Nirupana 122 – grâce du Sadguru

Nisargadatta Maharaj je suis

Qu’est qu’une pensée ? C’est quelque chose qui est senti et qui peut être pris en considération. Le Sadguru est au-delà des pensées ; Il est l’éternel Absolu. La conscience identifiée possède des concepts tels que grand et petit. Les chants dévotionnels que nous chantons ne sont dédiés à aucune entité extérieure. Ils sont pour le Soi, notre véritable nature.

Le comportement d’un homme dépend de ce en quoi il croit. La parole du Sadguru est aussi facile que difficile. Le problème est que vous ne pouvez pas en analyser la signification en la comparant à autre chose. La vraie nature du Sadguru n’a ni commencement, ni développement, ni fin. Son existence est vérité et éternité. Elle ne peut être expérimentée par une pratique.

Le corps est la cause racine de tout. Les gens ont une pratique dévo- tionnelle en vue de leur confort. Ce n’est pas pour atteindre Dieu. La nature de Brahman est telle qu’elle ne peut créer aucun obstacle sur la voie de chacun. En même temps, vous ne l’atteindrez que si vous le souhaitez véritablement. Quand vous devenez identique à la significa- tion du Guru-mantra, vous saurez ce qu’est le Guru. Personne ne peut achever le parfait yoga (l’Union) au travers d’une conscience identifiée au corps. Personne ne crée d’obstacles sur la voie des autres. Chacun crée un obstacle pour lui-même par ses propres concepts.

En premier vient la conscience. Ensuite vient le son suivi du verbe (manifestation). Cette union est appelée Brahman. Cela signifie notre « Je suis ». Tout être humain se comporte en fonction de la signification donnée aux mots. C’est ce qui s’appelle le mental. Par le mental et les mots, vous dites : « Brahman existe ». Quand la conscience se stabilise à sa Source, le verbe se dissout. La conscience est antérieure à ce qui est vu et senti.

La conscience dans le corps est la caractéristique de Sattva (la force vitale.) Le corps peut être féminin ou masculin, mais le prana et la conscience ne sont ni masculins, ni féminins. Le jnani n’a pas de mort. Le temps a une fin, pas le jnani. Quand le prana s’en va, la conscience disparaît. Alors, qui arrive, qui s’en va ?

Vous êtes assidu, mais devenez-vous comme la parole du Guru ? Votre foi dépend de votre identification au corps et au mental. Ils peuvent nommer un sage, celui qui va dire : « Aujourd’hui je vais m’en aller (mourir), ou je mourrai dans dix jours. » Mais où ira-t-il ? Dire une telle chose est encore de l’ignorance. Seul l’ignorant projette un futur dans son mental. Le jnani n’a pas de futur ; il n’est ni le corps, ni le prana, ni la conscience ; il n’a pas d’illumination. Je n’ai ni nom, ni forme, ni couleur, ni aspect. Ceci est le fruit de la grâce du Sadguru.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 2 août 1979

Extrait de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 121 – Je suis Tout

Nisargadatta Maharaj citation

Des millions de Krishna et de Rama sont venus et passés. Est-ce qu’un seul d’entre eux a provoqué un changement dans la nature de la conscience ? La conscience est une qualité qui survient par la combinaison de l’essence des cinq éléments et du prana. Il se dit que certaines personnes peuvent se rappeler de dix à douze vies. Mais pourquoi ne comprenez-vous pas que toutes les naissances sont apparues dans votre conscience ? Vous dites que vous avez eu de nombreuses naissances, mais pourquoi et comment avez-vous été accusés de votre première naissance ? Quand vous n’étiez pas conscient de votre individualité, vous rappeliez-vous de vous-même ? Pour que la manifestation puisse apparaître, un support est nécessaire. Comment se passe la manifestation d’un individu ? Qui était présent avant la manifestation et où voulait-il se rendre par quelques efforts ? Après avoir écouté ceci, vous comprendrez que votre conscience est la qualité de la force vitale ; ce n’est pas vous. Voyez seulement comment la conscience vous a recouvert. Laissez tout le reste. Toutes les complications sont apparues avec la conscience.

Cela, qui se retrouve à faire l’expérience de la conscience, n’a ni nom, ni forme. Cependant, Il s’est identifié Lui-même au corps. La conscience dépend de la nourriture. Vous devez trouver la signification ultime de la spiritualité. Vous devez voir comment la connaissance de votre conscience est apparue. Pourquoi le jnani est-il libre ? Parce qu’il a saisi comment la conscience apparaît et se dissipe. Vous méditez, mais que possédez- vous dans votre méditation excepté votre corps ? Si vous lâchez votre conscience identifiée au corps, alors, à quoi vous identifierez- vous ? Comment et à travers quoi la naissance a-t-elle pris place ? Vous êtes la qualité de l’essence du corps. Alors comment irez-vous au paradis ? Jusqu’à ce que vous en ayez une compréhension complète, observez comment la conscience est apparue. Dans la vision de ces cinq éléments, avez-vous une identité particulière ? Quand cela sera totalement clair, vous comprendrez que c’est vous-même qui vous mouvez sous la forme du monde dans son entier. Cet enfant de berger (Krishna) disait : « Je suis Tout. »

Question : « Maharaj, il est dit que Parabrahman est sans mouvement. Alors pourquoi a-t-il créé la conscience et à travers elle le reste du monde ? »
Réponse : « Tout ceci est votre concept. Parabrahman ne fait rien. » Question : « Maharaj, combien de temps cela prendra-t-il pour que nous atteignions la réalisation ? »
Réponse : « Le temps qu’il faudra pour que vos concepts prennent fin. »

L’état de pleine conscience est la première illusion, la maya-racine. Dieu est aussi né de maya. Toute cette perturbation est causée par la conscience. Au fondement de la conscience règne une paix profonde. Il y a des millions d’états du mental. Portez l’attention uniquement sur la Source. Une fois que le mariage a été célébré (l’Union), vous pouvez faire ce qu’il vous plaît. Est-ce que quelqu’un a besoin de recevoir plus d’enseignements ? De cette manière, trouvez comment et pourquoi la conscience est apparue. Alors vous résoudrez l’énigme. S’il n’y a pas de mémoire, il n’est pas question d’oublier quelque chose. En fait, il n’y a ni mémoire, ni oubli – aucun n’existe. Il n’y a pas de jnani qui réalise le Soi ; il y a uniquement réalisation du Soi.

Votre limitation est constituée de votre concept. Aussi, vous libérer de votre concept est déterminant. Il n’y a de source d’aucune expérience. Tout est parfait et complet, ce qui veut dire qu’il n’y a rien. Ceci est la réalisation du jnani. L’Absolu n’a aucune vision de Lui-même. »

Nisargadatta Maharaj

jeudi 26 juillet 1979

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éditions Aluna

Nirupana 109 – Qui était donc là en tant que Témoin antérieurement à la conscience ?

témoin conscience Nisargadatta

Quelqu’un dit qu’il n’existait pas avant de naître. Maintenant, la conscience dit qu’elle n’était pas là. Le puzzle se constitue. C’est celui qui a connaissance qu’il n’était pas là qui dit ceci. Qui était donc là en tant que Témoin antérieurement à la conscience ?

Quand l’expérience du corps n’est pas présente, règne alors une Vérité éternelle. C’EST. Celui qui expérimente est passager. Avez-vous saisi votre présente identité ? Vous vous souciez de vous, vous prenez soin de vous, vous êtes inquiet à votre sujet. Mais savez- vous pour autant qui est ce vous ? Nous faisons toute chose pour ce « Je » que nous essayons de préserver ? Quoi et Qui est ce « Je » ? Vous êtes préoccupé, mais pour qui êtes-vous préoccupé ? Cette expérience est survenue de façon inattendue. Le comprenez-vous ? La conscience est une illumination due à l’expérience du Soi. S’il vous plaît ! Comprenez que celui qui parle est celui qui connaît la conscience.

Vous vous considérez comme le corps, ainsi vous croyez avoir des parents. Mais vous êtes la lumière qui s’éclaire elle-même, vous n’avez pas de parents. Votre perception « Je suis », qui a l’intention de me rencontrer, est le Guru. Ne le traitez pas de corps.

Quelle que soit la connaissance que vous entendiez, il s’agit juste d’un mouvement du mental. C’est un outil, un dispositif. Il s’agit simplement d’une aide. Les temples, la dévotion, etc., sont des dispositifs, des façons de concevoir (des aides à la réalisation). Pour vivre avec bonheur, il convient de faire usage de ces outils avec discernement. C’est le pour quoi de la science spirituelle. En utilisant de tels dispositifs, il vous faut démêler la bobine de maya. La cause de tout ceci est la conscience (en tant que gunas.) Le corps est une poupée de votre conscience. La veille et le sommeil profond sont deux états. Le jnani a connaissance que l’un se transforme en l’autre. Il est le témoin de ces deux états.

Nisargadatta Maharaj

Dimanche 20 mai 1979

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj »

Nirupana 76 – qui que ce soit est moi-même

qui que ce soit est moi-même

  Il y a eu tant de grands sages. Cependant, ils n’ont pu provoquer aucun changement dans la Conscience par le fait de devenir un avec la Conscience universelle. Cette Conscience n’est sous le contrôle de personne, car créée par personne. Elle est apparue spontanément, et tout le reste a suivi. Il est dit que Dieu s’incarne et détruit le mal, mais cela ne se produit pas sciemment. Cela se produit spontanément, comme le printemps suit l’hiver. Quand le mal est abondant, le bien apparaît spontanément. La connaissance du Soi est une question d’expérience. Qu’est-ce que la totalité ? Jusqu’à ce que nous saisissions que nous sommes la totalité, nous ne pourrons accéder à la satisfaction ultime.

La sensation « Je suis » est Shiva et Vishnu. Tout est créé au travers de la Conscience. Sans votre Conscience, il ne peut y avoir de déités. Le soleil est le même pour chaque jour, cependant chaque jour porte un nom différent. À vrai dire tous les jours sont dimanche (jour du soleil, en anglais) ; les concepts l’ont divisé.

Arrêtez-vous sur pourquoi et comment la conscience vous est apparue. Le reste n’a pas de sens. Quand la conscience est présente dans le corps, le monde est là. La conscience est Dieu. Cela, à travers quoi tout est connu, est la conscience-Dieu. C’est la sensation « Je suis ». À travers sa lumière tout est vu. Le monde résulte de la sensation « Je suis ».

Parabrahman – l’Absolu, n’est pas satisfait par des efforts mon- dains.Pour atteindre cet état, aucune méthode n’est efficace. De tels comportements n’ont pas d’autre valeur que de multiplier les concepts. Vous existez à travers les concepts jusqu’à ce que vous compreniez qui vous êtes. Ce que vous croyez ou ce que vous savez est une sorte de distraction. Même dans ceci, il y a des vagues de misère et d’amertume. Vous vous comportez en fonction de ce que vous avez entendu et qui vous a convenu, mais c’est entièrement faux. L’image que vous avez de vous, que ce soit dans le quotidien ou spirituellement parlant, n’est ja- mais vous, à aucun moment. Ceci est vrai, que vous soyez occupé dans vos activités quotidiennes ou spirituelles. Il n’y a pas une seule expérience dans le monde qui soit vraie et honnête. Quelle que soit l’image que vous avez mentalement, elle est fausse. Vous ne pouvez pas être ainsi pour toujours. L’image de vous-même et vos actions ne sont pas fiables. Ni l’enfance, ni la jeunesse ne nous sont fidèles. L’information « Je suis une femme » ou « Je suis un homme » n’est pas vraie. La mémoire dépend du corps, mais le corps est-il un fait sûr ? Y a-t-il quelque chose de durable dans le monde ? Y a-t-il quelque chose d’honnête qui puisse être prouvé ? Est-ce que l’honorabilité dans ce monde repose sur un standard éprouvé ?

  L’expérience de notre conscience elle-même est fausse et trompeuse. Comment le monde insufflé par elle pourrait-il être fiable ? Toutes les méthodes spirituelles sont fausses. Et pourtant, la Conscience s’est vue dotée d’un statut divin. Cette Conscience par laquelle vous avez la connaissance « Je suis », est-elle présente à jamais ? Non. C’est pourquoi les sages ont posé la question « Qui suis-je ? ».

Chacun se remémore les bonnes œuvres et les pratiques spirituelles qu’il accomplit. Est-ce que nous faisons de même pour le nombre de fois où nous urinons ? En entretenant cette distinction, le Soi ne sera jamais en vue.

Krishna dit : « Vous ne pourrez pas venir à moi tant que vous n’aurez pas recherché la compagnie d’un sage. » De cette manière, les concepts fondront doucement. Quand le chercheur atteint sa véritable nature, il n’y a plus la moindre idée telle que « Je suis Brahman ».

Rencontrer un Sadguru est une grande chance (les trois choses les plus importantes sont : le corps humain, le désir de réalisation du Soi, la rencontre du Sadguru). Continuez de dire intérieurement : « Jaï Guru, Jaï Guru. » Vous accéderez à la compréhension, et le murmure se déploiera.

  Vous verrez votre véritable nature. Il n’y a pas au sein de votre véritable nature (l’Absolu) de changement comme « Je suis », « Je ne suis pas ». Telle est la condition d’un sage. Vous devez clairement comprendre ce qui en vous porte l’expérience de joie ou de misère. Vous avez des soucis, mais ce à travers quoi ces préoccupations sont expérimentées n’est pas éternel. La Vérité éternelle ne peut être oubliée, alors le sage s’assied en silence. Il ne recherche aucune publicité.

Laisser tout ceci ne crée pas de peur en vous. Ayez foi dans le Guru. Alors, Ce qui ne peut être décrit sera comblé. Ne prenez pas pour du détachement un dégoût passager. Vous êtes chanceux d’avoir l’opportunité d’écouter ceci. Dieu est comme un bâton fait de votre foi, pareil au bâton que vous prenez par sécurité pour vous aventurer en forêt. Quand vous reconnaissez Dieu, Il vous sert. Continuez de réciter le mantra. Ne soyez pas impatient. La Conscience est « les pieds du Guru ». C’est une grande amie. Soyez conscient de cela et restez tranquille. La non-dualité, c’est : qui que ce soit est moi-même, uniquement. Celui qui vit ainsi est protégé de tout.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 23 novembre 1978

Extrait de « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. 2 océans

Nirupana 62 – Répétez son nom silencieusement

une seule conscience

Les gens pratiquent leur dévotion en étant identifié au corps, aussi ils ne peuvent atteindre l’état de Paramatman. Si vous poursuivez l’écoute, en vertu de votre dévotion, vous irez au-delà de l’absence de toute chose. Vous ne pouvez pas mener correctement vos affaires dans le monde en étant identifié au corps, et encore moins toute quête spirituelle. Le corps bouge par le prana, qui dépend de la nourriture. Vous n’êtes pas le corps, vous êtes dans le corps. Avec la conscience identifiée au corps, votre bien-être, vos espoirs, vos désirs, vos attentes sont rarement comblées.

Ce sur quoi vous méditez continuellement vous apparaît. En satisfaisant cette déité, vous acquérez le même statut. Cependant, vous n’atteignez pas la Vérité. Quoi que ce soit sur quoi vous méditiez peut se manifester en visions. Ceci est le résultat d’un amour ou d’une peur excessive. Quelle est l’origine de ces visions ? N’est-ce pas la conscience ? Si vous vivez avec la conviction que vous êtes la force vitale dans le corps, l’univers se manifestera à vous à travers la minuscule force vitale, tout comme un grand arbre grandit à partir d’une graine. Rare est celui qui adore la conscience à partir de la conscience. La plupart le font à partir de l’identification au corps. Dans ces conditions, on ne peut sortir des cinq éléments. Par la présence de la conscience dans le corps, le monde est perçu. Cela résulte de la force vitale. La conscience est le Guru. Il faut vivre à partir de cette conviction ; une simple écoute ne sera pas suffisante pour développer cela en vous.

Toutes les impressions captées depuis la naissance s’expriment au travers du prana. Elles constituent le mental. Le prana, les pensées, l’intellect et l’intuition sont sans forme. Est-ce que l’Atman, qui est celui qui a connaissance de tout ceci, a une forme ? L’identification au corps est ignorance, illusion et arrogance. La conscience a connaissance du corps, du mental exprimé ou non, du sommeil, de la veille, etc. La conscience peut-elle être prise pour une personne ? Elle est présente naturellement dans un corps humain. Les animaux n’ont pas cette compréhension. Elle est sans forme. Elle est Dieu qui s’éclaire lui-même. Menez à bien toutes vos occupations en gardant cela présent. Si vous établissez le contact avec la conscience pure même un court instant, vous êtes libéré.

Toutes les actions menées au sein des quatre éléments (terre, eau, feu, air) n’affectent pas le cinquième, à savoir, l’espace. Comment cela pourrait-il souiller la lumière de l’espace ? Je suis pure conscience, pure force vitale. Je n’ai pas de taille, pas de forme. Aussi n’ai-je ni naissance, ni mort, ni karma. Les impuretés du karma ne peuvent pas souiller le Soi immuable et sans forme qui est la conscience, la force vitale. Si vous tentez de mettre une tache dans l’espace, cela tachera uniquement votre doigt.

Vous devriez vénérer la parole des sages. Les gens vont dans la vie avec le nom que leur ont donné leurs parents. Réellement, y a-t-il un rapport entre vous et ce nom ? Qui est celui que vous appelez Brahman ou le Guru ? À cause de qui vous réveillez-vous le matin ? Avant de vous réveiller, vous n’étiez ni un homme, ni une femme. Si vous ne vous étiez pas réveillé, vous ne vous en souviendriez pas. Pour dire « Je suis un homme » ou « Je suis une femme », il faut se prendre pour une forme corporelle. Ce qui connaît cette forme corporelle est silencieux. C’est la conscience.

Toutes vos actions dans le monde ne pourront satisfaire vos attentes. Votre conscience chevauche votre prana. Elle s’en va quand le prana s’en va. L’Atman ne s’en va pas, parce qu’il n’est jamais arrivé. Êtes- vous le prana ? Qu’êtes-vous quand le prana quitte le corps ? Pour saisir cela vous devez faire vôtre la parole du Guru. Vous êtes l’Atman sans forme, vous n’avez pas de forme. C’est très simple, mais si vous n’y portez pas attention, cela devient difficile. Autrement vous aurez à subir naissance et mort conformément à votre concept.

Ayez une claire notion d’Atman au-delà des mots et des classifications. Ne quittez pas les pieds de cette conscience qui écoute maintenant. Vous ne pouvez saisir ces pieds dans vos mains. Ils doivent être tenus par la conviction de votre propre nature (« Je suis le Soi ».) Celui qui s’abreuve de l’eau bénite des pieds du Sadguru, voit son corps et son être purifiés. Il n’a pas besoin de visiter les lieux saints. Où qu’il aille, cela devient un lieu saint. N’oubliez pas Atman. Répétez son nom silencieusement.

Par la dévotion au Guru, naissance et mort disparaissent. Il est difficile d’accéder à cette connaissance, mais une fois que c’est le cas, tout est possible. Tous les événements sont passagers. Ils n’engagent pas Atman. Gardez fermement présent que la conscience dans le corps est votre vraie nature. Quand le prana s’en va, est-ce que le corps souffre ? Il pourrait servir d’aliment.

Le feu de cette connaissance est félicité. Le feu ne se brûle pas lui- même. De la même manière, l’Atman ne fait pas d’allées et venues. En se fixant à la parole du Guru, l’intellect pervers devra arrêter ses méfaits.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 21 septembre 1978

Extrait de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » aux éd. aluna

Nirupana 47 – Vous êtes Brahman

vous êtes Brahman, nirupana nisargadatta

 

 Tenez-vous-en au fait que vous êtes Brahman.

En premier lieu, vous savez que vous êtes, ensuite les mots suivent. De quelle information s’agit-il ? C’est l’information de celui qui ressent « Je suis ». La conscience est connaissance ; un sens d’être. Tout le mouvement de Purusha  (le Soi suprême) et de prakiti  (la création) repose sur ceci. Celui qui atteint ceci se tient tranquille. Il sait qu’en son absence il n’y a ni joie, ni peine. Pouvez-vous revenir à cet état ?

Ainsi, pour connaître qui vous êtes, rentrez dans la compréhension de la conscience avec détermination. Qu’y a-t-il de plus important que la conscience dans le monde ? Quand vous atteindrez ce point, vous ne prononcerez plus aucun mot sur les autres. Sans la conscience, il n’y a pas de mot. Portez votre attention sur la conscience, et rien d’autre.

Celui qui ne reconnaît pas ceci doit endurer de nombreuses misères.

Le monde est un jeu de divertissements créé à partir de notre propre existence. Personne ne peut arrêter le processus de création, de maintien et de dissolution du monde. Parce qu’il n’y a pas de créateur.

Par une simple illumination de la conscience, l’univers avec ses espaces infinis est créé. C’est le merveilleux de la conscience la plus subtile.

Qui arrive en premier, le corps du monde ou votre corps ? Votre vraie nature est sans forme, cependant elle s’identifie au corps. De la même façon, le monde semble réel au travers des sens !

Qui est antérieur : le monde ou celui qui perçoit le monde ?

Votre réveil est pareil au monde. `

En premier vient la conscience, et ensuite le monde est vu en elle. La conscience est instable. Elle aime être. Quand la sensation « Je suis » suit son cours, le monde fait de même. Vous devez percevoir ceci avec une discrimination intérieure très fine. Ce vaste monde panoramique est la réflexion de votre conscience. En tant que tel, il est sans nom ; cependant le nom lui donne un support, et les interactions sont rendues possibles. Tous les noms sont des concepts. Quand Paramatman  reste à l’état non manifesté, peut-il avoir un nom ?

Krishna dit qu’il est en toute chose. Les êtres différencient par sens de la dualité. Soit ils prient, soit ils censurent. Le concept « Je suis comme ceci » est la première cause de misère ou de joie. Si vous restez avec la sensation « Je suis », la vibration la plus simple de « Je suis », vous digérerez les soucis aussi facilement que les joies. Quoi que ce soit qui soit visible, qui apparaisse, n’est jamais vraiment arrivé !

Nisargadatta Maharaj

dimanche 30 juillet 1978

Extrait de « Méditations avec sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 21 – connaissance

connaissance nisargadatta

 Même avec l’initiation adéquate, si vous ne suivez pas ce qui est dit, ce n’est d’aucune utilité.

Sans que soit prononcé le moindre mot sacré ou mondain, ce qui est là naturellement est votre conscience.

Qui connaît la connaissance contenue dans le monde ?

C’est votre propre conscience, aussi appelée le Soi. Sans couleur, sans forme, sans conception. C’est la conscience pure.

Votre comportement suit ce que vous avez entendu. Mais prêtez vous attention à Ce qui écoute maintenant ? Ce qui écoute est votre conscience. Chacun interagit avec le monde avec la connaissance acquise par les cinq sens. Est-ce que cette connaissance a une couleur ou une forme ? Encore une fois, vous y surimposez des idées fausses et ainsi vous devenez malheureux.

Votre conscience est amour et dévotion.

La preuve de l’existence de Dieu est notre conscience. Tandis que vous méditerez sur cette connaissance, les cinq éléments viendront à vous pour vous servir. Vous croyez inutilement que vous êtes emplis de vices et de faiblesses. Faites sortir cette négativité par la contemplation de votre conscience et la reconnaissance de votre vraie nature.

La connaissance du Soi descendra sur vous au moment adéquat, alors vous serez sans limite.

Ainsi le mental, qui veut toujours obtenir quelque chose ou se débarrasser de quelque chose, disparaîtra.

Les cinq éléments seront à votre service.

La paix réelle ne peut se réaliser que si la fierté de toute connaissance est abandonnée.

Le sage est véritablement en paix.

N.M

le dimanche 9 avril 1978

extrait de  » Méditations avec Sri Nisargadatta » éd. aluna

Nirupana 17 – connaissance du Soi

aux pieds du maître -Nisargadatta

 

La connaissance du Soi signifie avoir une parfaite compréhension de ce que nous sommes précisément. Le corps, pour lequel tous les plus grands soins sont pris, est impermanent et irréel. Quoi que ce soit qui peut être connu, n’est pas la connaissance du Soi. Celui qui croit qu’il va mourir est ignorant. Il devrait s’unir à Sat (qui est éternel), et non pas au corps.

Un sage signifie notre vraie nature, toujours présente et immaculée. Il n’y a pas de personnalité ici. Le sage n’est pas une personne ; il est seulement. Il est en état de satsang permanent. (En sainte compagnie permanente). Cependant, le cours de la vie se poursuit et se termine par la mort. Ce que vous prenez pour vous-même n’est pas votre compagnon ; il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Celui qui supporte toutes choses est un sage (jnani). Peut-il causer de la souffrance aux autres ? Le mouvement des cinq éléments n’est pas le sien. Quelle que soit l’identité que vous essayez de vous modeler dans le but d’être heureux, il faudra la laisser. Vos pensées changent avec l’âge. Vous avez de la fierté à être comme ceci ou comme cela en tant que corps physique. Vous avez l’impression d’être comme ci ou comme ça. La sensation « Je souffre de ceci ou de cela » est l’ignorance. Soyez convaincu que vous êtes autre que les sens ; leur expérience n’est pas votre expérience. Ceci est la condition de Brahman. La conscience pure n’a jamais eu d’expé- rience. Le mental est constitué de la collection d’impressions qui a été en- registrée en lui depuis la naissance. Ce qui constitue le corps est identique à ce qui constitue le monde. Quand cela se prend pour le corps, il de- vient différent du monde. Être un avec le monde, veut dire avoir de la dévotion pour tous les êtres, en tant que Dieu. Celui qui se prend pour le corps n’a ni tolérance, ni patience. Atman est mon Soi. Il est toujours libre. Il n’a pas de forme, mais sa propre lumière est la sensation « Je suis ». C’est la conscience pure. Quand quelqu’un vit cette dimension, sa connaissance est « Je ne suis pas le corps, je suis la conscience qui s’éclaire de sa propre lumière ».

Ce qui est réel ne fait pas des allées et venues ; seul le corps s’en va. Est-ce que votre corps sait que vous êtes assis ici ? Tous les corps de l’univers sont mis en mouvement par la force vitale.

Cette énergie de vie intense est nommée de différentes manières, comme Dieu, Iswara, Atman, etc. En fait, la conscience n’a pas de nom. Les noms sont donnés pour le fonctionnement pratique du monde. Une fois que la conscience quitte le corps, elle ne reconnaît plus le corps. Celle qui est sans limite n’a pas de connaissance d’elle-même. Elle n’a aucune fierté à être comme ceci ou comme cela. Des millions d’êtres naissent dans cette conscience chaque jour.

La même conscience réside en eux.
Votre mémoire fonctionne automatiquement. L’enregistrement se fait chimiquement. Toutes choses dont vous revendiquez être l’auteur s’installent en vous en tant que mémoire. Votre corps est une machine qui produit de l’énergie vitale avec la sensation « Je suis ». Elle mène à bien toutes les activités. Aviez-vous une quelconque expérience pour vous guider dans vos premiers apprentissages ? Ce « Je suis » chimique fait tout. Cette connaissance n’est pas affectée par les trois gunas. Quand il n’y avait pas d’expérience du corps, à quoi ressembliez-vous ? Sans ignorance, il ne peut y avoir de connaissance. Si l’ignorance de dé- part de l’enfant n’est pas là, aucune connaissance ne peut être acquise plus tard. La connaissance apparaît parce qu’il y a ignorance. Quand quelqu’un a l’information « Je suis » avec le corps, cela s’appelle vrutta (connaissance.) Paramatman n’a pas la connaissance d’une existence séparée. Cette information-connaissance est appelée mental, intellect, existence, intuition, etc. Il n’y a rien de vrai en elle. Quand la signification de cela est saisie le mental disparaît.

Est-ce que nous sommes apparus en premier, ou est-ce le mental (les mots) ?

Ce qui est là, l’est par le mot racine « Je ». Comment nommer cet état antérieur aux mots ? Parce que dans les activités quotidiennes, les mots sont pris pour avoir une réalité, le mot « Je suis le corps » s’est collé à vous. Le connaisseur (du Soi) n’expérimente pas consciemment l’information « Je suis ». Quand vous accédez au détachement, la compassion coule à travers vous. Tous les effets indésirables s’évanouissent. Devenir détaché veut dire que vous existez en tant qu’Absolu. En une telle compagnie, ceux qui se trouvent là sont aussi en paix. Celui qui connaît le Soi connaît comment le monde est créé.
L’ego correspond à l’identification au corps. Quand cela s’en va, les comportements liés s’en vont aussi. La vénération de tels sages fait du bien même aux déités. Dieu est redevable au dévot qui se libère du corps. Se libérer du corps pendant « la vie » est la tâche la plus ardue qui soit. La conscience dans le corps n’est rien d’autre que Dieu.

Nisargadatta Maharaj

jeudi 23 mars 1978

 

  Nirupana 17 p87  « Méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd.Aluna

 

Nirupana 16 – Bhagavan

bhagavan

 

« Je ne suis pas le corps, je suis le Soi ». Si vous méditez de la sorte, vous deviendrez Dieu. Ce grand mantra est identique à la conscience pure. Ne la vénérez pas en lui donnant une forme. L’idée que vous êtes le corps doit disparaître. Alors, la suite sera merveilleuse. Vous dites : « J’oublie de méditer. » Mais celui qui le dit ne l’a pas oublié.

Comme l’or est la matière des bijoux, de la même manière la sensation « Je suis » est la matière de tous les mots. Quand la conscience se réalise, on dit que c’est la grâce du Guru. Vous devez être le vivant témoignage de la parole du Guru. L’initiation par le mantra établit une relation particulière avec le Guru. Chacun peut mourir à n’importe quel moment. Alors comment est-ce possible de négliger la parole du Guru ?

Les vrais dévots sont illuminés par la connaissance du Soi. Ils deviennent espace. Quand la fréquence du chercheur change, son com- portement change aussi. Certains s’habillent d’une façon particulière, d’autres vont nus. Certains gardent le silence, et d’autres deviennent volubiles. Comme ils sont réalisés, ils n’agissent plus délibérément. Un être réalisé n’est pas concerné par la façon dont le corps fonctionne. Son comportement n’est gouverné par aucune règle de conduite.

Le parfum de votre être est la sainte présence de Dieu. L’attrait pour la conscience individuelle peut être comparé à une morsure de serpent. Les sages ne se considèrent pas comme le corps, aussi ne sont-ils pas piqués. Le Soi est antérieur à la lumière ou à l’obscurité. Seul le corps ou le mental prend des aspects différents.

Bhagavan signifie la lumière. La lumière de Bhagavan est comme un grand vide fait de lumière. Est-ce qu’il y a une différence entre cette lumière et votre propre lumière ? Quand vous connaissez votre conscience et que vous devenez le témoin, vous comprenez alors que le ciel est votre lumière.
Il n’y a rien en dehors de la lumière de Dieu. La qualité naturelle de Dieu est votre propre conscience. Dès que la conscience apparaît, les cinq éléments apparaissent et le monde avec. Votre regard a la même couleur que l’espace. Tous les noms sont ceux des manifestations de Dieu. Y avait-il un nom avant cela ? Bhagavan signifie la conscience manifestée. Ce par quoi vous savez que vous êtes est Sa nature. Dans toutes choses alentour, il y a Dieu et uniquement Dieu. Est-ce que cette lumière fait une différence entre un homme et une femme ? Tout ceci, dans chacune de ses parties comme dans son ensemble, est conscience. Cette saveur ou cette connaissance de sa propre existence est Bhagavan. Comprendre cela, c’est voir Dieu dans chaque être vivant. Oubliez que vous êtes un être humain. Votre lumière est la lumière de Bhagavan. Dans tout ce qui apparaît, quelle en est la Source lumineuse ? C’est la lumière seule. Elle est présente dans une pierre, mais elle est mise en évidence à travers vous.

Dans toutes choses, il y a seulement une qualité. C’est la conscience. Elle manifeste son existence. Toutes les autres informations arrivent grâce à elle. Paramatman signifie « Je suis moi-même Atman ». Il ne s’agit pas d’une déité. Les dieux le vénèrent. C’est mon propre Soi. Il s’agit de la vraie connaissance directe. Elle est là avant qu’un seul mot ne soit prononcé. Celui qui apparaît et celui qui disparaît trouvent leur repos en Paramatman. Comment cela peut-il être perçu quand il n’y a plus de corps ? Le dévot éclairé dit : « Je ne suis pas le corps. » Alors qu’est ce qui devient illuminé ? (Quand quelqu’un devient réalisé, il ne se considère plus comme un corps. Alors, qui dit : « J’ai atteint la réalisation » ? Autrement dit, il n’y a personne qui devient éveillé. Il n’y a ni connaisseur, ni connu. Personne ne naît, personne ne meurt, rien n’arrive).

Une expérience peut être décrite de multiples façons, mais l’expérimentateur ne peut pas être décrit. Quand les mots se font silence, cela ne fait plus de sens de réciter les noms divins.

Nisargadatta Maharaj

dimanche 19 mars 1978

Nirupana 16 de « méditations avec Sri Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

Nirupana 14 – Ici où apparaissent veille et sommeil

veille et sommeil conscience

Un enseignant transmet ses propres concepts. Des gens sont en accord avec cela et deviennent ses élèves. C’est ainsi que se créent différents courants. Cependant la réalité est différente. Comment Cela qui n’a ni commencement ni fin pourrait-il être conceptualisé ? Néanmoins, chacun poursuit ses pratiques et rituels en accord avec ses propres conceptions. Il y est obligé, parce qu’il ne peut rester sans rien faire. Sai Baba de Shirdi faisait exception. Immergé en permanence dans l’Absolu, il n’avait pas de concepts à transmettre. Il ne donnait pas d’initiation. Il n’avait pas de disciples ni de foules autour de lui.

Pendant ce jeu du corps et du prana, il y a expérimentation d’un concept sous une forme ou sous une autre. La plupart des êtres sont attachés au corps. Rare est celui qui reconnaît que le corps dépend de la conscience. C’est la nature du temps qui fait dire à quelqu’un : « Je suis le corps, c’est moi qui agis », et alors misères et joies s’ensuivent. Penser « Je suis comme cela ou comme ceci » est un savoir périphérique. Voir sa vraie nature est une connaissance intérieure directe.

L’ignorance (la conscience) apparaît et brille, mais c’est temporaire. Par la succession des états de veille et de sommeil, il n’y a pas de stabilité. Tant que vous vous identifiez à l’état de veille, il ne peut pas y avoir de paix durable. Laissez s’en aller tout ce que vous n’êtes pas. Pour Cela, aucune action n’est requise.

Dans la Gîta, Arjuna, après avoir été illuminé, dit à Krishna : « Aussi longtemps que cette conscience sera là, je suivrai tes conseils, je ferai ce que tu me dis. » Son samâdhi était sans interruption, alors même qu’il combattait l’ennemi sur le champ de bataille. Sa paix restait inaltérée. Vous connaîtrez cela seulement après avoir réalisé le Soi. Quand vous aurez saisi cela, il n’y aura plus de nécessité de connaître autre chose. Krishna disait : « Votre conscience à travers les cinq éléments prend soin de vous. C’est Ma propre manifestation. » Acceptez la conscience comme Guru et vénérez-la. Elle soutient toutes les manifestations. Elle n’a pas une forme qui lui soit propre. Elle s’éclaire elle-même. Elle s’est présentée à vous sans invitation. La félicité qui provient directement de cette conscience n’a rien à voir avec une joie matérielle. Elle soutient d’innombrables êtres. L’amour la satisfait, elle est une fidèle de l’amour. Le parfum de votre être est l’amour (la sensation « je suis » est l’amour.) N’oubliez pas sa valeur. Les écritures évoquent sa grandeur. Elle a votre cœur pour demeure. Elle vous offrira illumination, perfection, et vous emplira de félicité. Sans elle, la langue ne peut pas goûter. Quand cette si petite conscience s’en va, on dit alors que la personne est morte.

Elle, qui se connaît elle-même, est en vous votre propre sentiment d’être. Elle est toute félicité. Aucunement séparée de vous. Sans elle, pas de possibilité d’être témoin. Elle est telle les pieds bénis du Guru. Elle est la force de vie. Elle a le parfum de l’amour de soi.

Votre vraie nature est antérieure aux cinq éléments, au soleil et à la lune. Les Écritures ne se lassent pas de faire son éloge. Elle est microscopique. Elle nourrit et prend soin du corps. Prenez refuge à ses pieds, elle est votre vraie nature. Elle est la parole du Guru. C’est à travers elle que vous serez libéré. Une fois libéré, vous pourrez alors vous comporter à votre aise.

Quand vous êtes amené à parler à des personnes qui sont dans l’ignorance de cela, ne les contrariez pas. Ne réagissez pas. Ce qu’ils croient, en accord avec leur compréhension, est correct.

N.M

dimanche 5 mars 1978, recueilli dans « Méditations avec Sri -Nisargadatta Maharaj » éd. Aluna

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