Derniers jours – La Conscience perçoit qu’Elle est toute chose

Nisargadatta Maharaj : Brahman (ou Ishwara) et toute cette mani­festation sont auto­créés, et c’est au sein de cette manifestation que vous tentez de modifier les choses.

Visiteur : La Conscience perçoit qu’Elle est toute chose, qu’Elle est Ishwara. Alors des désirs peuvent s’élever spontanément pour modifier ou ajuster les choses, et à ce moment­là toute autre chose arrive et vous réalisez que vous ne pouvez pas l’ajuster – « C’est. »

Nisargadatta Maharaj : Ceci se produira constamment, et vous n’y êtes pas impliqué. Vous êtes en dehors de cela.

Visiteur : C’est pour cela que c’est si aidant pour moi d’être ici.

Nisargadatta Maharaj : Malgré cela, les lumières de Delhi et du monde sont encore visibles ! Ce processus chimique, cette réaction, est votre « Êtreté », et elle se maintient sur ce corps de nourriture. L’Absolu est témoin de cette « Êtreté » qui est ali­ mentée par le corps de nourriture. Est­ce clair ? Après un certain temps d’état de veille, un repos est nécessaire, c’est ainsi que cette expérience du « Je suis » disparaît. C’est comme si elle pre­ nait du repos et s’oubliait. Vous ne pouvez pas comprendre ac­tuellement de quoi il en retourne exactement, mais quand vous serez établi dans votre « Je suis », vous saisirez que ‘Vous’ êtes antérieur à l’état de rêve ou à l’état de veille, et qu’ils sont des émanations provisoires de votre « Êtreté. » Les états de veille et de sommeil appartiennent au « Je suis ». ‘Nous’ sommes doués de cette qualité de témoin ou d’observation par la présence du « Je suis. » Quand le « Je suis » n’est plus là, l’outil nécessaire à l’observation n’est plus disponible.

Ce qui se passe, c’est que pendant que vous êtes en train d’écouter ce que je dis, vous vous référez aux concepts que vous avez au sujet de la Conscience. Si mes mots vont dans le sens de ceux­ci, vous êtes satisfait. Mais je veux faire table rase de tous les concepts et vous permettre d’être établi dans un ‘état sans concept’.

Notre premier ministre, Morarji Desai, a certaines concep­tions bien enracinées du Divin qu’il ne souhaite pas remettre en question. Une femme qui est venue ici et qui connaît le premier ministre, lui a offert ainsi qu’à son frère deux livres de mes en­ tretiens. Morarji les a juste parcourus et en a conclu « Je ne suis pas en accord avec cela. » ‘Je ne suis pas d’accord’ signifie : « Cela n’abonde pas dans le sens de mes concepts, aussi je ne peux pas l’approuver. » Il ne pouvait pas concevoir que ses concepts soient mis à plat, tandis que son frère fut enthousiaste et dit : « Tout ceci me parle. »

Visiteur : Si je comprends bien, si je me tiens profondément dans le Cœur, tout disparaît et il n’y a plus de « Je Suis. »

Nisargadatta Maharaj : Ce « Je suis » se dissout dans l’Absolu.

Extrait de « Derniers jours de Nisargadatta Maharaj » aux éditions Aluna

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