la conscience, il n’y a pas de mot. Portez votre attention sur la conscience, et rien d’autre.

Celui qui ne reconnaît pas ceci doit endurer de nombreuses misères.

Le monde est un jeu de divertissements créé à partir de notre propre existence. Personne ne peut arrêter le processus de création, de maintien et de dissolution du monde. Parce qu’il n’y a pas de créateur.

Par une simple illumination de la conscience, l’univers avec ses espaces infinis est créé. C’est le merveilleux de la conscience la plus subtile.

Qui arrive en premier, le corps du monde ou votre corps ? Votre vraie nature est sans forme, cependant elle s’identifie au corps. De la même façon, le monde semble réel au travers des sens !

Qui est antérieur : le monde ou celui qui perçoit le monde ?

Votre réveil est pareil au monde. `

En premier vient la conscience, et ensuite le monde est vu en elle. La conscience est instable. Elle aime être. Quand la sensation « Je suis » suit son cours, le monde fait de même. Vous devez percevoir ceci avec une discrimination intérieure très fine. Ce vaste monde panoramique est la réflexion de votre conscience. En tant que tel, il est sans nom ; cependant le nom lui donne un support, et les interactions sont rendues possibles. Tous les noms sont des concepts. Quand Paramatman  reste à l’état non manifesté, peut-il avoir un nom ?

Krishna dit qu’il est en toute chose. Les êtres différencient par sens de la dualité. Soit ils prient, soit ils censurent. Le concept « Je suis comme ceci » est la première cause de misère ou de joie. Si vous restez avec la sensation « Je suis », la vibration la plus simple de « Je suis », vous digérerez les soucis aussi facilement que les joies. Quoi que ce soit qui soit visible, qui apparaisse, n’est jamais vraiment arrivé !

Nisargadatta Maharaj

dimanche 30 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 21 – connaissance

connaissance nisargadatta

 Même avec l’initiation adéquate, si vous ne suivez pas ce qui est dit, ce n’est d’aucune utilité.

Sans que soit prononcé le moindre mot sacré ou mondain, ce qui est là naturellement est votre conscience.

Qui connaît la connaissance contenue dans le monde ?

C’est votre propre conscience, aussi appelée le Soi. Sans couleur, sans forme, sans conception. C’est la conscience pure.

Votre comportement suit ce que vous avez entendu. Mais prêtez vous attention à Ce qui écoute maintenant ? Ce qui écoute est votre conscience. Chacun interagit avec le monde avec la connaissance acquise par les cinq sens. Est-ce que cette connaissance a une couleur ou une forme ? Encore une fois, vous y surimposez des idées fausses et ainsi vous devenez malheureux.

Votre conscience est amour et dévotion.

La preuve de l’existence de Dieu est notre conscience. Tandis que vous méditerez sur cette connaissance, les cinq éléments viendront à vous pour vous servir. Vous croyez inutilement que vous êtes emplis de vices et de faiblesses. Faites sortir cette négativité par la contemplation de votre conscience et la reconnaissance de votre vraie nature.

La connaissance du Soi descendra sur vous au moment adéquat, alors vous serez sans limite.

Ainsi le mental, qui veut toujours obtenir quelque chose ou se débarrasser de quelque chose, disparaîtra.

Les cinq éléments seront à votre service.

La paix réelle ne peut se réaliser que si la fierté de toute connaissance est abandonnée.

Le sage est véritablement en paix.

N.M

le dimanche 9 avril 1978

extrait de  » Méditations avec Sri Nisargadatta » éd. aluna

Nirupana 11 – Méditation du Soi

méditation du Soi

 

Nirupana 11  extrait

jeudi 9 février 1978

Quoi qu’il arrive ou n’arrive pas, cela prend place en Dieu ( conscience « je suis » témoin), à travers Dieu ( en tant que conscience « Je suis » manifestée.)

Vous n’êtes pas concerné par cela.( en tant que Soi)

Être présent à cela tout au long de la journée est la méditation du Soi.

Que le prana ( la force de vie, la conscience en tant qu’énergie de manifestation) s’en aille, maintenant ou dans dix mille ans, il n’y aura ni gain ni perte pour le jnani ( ce qui a connaissance de sa véritable Nature- le Soi, antérieur à la conscience) .

N.M  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 10 – Connaissance

Nirupana 10 – Extrait

dimanche 29 janvier 1978

 Avec la naissance, la sensation « Je suis » apparaît.

Avant la naissance, cette sensation n’existait pas.

L’énergie vitale effectue toutes les actions.

Le connaisseur est antérieur au connu. (Le connaisseur signifie

le Soi ou Paramatman  qui est antérieur à la conscience, suivant les circonstances Nisargadatta peut employer le terme Soi , pour désigner la conscience pure, non -identifiée ou alors l’Absolu, antérieur à la conscience).

Il s’agit de l’état non manifesté. C’est la véritable nature de tout être. Celui qui

réalise cet état est appelé jnani.  L’ignorant associe la sensation « Je

suis » au corps, le chercheur l’associe à la conscience pure, alors que le

jnani  ne s’identifie à rien. Une fois cela écouté, voyez ce qu’il en est de

votre état présent. Il n’y avait pas de concepts avant la naissance, mais

une paix infinie. Le concept « Je suis » émerge à travers l’énergie de sattva

guna ( c.f glossaire).  La conscience identifiée est appréciée uniquement par ignorance.

Le chercheur l’apprécie en tant que connaissance. L’être réalisé n’est plus

concerné par cette satisfaction. Celui qui connaît est antérieur à la connaissance.

N.M   » Méditations avec Sri Nisargadatta » Ed. Aluna

Conscience pure et conscience d’être

 

Nisargadatta Maharaj :

De par sa nature même le mental est tourné vers l’extérieur: il tend toujours à rechercher la source des choses parmi les choses elles-mêmes. S’entendre dire de rechercher la source à l’intérieur est en quelque sorte le début d’une nouvelle vie. La pure conscience prend la place de la conscience ordinaire. Dans la conscience ordinaire, il y a le «je» qui est conscient, alors que la pure conscience est indivise. Le «je suis» est une pensée, alors que la pure conscience n’est pas une pensée; il n’y a pas de «je suis conscient» dans la pure conscience. La conscience ordinaire est un attribut, alors que la pure conscience n’en est pas un. On peut être conscient d’être conscient, mais on ne peut être conscient d’être pure Conscience. Dieu est la totalité de la conscience, mais la pure Conscience est au-delà de tout, y compris être et ne pas être.