Nirupana 138 – la puissance de Maya

Le concept « Je suis le corps » doit s’en aller. Alors votre condition sera identique à la mienne. Dans l’intention de lâcher la conscience identifiée au corps, tenez avec détermination Cela par quoi vous avez connaissance d’être. Quand vous n’êtes pas là, le mental est absent. Quand la conscience est présente, tout est là. Si la conscience n’est pas là, il n’y a rien. Il n’y a rien qui soit antérieur à la conscience, et il n’y a rien qui perdure au-delà de la conscience. La conscience est éternelle et infinie. Mais elle est sans individualité, sans personnalité. Elle peut prendre la forme de Brahman, de Dieu, ou d’un insecte, ou d’une fourmi. Le monde brille dans la lumière de la conscience. Les créations de la force vitale sont en mouvement. Ne les prenez pas pour des entités individuelles. La connaissance et celui qui connaît apparaissent simultanément. L’un n’est pas créé sans l’autre. Personne n’a une forme personnelle qui soit sa propriété.

Même les déités les plus importantes n’ont pas d’existence par elles-mêmes. Aussi, avec quelle identité personnelle vous voyez-vous ? Toutes les identités se dissoudront.

Personne ne peut prétendre que c’est en faisant certaines choses qu’il a acquis cette forme. Tous les rituels sont faits pour ceux qui croient qu’ils sont le corps. Personne ne désire réaliser d’emblée sa véritable nature. C’est la puissance de Maya. Soudainement, une agitation apparut dans l’état originel. Il s’agit de la conscience des êtres vivants. Vous vous êtes pris pour le corps. C’est une illusion. Quand une telle croyance n’est pas là, il s’agit de l’état naturel. Quand nous sommes tout et toute chose, peut-il y avoir le moindre tourment ?

Nisargadatta Maharaj

jeudi 1er novembre 1979

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » aux éditions Aluna

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