Nirupana 15 – Acceptez le corps comme un habit, mais ne soyez pas le corps.

conscience, rêve, veille, je suis

 Quelle que soit l’expérience faite dans le monde, il n’y a personne qui fait.

Tout apparaît spontanément. L’espace est partout, mais la conscience est antérieure à l’espace.

La lumière de la conscience est espace. Vous expérimenterez son étendue quand votre conscience identifiée disparaîtra.

« Je suis » est la pensée racine. Sans cette sensation première, à quoi pourrions-nous nous identifier ?

Que sommes-nous dans l’état de sommeil profond ou de transe ?

Quand il n’y a pas la sensation « Je suis », on se réfère alors au non manifesté.

Toutes les activités d’une vie entière reposent sur le concept « Je suis ».

Quoi qu’il en soit, il est sans véritable existence.

Ce concept n’est pas né du corps.

Même si vous n’avez pas le concept d’être, vous êtes.

La conscience est subtile, lumineuse, consciente d’elle -même.

Elle est plus subtile encore que l’espace.

Vous percevrez tout cela quand vous deviendrez conscience.

Acceptez le corps comme un habit, mais ne soyez pas le corps.

N.M

Extrait du Nirupana 15 de « méditations avec sri Nisargadatta Maharaj »  éd. Aluna

Nirupana 14 – Ici où apparaissent veille et sommeil

veille et sommeil conscience

Extrait du Nirupana 14

 

 La plupart des êtres sont  attachés au corps.

Rare est celui qui reconnaît que le corps dépend de la conscience.

C’est la nature du temps qui fait dire à quelqu’un : « Je suis le corps, c’est moi qui agis », et alors misères et joies s’ensuivent.

Penser « Je suis comme cela ou comme ceci » est un savoir périphérique.

Voir sa vraie nature est une connaissance intérieure directe.

L’ignorance (la conscience) apparaît et brille, mais c’est temporaire.

Par la succession des états de veille et de sommeil, il n’y a pas de stabilité.

Tant que vous vous identifiez à l’état de veille, il ne peut pas y avoir de paix durable.

Laissez s’en aller tout ce que vous n’êtes pas. Pour Cela, aucune action n’est requise.

N.M

dimanche 5 mars 1978, recueilli dans « Méditations avec Sri -Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

veille et sommeil conscience

Nirupana 13 – Au delà du Temps !

 

Nirupana 13

jeudi 2 mars 1978

Extrait:

 Observez votre vie présente. Comment et pourquoi est-elle comme cela ?

Rendez-vous compte que c’est un spectacle temporaire.

Vous faites appel à Dieu, mais où était Dieu avant que vous ayez connaissance d’être ?

Remontez à la source de tout ceci. Ce qui existe à travers

le temps ne peut durer, parce que le temps lui-même n’a pas de réalité.

Vos pensées changent aussi au fil du temps. Le manifesté est lié au temps. Les dieux et déités résultent du pouvoir du verbe. Nous sommes vivants grâce au verbe. Le pouls lui-même est verbe. Quelle que soit votre croyance, elle est vraie pour vous. Cependant, elle est liée au temps et n’est pas éternelle.

La Vérité est non manifestée.

Méditez sur ce par quoi vous savez que vous êtes.

N.M

extrait de « méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » ed. aluna p71

Nirupana 12 – le véritable Guru

véritable guru brahman Nisargadatta Nirupana

 Bien qu’elle apparaisse extérieure, votre conscience contient l’immensité

du monde phénoménal. Celui-ci, en tant que création de cette

subtile conscience, n’est pas vrai. Seul Brahman  est vérité. Restez fixé

sur cela. C’est la véritable méditation. Tant que vous serez à la recherche

d’un profit personnel, vous ne pourrez réaliser le Soi.

Atman  est notre vraie nature. C’est la conscience sans forme.

Par la combinaison du corps, de prana  et d’Atman,  apparaît la sensation « je suis ».

Laissez de côté vos problèmes et restez installé dans le Soi.

Le corps a une forme, mais la conscience dans le corps n’en a pas.

En prenant le corps pour votre forme, la dualité est créée. Elle apporte avec elle l’expérience de la joie et de la tristesse.

Ayez pour seule attention la conscience par laquelle tout est expérimenté. Elle est antérieure à l’intellect.

La connaissance (jnana)  est appelée le Guru . Cela veut dire que c’est la connaissance à travers l’enseignant qui est le Guru .

Là où il y a expérience du Soi, il y a félicité. Nous sommes cette félicité. La conscience est le bourdonnement de l’être. Le saisir, c’est méditer.

Parmi les gens qui disent être heureux, est-ce qu’il y en a qui ont expérimenté la félicité ? Notre vraie nature n’est ni la joie, ni la peine.

Le Soi, Lui-même, est félicité.

Porter de la dévotion au Guru,  c’est vénérer sa parole.

Ce qui revient à porter de la dévotion à notre propre conscience.

« Je suis » est avant l’intellect, avant toutes qualités. Il est comme l’espace. Il est le ciel infini de la conscience. Tout autant insondable que stupéfiant.

Gardez l’attention fixée sur Lui. Vénérez-le sans aucune dualité. Ne vous identifiez pas au corps. Vous êtes l’océan de félicité. Abandonnez-vous à ces mots du Guru  : « Je ne suis pas le corps, je suis la force de vie, je suis sans forme, je suis Brahman  qui donne vie au corps. »

Il n’y a pas de limite à la joie véritable, quand il n’y a pas de limite à la conscience par une identification.

La conscience vous soutiendra, si vous avez foi dans la parole

du Guru.  La mort n’a plus prise sur vous quand votre seule préoccupation

intérieure est la dévotion que vous portez au Guru . La conscience

se manifeste de différentes manières, y compris par toutes sortes de

visions. Celui qui est fermement établi dans l’enseignement du Guru  n’a

aucune peur. C’est uniquement à cause de l’identification au corps que

notre dimension d’Atman , qui est pure félicité, doit endurer des états

miséreux. Ne vous prenez pas pour un individu, restez dans la présence

du Tout manifesté. Son corps est espace.

N.M

extrait de « méditations avec Sri nisargadatta Maharaj » ed. aluna p71

Nirupana 11 – Méditation du Soi

méditation du Soi

 

Nirupana 11  extrait

jeudi 9 février 1978

Quoi qu’il arrive ou n’arrive pas, cela prend place en Dieu ( conscience « je suis » témoin), à travers Dieu ( en tant que conscience « Je suis » manifestée.)

Vous n’êtes pas concerné par cela.( en tant que Soi)

Être présent à cela tout au long de la journée est la méditation du Soi.

Que le prana ( la force de vie, la conscience en tant qu’énergie de manifestation) s’en aille, maintenant ou dans dix mille ans, il n’y aura ni gain ni perte pour le jnani ( ce qui a connaissance de sa véritable Nature- le Soi, antérieur à la conscience) .

N.M  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 10 – Connaissance

Nirupana 10 – Extrait

dimanche 29 janvier 1978

 Avec la naissance, la sensation « Je suis » apparaît.

Avant la naissance, cette sensation n’existait pas.

L’énergie vitale effectue toutes les actions.

Le connaisseur est antérieur au connu. (Le connaisseur signifie

le Soi ou Paramatman  qui est antérieur à la conscience, suivant les circonstances Nisargadatta peut employer le terme Soi , pour désigner la conscience pure, non -identifiée ou alors l’Absolu, antérieur à la conscience).

Il s’agit de l’état non manifesté. C’est la véritable nature de tout être. Celui qui

réalise cet état est appelé jnani.  L’ignorant associe la sensation « Je

suis » au corps, le chercheur l’associe à la conscience pure, alors que le

jnani  ne s’identifie à rien. Une fois cela écouté, voyez ce qu’il en est de

votre état présent. Il n’y avait pas de concepts avant la naissance, mais

une paix infinie. Le concept « Je suis » émerge à travers l’énergie de sattva

guna ( c.f glossaire).  La conscience identifiée est appréciée uniquement par ignorance.

Le chercheur l’apprécie en tant que connaissance. L’être réalisé n’est plus

concerné par cette satisfaction. Celui qui connaît est antérieur à la connaissance.

N.M   » Méditations avec Sri Nisargadatta » Ed. Aluna

Nirupana 8 – notre propre expérience

Nirupana 8 – extrait

jeudi 19 janvier 1978

 Le savoir livresque doit être confronté à notre propre expérience.

Quand nous sortons du sommeil profond, ce qui apparaît en premier

est la conscience microscopique. C’est la sensation « Je suis » avant

tout mot. Cette graine de conscience est à la racine de toutes les expériences.

Instantanément, elle prend la taille de l’univers. Mais vous

devez voir l’irréalité de cette conscience. Le monde apparaît avec votre

réveil. L’expérience se poursuit avec celui qui expérimente.

Saisissez la Source de cette connaissance.

N.M

extrait de «  Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  ed.Aluna

Nirupana 7 – créateur du monde

 Nirupana 7 – dimanche 15 janvier 1978

Extrait p55

 Le principe de manifestation est mouvement, le non manifesté ne

l’est pas. Il est sans qualités.

Quand on avance en âge, l’enfance et la jeunesse s’en vont naturellement.

Il n’est pas nécessaire de vouloir y renoncer. De la même manière,

votre ego s’en ira naturellement. Aucune expérience ne dure. Il

n’y a pas de créateur du monde, pas plus qu’il n’y a de mainteneur ou

de destructeur. Tout apparaît spontanément. Ce que nous savons devient

source de joie ou de peine. Ce que nous ne connaissons pas ne

peut pas être source de joie ou de peine. Le mental est le concept, et le

concept est le mental. Le concept donne naissance à tout ce qu’il aime.

Ainsi va le royaume du mental.

Le Soi n’est associé à rien.

Celui qui comprend ce qu’est un concept, comprend en même temps Cela qui est sans concept. Ceci est possible en écoutant ce qui est dit ici.

Ce que vous avez appris depuis l’enfance est devenu votre réalité du monde.

Jiva, jagat et Brahman  sont des concepts( voir la page glossaire du site). Tout concept crée ses propres significations en rapport avec les trois gunas. 

La conscience manifestée est la racine. Quand la conscience se met en mouvement, le mental apparaît.

La conscience manifestée est le support dans lequel flotte le mental.

Quand nous sortons tout juste du sommeil, à ce moment, avant les

mots, nous sentons « Je suis ». C’est la pensée première. Comment ce

monde vient-il à exister ? C’est comme un rêveur qui crée un monde

rêvé sans rien faire. Nous avons la sensation que le monde est réel, parce

que nous percevons notre corps comme réel, et vice-versa. Bien que

le monde soit immense, il n’y a pas la moindre vérité en lui. Le non

manifesté s’est manifesté et a créé le mental. Le mental crée le monde

qui apparaît réel. Celui qui quitte le manifesté pour rester dans le non

manifesté, ne peut plus dire : « À cet instant, je ne me connais pas. » En

premier est la conscience, ensuite le mental est créé à travers elle, suivi

par toutes les activités. En l’absence de la conscience, est-il possible de

faire quoi que ce soit ? La sensation « Je suis » est un concept spontané.

Ce concept n’est jamais satisfait. Quand vous essayez d’être un avec la

conscience, le mental se met au travers. Persévérez. Tournez l’attention à

la Source d’apparition de la conscience. Cette conscience n’est pas vraie.

Celui qui écoute cela devrait regarder en lui plutôt que de s’occuper

des affaires d’autrui. Il devrait saisir l’opportunité de regarder et

connaître qui il est. Une fois saisi le sens du concept, vous savez que

le monde est une blague. « Absolument rien ne s’est jamais passé. Je

n’ai jamais vu personne et personne ne m’a jamais vu » est alors votre

intime conviction.

Quel que soit le désir que vous preniez pour pénitence, il se projette

sur votre mental et tout apparaît en s’accordant à lui. La force vitale

prend forme et alors les visions apparaissent. Si vous agissez en tant que

conscience identifiée (au corps), les concepts abondent. Si vous rentrez

en sympathie avec votre conscience pure, elle révélera sa vraie nature.

Quand la conscience accède à cette connaissance, tout se dissout, et

reste alors vijnana,  la véritable connaissance directe qui n’a pas de nom.

 

 

Nirupana 6 – votre nature est lumière –

Nirupana 6 – extrait- page 53 de  » méditations avec sri Nisargadatta Maharaj »

jeudi 5 janvier 1978

Comment Celui qui est lumière et pure existence peut-il être

un corps ? L’expérience de votre être, sans aucun mot, est la vraie connaissance.

Le corps est constitué de cinq éléments. Son essence est la conscience

qui réside en lui. Soyez certain que vous n’êtes pas le corps. Vous êtes

sans forme ; vous êtes fait de lumière. Vous pouvez voir la lumière et

l’obscurité grâce à votre propre lumière. Om  symbolise le frémissement

du souffle, l’assurance de votre existence. Quand vous accédez à la

connaissance de votre conscience, vous êtes libéré.

Si vous n’êtes pas le corps, comment allez-vous agir et avec qui ?

C’est un état inébranlable, immuable. Une fois que votre essence

lumineuse est connue, il n’y a plus d’aller et venir. Votre nature est la

lumière qui s’éclaire elle-même et vous permet de voir les choses.

N.M

Commentaire :

Une lumière qui n’est pas à opposer à l’obscurité. La lumière ici  évoquée est celle au sein de laquelle ténèbres et lumières apparaissent et sont perçus. Une lumière qui ne s’éteint pas, une lumière qui ne peut être masquée.

ce doigt pointe vers cette lumière, cette clarté qui éclaire lumière et obscurité. Voyez !