Ni Ceci Ni Cela – Nirvana

Tant qu’un humain se considère comme un individu il doit subir le plaisir et la souffrance. Mais devenu un avec la conscience il n’est plus question de bonheur ou de malheur. J’ai transcendé cette individualité, c’est-à-dire cet état corps-intellect et je vous parle du sein de la conscience dynamique manifestée. Le concept même qu’un événement bon ou mauvais puisse se produire est totalement effacé. Je ne possède pas non plus le moindre concept concernant naissance ou mort. Mon état physique actuel ne me permettrait même pas de me tenir debout si je ne m’appuyais pas sur un tel état de conscience.

Mon Nirvana est la perte totale de toute vanité concernant la personne, c’est-à-dire un état sans identité. Tant que vous n’aurez pas perdu cette intimité avec la personne vous serez importuné par plaisir et souffrance, passé et futur, naissance et mort. Avez-vous déjà réfléchi à ces questions? …

Qui vous pose cette question? C’est moi, le Sans-forme, le Dynamique, pure conscience manifestée! Pourquoi ne parvenez-vous pas à vous arracher à cette souffrance? Vous étant contracté, rapetissé en une forme et une identité il n’est pas étonnant que vous soyez malheureux!

Vous poursuivez une quête spirituelle en conservant une même optique limitée et conditionnée, il vous est donc impossible de trouver le moindre point d’appui, la moindre prise vous permettant de progresser. Quel que soit le sujet qui vous préoccupe vous  l’approchez en tant que conscience dynamique manifestée. Cette connaissance profonde  » je suis » pénètre toute chose. Elle est plus pure, plus subtile que cette lumière-ci et donc connaît la source de la lumière. Tant que vous vous cramponnez à votre mémoire individualisée il vous sera impossible de trouver la paix et la félicité.

Nisargadatta Maharaj

9 janvier 1980

Extrait de « Ni Ceci Ni Cela » aux éditions Aluna

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