Premiers discours 18 – Siddharameshwar Maharaj

Ce jour-là – il y a de cela quelques dizaines d’années maintenant –, Shri Siddharameshwar Maharaj est apparu en ce monde. Cela fait de ce jour un jour béni. Se souvenir de Lui, c’est se souvenir de Soi-même. Dans ce monde, il y a beaucoup de choses à se remémorer, mais la plus grande d’entre toutes est le Sadguru.

L’origine de tous les êtres vivants est semblable à celle d’un insecte. Il y a l’apparence d’un corps de nourriture dans lequel il y a mouvement. Par la suite, l’être vivant en vient à connaître son existence grâce à la Conscience.

C’est un grand honneur que de pouvoir rencontrer le Sadguru. Il sera tout autant honoré que Brahma et Vishnu. Par l’éveil à sa pleine félicité, le Soi est atteint. Notre existence est atomique. Au commencement ou à la source, il n’y a que subtilité. Sa taille ne cesse d’augmenter et devient de plus en plus grande. Le sage Jnaneshwar dit que l’Infime ne se repose pas et qu’il continue de croître en taille ou en valeur. Ce qui était si atomique a finalement pris la forme de Shri Krishna. La grâce du sage Nivruttinath aida Jnaneshwar à réali- ser le Soi sans limites; la progression est plus rapide en s’attardant sur le subtil et en ignorant l’intellect grossier. Cependant, à mesure que se déploient les qualités, la paix se perd. C’est pourquoi le sage Tukaram conseille à tous de rester aussi petits (humbles) que possible. Cependant, devenir petit n’est pas une tâche facile. De grands yogi font pénitence pour devenir de plus en plus petits. La béatitude du Soi est différente de la joie des sens. L’essence du Sadguru est identique à celle de Paramatman. Sa nature est bénie et nous nous en souvenons encore et toujours. Se la remémorer, c’est l’être. Cela revient à supprimer la séparation entre les deux et devenir un. Les sages disent que nous sommes l’existence entière. Pour s’en rendre compte, il faut être libre de son ego et de son orgueil. Quand un jnani voit le Soi en tout, que devrait-il adorer et ne pas adorer ? Il vénère tout avec égalité. L’essence des aliments consommés devient sattva contenant la Conscience «Je suis». Grâce à Elle, l’Atman apprécie diverses choses. Cette Conscience est si subtile qu’il n’y a rien de plus subtil qu’Elle. Elle occupe tout l’univers.

Dans ce monde, il y a beaucoup de Guru, mais un seul est pleinement réalisé. Le libéré perd son identité en tant que personne et il n’est plus que le Soi. Celui qui identifie la présence de Shiva dans le corps comme étant seulement le corps est appelé un jiva. Celui qui est déterminé à voir sa propre vraie nature ne médite sur aucun autre Dieu que sa propre Conscience. Notre regard tourné sur nous-même est une méditation sur notre Sadguru, notre Soi. Alors, la béatitude du Soi est vécue naturellement. Les plaisirs du monde sont insignifiants, comparés à la béatitude d’être le Soi. Celui qui s’est avalé lui-même n’a pas peur dans ce monde. Nous étions si petit à la source de notre être. Devenant toujours plus infime, il nous faut honorer le Sadguru en tant que Soi.

Quand quelqu’un parle à quelqu’un d’autre, c’est toujours avec une intention. Les sages ont plus de compassion que vos parents.

La conscience individualisée est elle-même responsable de la création de la douleur qu’elle doit éprouver. Elle est malheureuse à cause de sa méprise. Les parents comme d’autres personnes y contribuent également. Votre croyance d’être votre corps est une grande erreur.

La Conscience en vous est la même qu’en moi. La douleur en vous me fait mal. Tel est le véritable amour d’un sage. Vos parents vous connaissent depuis peu de temps, mais un sage vous connaît totalement, sans aucune dualité. Un sage ne se limite pas à son corps, il occupe toute l’existence – l’animée comme l’inerte. Comme Il existe éternellement en vous, votre peur de la mort est une grande maladresse, une erreur. On pourrait dire que le prénom d’un sage est Niranjan et que son nom est Brahman. Vous devez rejeter vos castes et vos croyances et être convaincu que vous êtes la Conscience. Votre objectif doit être un et un seul, unique. Sans votre Conscience, il n’y a ni un ni multiple pour vous. Parce que nous existons, toutes les petites et grandes choses du monde deviennent précieuses pour nous.

Comme vous vous prenez pour le corps, Dieu est vu comme très grand. Sa véritable nature est si grande qu’en prononçant sim- plement son nom, d’innombrables chercheurs spirituels ont obtenu la libération finale. Ne serait-il pas surprenant qu’ils ne s’émancipent pas en cherchant le Soi? Celui qui atteint le Soi va au-delà de l’être. Les sages disent que ce que vous êtes n’est pas votre corps, mais que vous êtes le Soi. Votre nom et votre forme sont si grands qu’en méditant dessus, les dévots ont atteint les demeures paradisiaques de Vishnu et de Shiva. Votre existence même a apporté de l’importance à cela. Votre véritable nature est louée dans les trois grandes régions. En demeurant constamment dans l’Atman et en s’y absorbant, on peut atteindre le pur Soi. Bien que l’Atman soit indescriptible, il faut s’y établir. La Conscience elle-même est la manifestation de Dieu.

Cette connaissance a été donnée à Prahlada par le sage Narada. Il est devenu clair que Narayana ne se tenait pas à l’extérieur mais droit dans notre cœur en tant que notre Conscience. Prahlada a réalisé l’existence de Narayana en lui, en tant que responsable de son existence même. Celui-ci était également présent dans le pilier, tout comme dans le Cœur de Hiranyakashyapu. Après l’enlèvement de tous les voiles et de tous les désirs, il y a eu dissolution de Narayana en Lui-même. L’assassinat d’Hiranyakashyapu signifie l’enlèvement des voiles d’ignorance.

Vous pouvez méditer sur différentes formes, ce n’est pas difficile; cependant il est très difficile de rester tranquille sans agir. être sans agir est l’harmonie parfaite et c’est une grande réussite. Toute action perturbe le Soi. Non agir, c’est s’épanouir vraiment. Ces enseignements indiquent que votre Conscience est le corps du Sadguru en tant que Soi ou encore «ses pieds éternels». Porter toute son attention sur la Conscience, c’est tenir «les pieds du Sadguru». Tant que vous êtes en vie, méditez sur votre Conscience autant que possible. Cette méditation signifie tenir fermement « les pieds du Guru ». Ne les lâchez pas.

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