Nirupana 116 – votre véritable et éternelle nature

Pourquoi mentionne-t-on toujours l’Atman ? C’est le prana qui supporte toutes les actions. Même le samâdhi est de la nature du prana. Atman est simplement le témoin. Atman ou connaissance du Soi signifie la conscience. C’est sans limite. La seule limite est que notre mental nous identifie au corps. Quand le prana se sépare du corps, la conscience disparaît, mais elle ne meurt pas. Du point de vue de l’ignorant, il s’agit de la mort. Pour le jnani, ce n’est rien.

Le monde est dans notre mental. « Nous ne sommes pas le corps » signifie que nous ne sommes pas la nourriture ; la nourriture pour le prana. La conscience est générée par l’essence de la nourriture, et l’uni- vers est créé par la conscience. Ce phénomène suit son cours. Il est vu comme factice en tant que maya, il est vu comme véritable en tant que Brahman. Dans les deux cas, il s’agit d’une surimposition sur la conscience. Toutes nos actions sont menées par la force de la parole. Le premier mot fut appris par la mère. Toute expérience du monde est limitée dans le temps. Quand la vie prend fin, y a-t-il encore trace de la conscience ? Tenez-vous en silence sans prononcer un seul mot. Cela pourrait sembler impossible, mais rendez-le possible.

Bien qu’au commencement, un aspirant puisse avoir besoin de le faire, ne croyez en aucune déité ou dieu, excepté votre conscience. Le sens des mots est présent tant que les mots sont là. Une fois que les mots s’en vont, leur signification fait de même. Quand vous aurez réalisé le samâdhi, vous connaîtrez le secret de maya. La peur de la mort persiste parce que nous croyons être dans le monde. C’est le contraire : le monde est projeté à travers nous. La conscience d’un être est plus vaste que le monde. Maya est une tragédie comique. Tout ceci n’est qu’une somme de concepts au sein de la conscience. La connaissance « Je suis » est la preuve de l’Absolu. Celui qui le réalise se fait un avec le monde dans son entier. La parfaite perfection n’est pas possible au niveau de la conscience. Tout ceci est imparfait. Vous avez à connaître ce qui est imparfait pour bénéficier de la parfaite félicité. Il est impossible d’en témoigner. Quand viendra le temps de votre fin, n’oubliez pas d’observer comment maya prend fin. Alors, votre véritable et éternelle nature sera révélée.

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