Nirupana 8 – notre propre expérience

Nirupana 8 – extrait

jeudi 19 janvier 1978

 Le savoir livresque doit être confronté à notre propre expérience.

Quand nous sortons du sommeil profond, ce qui apparaît en premier

est la conscience microscopique. C’est la sensation « Je suis » avant

tout mot. Cette graine de conscience est à la racine de toutes les expériences.

Instantanément, elle prend la taille de l’univers. Mais vous

devez voir l’irréalité de cette conscience. Le monde apparaît avec votre

réveil. L’expérience se poursuit avec celui qui expérimente.

Saisissez la Source de cette connaissance.

N.M

extrait de «  Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »  ed.Aluna

Une pensée sur “Nirupana 8 – notre propre expérience”

  1. C’est ainsi que l’expèrience du réveil matinal, me ramène chaque jour au premier matin. C’est le mystère du monde qui nous est présentée dans le miroir d’espace et de temps de la manifestation, comme apporté sur un plateau. Qui le voit, qui y porte attention?
    Si je me prends pour quelqu’un, alors je me réveille en tant que corps qui a dormi dans un lit et qui se réveille pour s’activer aux différentes actions quotidiennes à mener dans le monde jusqu’au soir.
    Par contre, si je peux juste observer ce qui se passe, sans m’identifier à tel ou tel aspect de ce qui se manifeste, que vais-je pouvoir observer? Comment cela ‘commence’ ?
    Voici, une tentative de description de quelques jalons.
    En tout premier, il n’y a Rien, un rien qui ne se sait pas, qui est juste expérimenté sans se savoir, sans même se connaître en temps que Rien. Ce n’est que par l’apparition des étapes et états suivants que les mots et la faculté présente de description permettront de le décrire. A ce Rien il ne manque rien, en cela il est plénitude, sans attente, sans désir, il est paisible sans savoir qu’il ne pourrait pas l’être et qu’il l’est.
    Ce Rien, peut être nommé aussi le Soi, l’évocation du Soi amène à elle seule, une quantité de représentation et de concepts qu’il est nécessaire de voir pour ce qu’ils sont. Dans ce Rien apparaît la conscience (à ce moment là, il n’est pas possible de dire que c’est la conscience), mais il y a quelque chose qui apparaît Ici, en Rien. En tout premier dans une virginité totale, la bulle n’a pas encore d’irisation, le feu et sans flamme, comme un écran multidimensionnel sur le quel rien ne s’est encore révélé, comme une pellicule polaroïde dont l’image ne sait pas encore révélée.
    Mais maintenant il y a quelque chose plus tôt que rien ; c’est ce qui permet de dire et de sentir qu’il n’y avait rien auparavant. C’est le point du jour, l’heure de tous les possibles. Ce quelque chose est encore un rien complet, sans aucun désir, donc sans séparation. Rien ne s’y reflète, Rien s’y reflète. Ce qui n’est encore qu’un simple frémissement, dans son éveil, vient à se voir être par sa capacité de conscience, il se sait non pas en tant que quelque chose de particulier ou de défini qui ferait appel à la fonction mentale qui n’est pas encore là, mais il est assurément et en cela il s’est déjà sensiblement séparé. Fasciné par être, le frémissement se déploie et dans son déploiement ses capacités potentielles se manifestent les unes après les autres, laissant apparaître à sa surface, le monde de temps et d’espace. Le mental s’éveille et un ruissellement de pensées commence à sourdre, qui deviendra ou non un flot de pensée. Chaque nouvelle qualité ciselle un détail supplémentaire de ce visage – jour nouveau. Apparaissent un jour, une personne et d’autres personnes, un lieu et d’autres lieux, des activités, des mémoires, des envies, des espoirs des déceptions, des inquiétudes. Une fascination d’être dans ce rêve de jour nouveau.
    En quelques instants la plénitude qui règne Ici est comme oubliée. Le Rien laisse place à la multitude, l’immuable au changement, l’intemporel au temporel.

    Ou bien pas !

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