Nirupana 11 – Méditation du Soi

méditation du Soi

 

Nirupana 11  extrait

jeudi 9 février 1978

Quoi qu’il arrive ou n’arrive pas, cela prend place en Dieu ( conscience « je suis » témoin), à travers Dieu ( en tant que conscience « Je suis » manifestée.)

Vous n’êtes pas concerné par cela.( en tant que Soi)

Être présent à cela tout au long de la journée est la méditation du Soi.

Que le prana ( la force de vie, la conscience en tant qu’énergie de manifestation) s’en aille, maintenant ou dans dix mille ans, il n’y aura ni gain ni perte pour le jnani ( ce qui a connaissance de sa véritable Nature- le Soi, antérieur à la conscience) .

N.M  de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 10 – Connaissance

Nirupana 10 – Extrait

dimanche 29 janvier 1978

 Avec la naissance, la sensation « Je suis » apparaît.

Avant la naissance, cette sensation n’existait pas.

L’énergie vitale effectue toutes les actions.

Le connaisseur est antérieur au connu. (Le connaisseur signifie

le Soi ou Paramatman  qui est antérieur à la conscience, suivant les circonstances Nisargadatta peut employer le terme Soi , pour désigner la conscience pure, non -identifiée ou alors l’Absolu, antérieur à la conscience).

Il s’agit de l’état non manifesté. C’est la véritable nature de tout être. Celui qui

réalise cet état est appelé jnani.  L’ignorant associe la sensation « Je

suis » au corps, le chercheur l’associe à la conscience pure, alors que le

jnani  ne s’identifie à rien. Une fois cela écouté, voyez ce qu’il en est de

votre état présent. Il n’y avait pas de concepts avant la naissance, mais

une paix infinie. Le concept « Je suis » émerge à travers l’énergie de sattva

guna ( c.f glossaire).  La conscience identifiée est appréciée uniquement par ignorance.

Le chercheur l’apprécie en tant que connaissance. L’être réalisé n’est plus

concerné par cette satisfaction. Celui qui connaît est antérieur à la connaissance.

N.M   » Méditations avec Sri Nisargadatta » Ed. Aluna

Nirupana 9 – Contrôle

 NIRUPANA 9 extrait

dimanche 22 janvier 1978

 

 Quoi que vous ayez

pris pour acquis, cela n’a pas de valeur.

Vous n’avez aucun contrôle sur les activités quotidiennes.

Elles se poursuivent d’elles-mêmes.

Une fois installé réellement dans le Soi, vous ne désirez plus rien.

N.M

Nirupana 8 – notre propre expérience

Nirupana 8 – extrait

jeudi 19 janvier 1978

 Le savoir livresque doit être confronté à notre propre expérience.

Quand nous sortons du sommeil profond, ce qui apparaît en premier

est la conscience microscopique. C’est la sensation « Je suis » avant

tout mot. Cette graine de conscience est à la racine de toutes les expériences.

Instantanément, elle prend la taille de l’univers. Mais vous

devez voir l’irréalité de cette conscience. Le monde apparaît avec votre

réveil. L’expérience se poursuit avec celui qui expérimente.

Saisissez la Source de cette connaissance.

N.M

extrait de «  Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  ed.Aluna

Nirupana 7 – créateur du monde

 Nirupana 7 – dimanche 15 janvier 1978

Extrait p55

 Le principe de manifestation est mouvement, le non manifesté ne

l’est pas. Il est sans qualités.

Quand on avance en âge, l’enfance et la jeunesse s’en vont naturellement.

Il n’est pas nécessaire de vouloir y renoncer. De la même manière,

votre ego s’en ira naturellement. Aucune expérience ne dure. Il

n’y a pas de créateur du monde, pas plus qu’il n’y a de mainteneur ou

de destructeur. Tout apparaît spontanément. Ce que nous savons devient

source de joie ou de peine. Ce que nous ne connaissons pas ne

peut pas être source de joie ou de peine. Le mental est le concept, et le

concept est le mental. Le concept donne naissance à tout ce qu’il aime.

Ainsi va le royaume du mental.

Le Soi n’est associé à rien.

Celui qui comprend ce qu’est un concept, comprend en même temps Cela qui est sans concept. Ceci est possible en écoutant ce qui est dit ici.

Ce que vous avez appris depuis l’enfance est devenu votre réalité du monde.

Jiva, jagat et Brahman  sont des concepts( voir la page glossaire du site). Tout concept crée ses propres significations en rapport avec les trois gunas. 

La conscience manifestée est la racine. Quand la conscience se met en mouvement, le mental apparaît.

La conscience manifestée est le support dans lequel flotte le mental.

Quand nous sortons tout juste du sommeil, à ce moment, avant les

mots, nous sentons « Je suis ». C’est la pensée première. Comment ce

monde vient-il à exister ? C’est comme un rêveur qui crée un monde

rêvé sans rien faire. Nous avons la sensation que le monde est réel, parce

que nous percevons notre corps comme réel, et vice-versa. Bien que

le monde soit immense, il n’y a pas la moindre vérité en lui. Le non

manifesté s’est manifesté et a créé le mental. Le mental crée le monde

qui apparaît réel. Celui qui quitte le manifesté pour rester dans le non

manifesté, ne peut plus dire : « À cet instant, je ne me connais pas. » En

premier est la conscience, ensuite le mental est créé à travers elle, suivi

par toutes les activités. En l’absence de la conscience, est-il possible de

faire quoi que ce soit ? La sensation « Je suis » est un concept spontané.

Ce concept n’est jamais satisfait. Quand vous essayez d’être un avec la

conscience, le mental se met au travers. Persévérez. Tournez l’attention à

la Source d’apparition de la conscience. Cette conscience n’est pas vraie.

Celui qui écoute cela devrait regarder en lui plutôt que de s’occuper

des affaires d’autrui. Il devrait saisir l’opportunité de regarder et

connaître qui il est. Une fois saisi le sens du concept, vous savez que

le monde est une blague. « Absolument rien ne s’est jamais passé. Je

n’ai jamais vu personne et personne ne m’a jamais vu » est alors votre

intime conviction.

Quel que soit le désir que vous preniez pour pénitence, il se projette

sur votre mental et tout apparaît en s’accordant à lui. La force vitale

prend forme et alors les visions apparaissent. Si vous agissez en tant que

conscience identifiée (au corps), les concepts abondent. Si vous rentrez

en sympathie avec votre conscience pure, elle révélera sa vraie nature.

Quand la conscience accède à cette connaissance, tout se dissout, et

reste alors vijnana,  la véritable connaissance directe qui n’a pas de nom.

 

 

Nirupana 6 – votre nature est lumière –

Nirupana 6 – extrait- page 53 de  » méditations avec sri Nisargadatta Maharaj »

jeudi 5 janvier 1978

Comment Celui qui est lumière et pure existence peut-il être

un corps ? L’expérience de votre être, sans aucun mot, est la vraie connaissance.

Le corps est constitué de cinq éléments. Son essence est la conscience

qui réside en lui. Soyez certain que vous n’êtes pas le corps. Vous êtes

sans forme ; vous êtes fait de lumière. Vous pouvez voir la lumière et

l’obscurité grâce à votre propre lumière. Om  symbolise le frémissement

du souffle, l’assurance de votre existence. Quand vous accédez à la

connaissance de votre conscience, vous êtes libéré.

Si vous n’êtes pas le corps, comment allez-vous agir et avec qui ?

C’est un état inébranlable, immuable. Une fois que votre essence

lumineuse est connue, il n’y a plus d’aller et venir. Votre nature est la

lumière qui s’éclaire elle-même et vous permet de voir les choses.

N.M

Commentaire :

Une lumière qui n’est pas à opposer à l’obscurité. La lumière ici  évoquée est celle au sein de laquelle ténèbres et lumières apparaissent et sont perçus. Une lumière qui ne s’éteint pas, une lumière qui ne peut être masquée.

ce doigt pointe vers cette lumière, cette clarté qui éclaire lumière et obscurité. Voyez !

Nirupana 5 – La religion ultime

Dimanche 25 décembre 1977

P 51 extrait  Nirupana 5 , méditations avec Sri Nisargadatta maharaj

La religion ultime est la réalisation du Soi. C’est un état d’être sans

interruption et sans peur. Cet état concerne la conscience présente dans

le corps. Les religions basées sur le comportement de l’être humain le

mènent à sa chute. La plus haute religion consiste à vivre dans la conviction

que nous sommes conscience pure. La libération veut dire être

libre, alors vous n’êtes plus sous l’emprise du mental, de l’intellect et de

l’ego. Celui qui suit ceci se libère de tous les concepts. Seule la religion

de notre propre Soi perdurera jusqu’à la fin. Cela, à travers quoi nos

activités quotidiennes sont connues, est notre vraie nature. Alors, même

complètement investis dans les activités mondaines, vous n’en êtes pas

affectés. Comprenez cela, restez en paix et tranquille. Tous vos besoins

seront satisfaits.

N.M

 

 

Sri Siddharameshwar Maharaj samadhi

 

Nirupana 4 – Lumière

Nirupana 4 – lumière

jeudi 22 décembre 1977

  • Extrait p 50

La lumière que vous voyez à l’extérieur vient de votre propre lumière.

La lumière du soleil et de la lune ne peut être comparée à la lumière du Soi.

Le corps appartient à l’être humain, mais ce n’est pas l’être humain qui

agit à travers le corps. C’est l’essence du Soi. À cause de la conscience

identifiée au corps, vous croyez être celui-ci ou un autre. Ce n’est plus

le cas quand le Soi est réalisé. Assurément vous allez mourir, mais avec

quelle identité ?

Nisargadatta Maharaj extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »

 

Nirupana 3 – mémoire

  • Extrait p46

La sensation d’existence est matière à expérience. Mais je suis audelà de cela. Certaines personnes prétendent avoir la mémoire de vies passées. Je n’ai même pas l’expérience d’un moi à chaque instant.

 

sensation d’existence!

Conscience pure et conscience d’être

 

Nisargadatta Maharaj :

De par sa nature même le mental est tourné vers l’extérieur: il tend toujours à rechercher la source des choses parmi les choses elles-mêmes. S’entendre dire de rechercher la source à l’intérieur est en quelque sorte le début d’une nouvelle vie. La pure conscience prend la place de la conscience ordinaire. Dans la conscience ordinaire, il y a le «je» qui est conscient, alors que la pure conscience est indivise. Le «je suis» est une pensée, alors que la pure conscience n’est pas une pensée; il n’y a pas de «je suis conscient» dans la pure conscience. La conscience ordinaire est un attribut, alors que la pure conscience n’en est pas un. On peut être conscient d’être conscient, mais on ne peut être conscient d’être pure Conscience. Dieu est la totalité de la conscience, mais la pure Conscience est au-delà de tout, y compris être et ne pas être.