Premiers discours 36 – le meilleur fruit de cette naissance

Bhagavan dit: «Comment suis-je lié à mes fidèles, les gopika? Rien qu’en lisant ma biographie et les récits des gopika, les gens en tirent un grand bénéfice spirituel. Les jiva(-s) s’intéressent principalement à leur corps et à ses activités. Ils se considèrent alors comme très faibles, mais en réalité, tous sont le si puissant Bhraman. »

Krishna dit que ceux qui sont restés en Sa compagnie ont été libérés. Le disciple d’un Guru est appelé son fils, à condition qu’il prenne une initiation en vertu de laquelle il est considéré comme infini et illimité. Seuls les plus chanceux ont la possibilité de servir le Guru et de rester en sa compagnie. La Conscience est la nature d’un sage. En Elle, l’infini et omniprésent Paramatman est présent. C’est le Connaisseur, et tout ce qui est connu est perturbation. Le Connaisseur de la Conscience est un sage, Il s’agit de notre nature véritable et complète.

Dans la Conscience se trouve une ingéniosité variée. Tout comme ce qui jaillit de graines semées dans le sol l’est selon le type de semence, ce qui est semé dans la Conscience jaillit en conséquence. Le sol n’offre aucun goût à la plante. La récolte n’a de qualités que celles de la graine. De même, le Soi n’a pas de goût propre. Bhagavan dit: «En réalité, Je suis sans attributs. La Conscience est apparue avec beaucoup d’interactions auxquelles Je ne suis pas lié. Cette Conscience ou cette saveur d’être contient de multiples univers. »

Dans votre Conscience, il y a Kamadhenu, Kalpataru et Chinta- mani. C’est un peu comme la vache qui satisfait tous les désirs de son propriétaire (Kamadhenu) ou comme un arbre qui donne ce qu’on veut (Kalpataru) ou comme un joyau du ciel censé donner à son possesseur ce qu’il veut (Chintamani). Cette Conscience est Vishnu qui, juste par son désir, réveille Brahma.

Votre Conscience devrait se focaliser obstinément sur la réalisation du Soi, même au prix de l’abandon du corps. C’est comparable à la germination de la graine, qui brise sa coque quand l’arbre en sort. À qui appartient cette force? C’est l’essence de la saveur «Je suis » dans la graine. Ensuite, l’arbre pousse en fonction de sa saveur. C’est la qualité inhérente de la Conscience que les choses se matérialisent selon la focalisation. Bhagavan souligne sa nature Nirguna, semblable à une terre qui n’a pas la saveur du « Je suis ». Il dit : « Celui qui a une foi totale en Moi et qui Me veut vraiment Me réalise. Ce n’est pas avoir une vision, mais une réalisation réelle. »

Votre expérience d’être doit être prête, ce qui signifie aspirer intensément à la réalisation. La puissance contenue dans la Conscience est infinie. En Paramatman, le plus naturellement qui soit, se trouvent des forces identiques. Brahma, Hari et Hara sont également créés dans le Soi. Pour ceux qui sont les «bienheureux du Soi», l’orgueil dû à l’identification au corps est un concept repoussant. Bhagavan dit: «Souvenez-vous de Moi en vous souvenant du Guru et de ses paroles. Alors vous aurez la vision du Désiré. »

Tout comme la pierre philosophale transforme le fer en or par un simple contact, la compagnie des sages libère instantanément ceux qui s’approchent. En réalité, le sceau d’un sage est présent en chacun de nous. Il est insensé de prononcer n’importe quels mots non pertinents n’importe où, même après avoir acquis une certaine conviction au sujet du Soi. Le Soi est ce qu’est un sage, en Lui est née votre Conscience. Ici « naissance » signifie « sentir sa présence ». Les ignorants le voient comme la naissance d’un corps. À quoi bon rester simplement en compagnie d’un sage? Il faut faire l’expé- rience d’un changement. Un sage est celui dont la compagnie fait dire «Je suis pur Brahman», ce qui devient alors l’expérience directe de chacun.

Il faut développer la conviction que le Sadguru est un océan de puissance. Notre Conscience est «aux pieds du Sadguru» ou Paramatman. Il est toujours là, prêt à vous protéger. Il n’est malheureux que lorsque vous êtes en difficulté, et que, alors, vous faites appel à toutes sortes de divinités pour votre protection. Toutes ces divinités montrent leur respect à ce dévot qui a une foi totale dans «les pieds du Guru ». Une conviction sans faille est un autre nom pour Parabrahman. Un vrai dévot a une foi et une conviction totales en sa Conscience. Ses simples paroles se matérialisent facilement dans la réalité. Ses mots sont aussi bons qu’un Mantra. Est un grand dévot celui qui ne permet pas à ses amis et à sa famille d’entraver sa quête du Soi.

La Conscience, grâce à laquelle nous savons tout, est l’entrepôt de toutes les bonnes qualités. Son soutien est réel, quand notre Conscience est « aux pieds du Sadguru » ou de Paramatman.

C’est pourquoi Jnaneshwara a dit : « S’il y a le soutien du Sadguru, il n’y aura besoin d’aucune autre aide. »

Notre Conscience a plusieurs composantes (pour s’exprimer): les cinq éléments, les trois Guna (Rajas, Tamas, Sattva), et les trois états de veille, sommeil et rêve. Tous vos concepts arrivent après l’apparition de la Conscience. Il convient de se lier d’amitié avec Celle qui précède les concepts. Reconnaissez la Vérité et votre vraie place. Votre vraie demeure n’est que Paramatman ou le Sadguru. Ce qui est antérieur à l’être, c’est le sage. Il se souvient de votre être. N’oubliez pas le sage, qui est présent au tout début, avant tout. Ne pas l’oublier, c’est, en d’autres termes, être en sa compagnie. Bhagavan dit : « Je suis toujours avec Mon dévot, qui n’a pas besoin de faire un seul pas pour Me rencontrer. »

Si vous avez vraiment de la dévotion pour votre Guru, gardez votre Soi pur, immaculé. Celui qui a la conviction de la pureté du Soi est un sage. Il n’a pas d’autre apparence que la vôtre. Voyez-le tel qu’il est. Ne le nettoyez pas, Il est ce qui est déjà parfaitement propre. Tukaram dit : « J’ai obtenu le meilleur fruit de cette naissance : la réalisation du plus pur. »

Paramatman s’incarne dans celui qui dit avec confiance: «Je suis le père du père dont je prends le nom. »

Il devient Ce à quoi Il fait référence.

Nisargadatta Maharaj

4 réponses sur “Premiers discours 36 – le meilleur fruit de cette naissance”

  1. Bonjour Ji Phi, j’aimerais savoir quels livres ont été créés à partir des enseignements de Maharaj. Si je comprends bien, il y a  » les premiers discours » dont tu donnes les ref aux éditions des 2 Océans, et ensuite? Trouve t on en Français ttes les traductions que tu a faites ?
    Ont ils tous été édités chez ce même éditeur ?
    Je fais tt mon possible pour aller en Inde cet hiver, existe t il toujours un centre, ashram de Maharaj à Bombay je crois ?
    Encore merci pour tout ton travail de traduction.
    Namaste

    1. En Inde IL ya eu RamaKant Maharaj,(qui a quitté son corps il y a 2 ans maintenant) qui été un disciple direct de Nisargadatta et transmettait l’initiation et les enseignements de la lignée.ses ouvrages sont présentés dans la rubrique livre. Aujourd’hui il semblerait que ce soit le petit fils de Siddharameswhar Maharaj ( le maître de Nisargadatta) ‘qui prennent la sucession’.

    2. bonjour Claudine, bien reçu le dernier message par mail, mais impossible dy répondre, le mail à l’adresse — @ orange. est retourné systématiquement. Merci de me contacter avec une autre adresse mail, pour recevoir ma réponse.

  2. Bonjour Claudine,
    Namaste,
    Il y a sous la rubrique ‘livre’ de ce site la liste mise à jour des parutions de recueils d’enseignements de Nisargadatta traduits en français , ainsi que ceux relatifs à la lignée de la Navnath Sampradaya proche de Nisargadatta. En cliquant sur la photo vous accédez à un descriptif du livre plus complet. Pour commencer avec Nisargadatta je conseillerais Méditations avec Nisargadatta aux éditions Aluna qui est constitué de ces derniers enseignements. « Je suis » aux éditions des deux océans est le premier recueil publié qui concerne les enseignements des années 70. ‘Les premiers discours’ postés en ce moments sont édités aux deux océans, pour les avoir traduits, je ne les conseillerai pas en première lecture, ils concernent les années 50. Un livre très interessant pour être ‘ plus proche’ de Nisargadatta est assurément ‘Auprès de Nisargadatta’ aux éditions Accarias l’originel.
    Mais en fait tous contiennent des trésors de paroles toujours vivantes.

    Pour ce qui est de l’héritage actuel de Nisargadatta, Je dirais que ce n’est pas forcément en Inde qu’il obligatoirement le plus vivant. Il est toujours émouvant et interessant de ce rendre sur les traces de Nisargadatta à Mumbay. Vous trouverez des indications sous la rubrique ‘ commémorations de ce site’. Mais pour différentes raisons, aujourd’hui il n’existe pas de successeur en titre à Nisargadatta, et c’est très bien ainsi. Par contre il a influencé grandement et permis la reconnaissance de leur véritable Nature de certains chercheurs indiens et occidentaux qui sont pour certains devenus enseignants. La plus part sont anglophones, quelques uns ont été traduits en français (dans cas ils sont présentés dans la rubrique livre). En Inde, la succession c’est plus faites dans une voie traditionnelle de lignée avec ses atouts et ses travers.
    En France , il y a une petite sangha de disciple de Ranjit Maharaj en Bretagne. Et aussi de nombreux enseignants de divers approches non-duelles qui se référent à Nisargadatta, (s’y référer est une chose, le vivre en est une autre, à chacun d’exercer son discernement.)
    Pour clore ces quelques éléments de réponses, en fin d’année sortiront deux ouvrages encore non traduits en français à l’occasion des 40 ans du départ physique de Nisargadatta.

    Bien à toi

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